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18 août 2020 2 18 /08 /août /2020 04:00

Bon, on reprend la route habituelle avec "un bon livre", celui de Paola Pigani : "Des orties et des hommes"...

Sur la 1ère de couverture, le bandeau du "Monde" indique : "Un chant d'adieu au monde paysan."

Pour vous inviter à le lire, je vous ai quand même ajouté quelques lignes :

Paola Pigani : Des orties et des hommes (éditions Liana Levi )

Il ne faudrait pas réduire ce livre aux difficultés de la classe paysanne à faire sa révolution dans les années 70. Cependant, c'est bien dans ce cadre que se situe cette histoire.

Une histoire touchante, celle d'une famille venue du Frioul, région du nord de l'Italie pour travailler en France, dans les Charentes. D'autant plus émouvante que, d'une part, « c'est du vécu » et que, d'autre part, c'est Pia, la narratrice, une petite fille d'une dizaine d'années... Une enfant élevée à la dure, participant déjà aux travaux de la ferme, sensible à la faune et la flore qui l'entourent, à la nature tout simplement. En même temps, elle est attirée par les plus faibles, les plus déshérités de la société, comme Joël, le bossu, ou comme les petites nonnas des villages voisins, occupées juste à survivre...

La narration se déroulant sur plusieurs années, Pia grandit d'autant, bien sûr, tournant douloureusement la page de l'enfance pour se retrouver adolescente, pensionnaire dans un établissement religieux de La Rochefoucault, chez les blouses grises. Parallèlement, des événements socio-politiques ont lieu : mai 68, grandes grèves, occupation du Larzac, période de sécheresse en 76, etc. Des bouleversements dans le monde agricole avec des organisations de paysans-travailleurs qui annoncent l'éclosion de syndicats en marge comme celui qui deviendra « la Conf' ». Toute la famille de la narratrice est mobilisée, écrivant des tracts, collant des affiches et participant à des réunions semi-clandestines chez les uns ou les autres.

Les relations qui unissent les membres de la famiglia sont faites de tendresse et d'amour partagé, aussi bien entre frères et sœurs qu'avec les parents. Il s'ensuit des galeries de portraits toujours positifs et bienveillants ainsi que des scènes paysannes presque « bibliques » comme la naissance du veau ou les rites de la fenaison...

Au fur et à mesure de l'avancée de ses études, les lectures de Pia tournent de plus en plus autour de la poésie : elle se frotte à Rimbaud, à Xavier Grall ou à Paul Éluard, recopie des passages dans ses cahiers, les affiche sur les murs, trouvant sans doute chez les poètes les mots qui lui trottaient plus ou moins confusément dans la tête...

Ce sont d'ailleurs les qualités principales de ce livre : un bonheur d'écriture à jets continus, une fluidité qui vous emporte, un chant profond, une voix fraternelle... Bref, un bain de poésie à toutes les pages...

 

 

 

 

 

 

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23 juin 2020 2 23 /06 /juin /2020 04:00

Aujourd'hui, un livre de Thierry Roquet, un des poètes du Chemin des Poètes 2020 à Durcet...

Thierry ROQUET : à la périphérie du monde, Gros Textes.

Ce petit livre ressemble au carnet de bord d'un marin qui note au jour le jour ses observations : scènes de rue, découvertes, rencontres, autant d'occasions pour nous livrer en même temps ses pensées comme ça : parfois « sociétales », parfois anodines et drôles...

J'ai ramassé près de la supérette / un minuscule poème / non signé / sur un ticket de caisse / à 7,78 euros / on dirait un haïku / ou / un tanka / mais il est tout à fait possible / qu'il s'agisse d'un plus long poème / resté inachevé / pour une raison inconnue. //

Et nous voilà embarqués pour un périple urbain avec Thierry Roquet, « le cow-boy de Malakoff » comme il se baptisait lui-même dans un précédent ouvrage. Disponible, l'oeil aux aguets, le cœur en bandoulière, Thierry reste attentif aux autres, particulièrement à ceux et celles que la vie ne ménage pas. (cf. Le grand sourire de Kanté.) Des poèmes courts, ramassés, mine de rien incisifs et efficaces, dans un style volontiers « décontracté » qui privilégie l'esperluette à la conjonction de coordination. Une galerie de portraits de nos « frères humains », accompagnés de pertinentes réflexions (quasi philosophiques) sur les conditions de travail, la lutte des classes, la ville, la cellule familiale, la poésie, etc.

N'oublions pas un sens de l'humour très aiguisé, qui prend diverses formes : un titre aussi long que le poème, une bonne dose d'auto-dérision (cf. Un bon ratio.), des jeux avec les mots (cf. Aux paléographes du futur.), un art poétique qui cogne fort : …/... j'écris de la poésie / verticale / pour que la chute / soit plus / brutale. //, l'absurdité d'une situation : Furtive rencontre // J'ai rencontré un poète que j'aime bien / Je lui ai dit : « bonjour, tu es un poète que j'aime bien » / Je n'ai jamais grand-chose à dire / aux poètes que j'aime bien / Ni aux autres d'ailleurs. //

***********

N. B. : livre à commander chez votre libraire indépendant ou chez l'éditeur : Gros Textes Fontfourane 05380 Châteauroux-les-Alpes.

1- grostextes.fr / 2- lesbellesphrases.wordpress /
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14 juin 2020 7 14 /06 /juin /2020 04:00

Yves BARRÉ : Pas tout à fait, mais presque, Gros Textes.

Il n'y a pas de hasard, le sous-titre nous confirme bien que ces nouveaux poèmes constituent une sorte de suite aux fameux Quasi-poèmes parus en 2018 chez le même éditeur. Yves Barré continue d'entretenir avec son lecteur / sa lectrice une complicité de bon aloi, laquelle doit probablement prendre sa source dans la fréquentation plus ou moins régulière de son blog : http://ahoui.eklablog.com/

L'auteur est toujours animé par une curiosité intellectuelle inextinguible, doublée d'une vivacité d'esprit volontiers malicieuse. Bref, ces réflexions sur le monde, la vie comme elle va (hors période coronavirus), la littérature plurielle ou la poésie singulière sont un nouveau régal à consommer sans aucune modération... C'est avec le même aplomb et la même apparente décontraction qu'Yves Barré invite ses « collègues » poètes à notre table, qu'ils soient célèbres (Hugo, Musset, Verlaine, Rimbaud) ou parfaitement inconnus.

Avec le même sérieux et le même air de ne pas y toucher qu'il détourne une fable ou qu'il instaure une sorte de dialogue contradictoire à l'intérieur des notes de bas de page. Avec la même générosité qu'il dédie des poèmes aux ami(e)s, les membres d'une certaine famille de ma connaissance étant particulièrement gâtés...

Pour ce recueil, c'est l'auteur lui-même qui s'est chargé des illustrations : des croquis (quoique) de personnages juste suggérés s'agitant exagérément à l'intérieur de la page. Sur papier kraft et rehaussés parfois d'un trait de craie blanche. Un peu comme les dessins qu'on trouverait dans un carnet préparatoire de metteur en scène.

Bonus : je vous ai glissé deux ou trois pages prises au hasard, enfin "presque" !...

 

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15 avril 2020 3 15 /04 /avril /2020 04:00

On célèbre cette année le cinquantième anniversaire de la mort de Jean Giono. Magnifique occasion supplémentaire de le faire avec la grande exposition qui eut lieu au Mucem, à Marseille d'octobre à février. Par ailleurs, signalons le livre qui tient lieu de catalogue de l'expo et que Gallimard range dans la catégorie "Beaux livres" en le présentant ainsi :

Collectif

Giono

Édition publiée sous la direction d'Emmanuelle Lambert avec la collaboration de Jakuta Alikavazovic, Patrick Autréaux, David Bosc, Jean-François Chougnet, Philippe Claudel, Alice Ferney, René Frégni, Sylvie Germain, Jacques Mény, Emmanuelle Pagano et Sylvain Prudhomme. Préface de J. M. G. Le Clézio

Coédition Gallimard / MuCEM

Parution : 24-10-2019
1/2- mucem.org /  3- pinterest.co.uk / 4- franceculture.fr /
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30 mars 2020 1 30 /03 /mars /2020 04:00

Le confinement est propice à la lecture...

Aujourd'hui, un recueil de Cathy Ko :

-Cathy KO : Je ne suis pas mon mental, éditions à l'index, collection Les Plaquettes.

La lauréate du prix Sadeler 2019 ne chôme pas en ce moment : elle publie deux bouquins coup sur coup, Manuel d'écrivaction poétique pour rebelle en herbe, chez Gros Textes et Je ne suis pas mon mental, éditions à l'index, collection Les Plaquettes. Quelques mots à propos du second : c'est à une déambulation singulière que nous invite l'auteure, le long de tristes couloirs et devant des portes pas toujours très engageantes... On croirait visiter une prison, mais non, c'est une école !...

Marqué du sceau du slam que Cathy Ko affectionne, le long poème que constitue ce livre déroule ses phrases brèves et fortes comme des slogans politiques : Les élèves doivent / toujours apprendre à lever le doigt / toujours apprendre à comprendre qu'il est bien de lever le doigt / toujours apprendre le rang / toujours apprendre à nager avec des ailes et des manuels scolaires plein le dos / parce que / les acheter en double coûte trop cher à la société / communiste et à la société capitaliste. //

« Maîtresse poët-poët » continue de défendre les mômes tout en réglant quelques comptes avec les adultes et la société. Elle poursuit sa marche mentale en réaffirmant ses vraies valeurs : J'écoute le silence entre chaque pensée / entre chaque pensée / un centième de seconde / je suis corneille / je suis élève / je ne suis plus adulte / parfois payé par l'éducation nationale ou par la maison / communale / je suis enfant / enfant observant la corneille / admirant son plumage ténébreux // Saluons au passage les corneilles imaginées par Emmanuelle Brisset pour accompagner graphiquement cet ouvrage : réduites à des silhouettes plus ou moins géométriques, elles ouvrent des yeux ronds comme des rondelles au spectacle du monde...

- Pratique : à commander (12 euros) chez votre libraire ou chez l'éditeur, à cette adresse : Association "Le livre à Dire" 11, rue du stade 76133 Epouville

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3 mars 2020 2 03 /03 /mars /2020 05:00

Bon, "35 années en poésie", c'est un joli bail quand même !... Et ça valait bien la peine de publier une sorte de livre-mémoire pour "fixer" des souvenirs déjà en train de s'en aller...

Ce sera donc "Le Printemps de Durcet" (1985 - 2020) , livre qui devrait paraître très prochainement. On pourra y trouver pêle-mêle des noms, des dates, des chiffres, des anecdotes, des poètes et des hirondelles, ainsi que de très nombreuses photos...

En voici deux ou trois qui seront dans le livre et deux ou trois autres "auxquelles vous n'échapperez pas", pour reprendre un slogan bien connu et qui, donc, n'y seront pas...

Photos :

1- maquette couverture (état provisoire)

2- Anne (Certain) devant sa balise (2008)

3- Julos, prix Bertin en 2005.

4- Dialogue...

5- Coucou !

6- Roger en plongée (2018)

7- Chemin 2006, balise 3

8- Chemin des Poètes

N.B. : vous pourrez le commander à mon adresse (12 euros) dès le début du mois d'avril...

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26 janvier 2020 7 26 /01 /janvier /2020 05:00

En rangeant, - cachez-moi ce sourire moqueur -, on retrouve parfois des trésors oubliés... Ainsi, ce petit bouquin dont voici les références :

Taroop & Glabel : Aucune photo ne peut rendre la beauté de ce décor, Semiose éditions...

La 4ème de couverture précise que les photos sont "garanties sans retouche" et que "les légendes n'ont pas été modifiées."

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11 janvier 2020 6 11 /01 /janvier /2020 05:00

Voilà un petit livre pour les amoureux du haïku :

références : Hervé Collet, Cheng Wing Fun :

365 haïkus Instants d'éternité, éditions Albin Michel.

Bien pratique pour accompagner les jours de l'année...

Il est à noter que, dans le livre, le nom de l'auteur n'apparaît pas en-dessous du poème, mais seulement en fin d'ouvrage.

Petit plus :

deux haïkus qui ne sont pas dans ce livre...

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1- bonheurdelire.com / 2- monnet-kineko.eklablog.com
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12 décembre 2019 4 12 /12 /décembre /2019 05:00

C'est un livre très "spécial" que je vous invite à lire aujourd'hui, celui de l'ami Alain Boudet...

Alain BOUDET : Petites bricoles sans protocole, La maison du patient.

C'est par l'intermédiaire de ce livre hors-normes qu'Alain Boudet nous donne de ses nouvelles... Loin de se plaindre ou de sombrer dans le pathos, il réussit à évoquer la maladie dont il est atteint avec du recul, une distance telle qu'elle semble ne pas le concerner directement, comme s'il l'observait d'une autre planète. Entre deux séances de chimio, il tente la poésiethérapie : Le mal est là / pour que je le rejette // Et le poème / pour que je l'accompagne // Que j'accepte son compagnonnage // Le résultat est surprenant : nous voilà plongés à l'intérieur du corps du malade, batailles de globules au programme et combats contre les envahisseurs, un « traitement » très pénible à supporter qui le laisse épuisé, bien proche de « l'essorage ».

Les gravures d'Yves Barré ressemblent à des clichés pris à travers un microscope ou à des cartes d'état-major étalées sur les tables d'un Q.G... Certes grave, la situation l'est, mais Le désespoir n'a pas sa place ici. // Le désespoir, c'est pour les bien-portants. // Un hommage en clin d'oeil à Victor Hugo dont la clinique porte le nom et un autre au personnel soignant accompagnant réconfortant : Les infirmières / sont des libellules / qui rendent tout cafard // impossible. //

- Pratique : livre à commander chez l'auteur (Les petits étangs 72210 Louplande) en échange de 10 euros + envoi : 1.80. Bénéfices reversés à la Maison du Patient.

cf. ahoui.eklablog.com

cf. ahoui.eklablog.com

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27 novembre 2019 3 27 /11 /novembre /2019 05:25

Un livre à vous recommander aujourd'hui, celui de He Yifu : "Le voyage d'un peintre chinois en Bretagne", éditions Ouest-France.

Un article qui en parle (mieux que moi !), par ici :

https://www.lexpress.fr/culture/livre/le-voyage-d-un-peintre-chinois-en-bretagne_807305.htlm.

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