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8 juin 2021 2 08 /06 /juin /2021 04:00

Né en 1924, le poète Henri Pichette est mort en l'an 2000. Il faudra attendre 2005 pour publier chez Gallimard Les ditelis du rouge-gorge, manuscrit retrouvé sur sa table de travail...

Pour situer le poète, quelques renseignements par ici : https://www.babelio.com/auteur/Henri-Pichette/52453

C'est un petit livre véritablement étonnant, écrit à la gloire de cet être familier qui vit près des maisons des hommes, un proche compagnon du jardinier. "un oiseau de l'âme"... On y découvre des appellations qui désignent le rouge-gorge selon les patois en usage dans telle ou telle région. Par exemple, pêle-mêle : rossignol d'hiver, cou-rouge ((Puisaye), frileux (Picardie), rubeline (Haut-Maine), gadille (Anjou), Pampouti (Limousin), Marie-la-reuche (Orléanais) etc.

(Complément d'informations sur le sujet avec le numéro spécial de La Hulotte n° 103.)

Pichette s'ingénie à varier à loisir la forme des poèmes et autres textes courts consacrés à son oiseau favori : du tercet à la strophe pleine avec ou sans rimes, du proverbe à la prière, en passant par la météo, la légende ou les amusettes. Notons qu'à l'origine, il avait écrit une somme (recherches et écritures qui occuperont les vingt dernières années de sa vie !) sur le robin, - appellation attestée dans notre région - , Les ditelis en étant une sorte de condensé, à la fois "populaire et "savant", incroyablement léger et subtilement profond à la fois...

Au jardinier qui prend son temps :

Viens-t'en vit' vit'

biner

que je puiss' puiss'

dîner.

*****************

Petit propriétaire à la cravate rouge

il chante contre l'intrus

il se rengorge se redresse

il se crête se hérisse

il se campe torse bombé

tant le coeur lui bat que le sang lui bout

ses yeux flamboient

son corps saccade

et plus il mélodie plus il furibonde

 

Gare la bagarre !

on pourrait bien se voler grièvement

dans les plumes.

******************

Au jardin,

faut voir marie-la-reuche

Le roi n'est pas son cousin,

quand elle bombe le jabot sur la poignée

de ma bêche.

 

 

 

 

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25 mai 2021 2 25 /05 /mai /2021 04:00

Bon, aujourd'hui, je vous emmène faire un tour dans le car de ramassage scolaire, gâce à l'excellent livre de Simon Martin, "La fille de l'autocar"...

Quelques mots pour vous inviter à le lire :

Simon Martin : La fille de l’autocar, Cheyne, « Poèmes pour grandir ».

 

Attendez-vous à faire un voyage dans l’espace et dans le temps. Un voyage particulièrement animé car c’est bien le poète qui conduit, mais c’est la fille de l’autocar qui commande l’inextricable jungle des sentiments du narrateur. Si « elle » est présente à l’intérieur du car, l’immense plaine de la Beauce se transforme illico en savane africaine ; à l’inverse, si elle n’est pas là, le paysage traversé devient un désert sans fin. Autre voyage miraculeux  : ce livre nous fait remonter le temps… Et pas qu’un peu : nous voilà transportés à l’heure des premières amours, souvent muettes, maladroites, platoniques, secrètes, marquées du sceau de la pureté de l’enfance.

La main de la fille de l’autocar / froisse le bout de son écharpe. // Je contemple ses ongles colorés / ses délicats doigts de rose // Vingt centimètres / les séparent de ma propre main. // Vingt centimètres / impossibles à franchir.//

Remarquable discrétion, pudeur infinie qui ajoute une part de mystère et confère à la fille de l’autocar un statut universel. Est-elle blonde ou brune ? Quelle est la couleur de ses yeux ? Sa classe sociale ? Sa vie en dehors du car ? On ne le sait pas... L’essentiel est sûrement ailleurs.

Anne Laval souligne cette retenue avec ses images abstraites, constituées d’un jeu de taches de couleurs à travers lesquelles on devine la douceur des paysages ainsi que la force des personnages.

Bref, ce petit livre, tiré d’ores et déjà à 3.000 exemplaires pour ce premier tirage, est un rayon de soleil dans la grisaille des jours. 

                                                                                                                             (J-C. T.)

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16 avril 2021 5 16 /04 /avril /2021 04:00

Bon, ce n'est pas tous les matins qu'on m'invite à écrire la préface d'un livre... Et c'est avec plaisir que j'ai écrit celle du livre de Luce Guilbaud, Perspective flottante, sous-titré Marais poitevin, publié par Vincent Rougier chez Ficelle (collection Plis urgents) et accompagné de nombreuses vignettes de l'éditeur. La voici :

 

Plonger dans cette Perspective flottante, c’est oublier la carte postale de la côte vendéenne pour entrer dans un paysage à la fois personnel et intemporel, c’est faire une sorte de voyage initiatique au fil de l’eau. Luce Guilbaud nous entraîne ainsi à la recherche de ses racines, aux sources de l’enfance aussi bien qu’à l’assaut des vagues océanes, en passant par la mystérieuse complexité du marais où se mêlent si intimement la vie et la mort. De quoi se perdre parfois au milieu des anciens repères aujourd’hui disparus, le rivage ayant changé de place ; de quoi se retrouver aussi, entre civelles que l’oncle rapportait dans des seaux et aigrettes migrantes peuplant l’estuaire. L’histoire et la géographie sont imbriquées, la mythologie nous accompagne, La fée Mélusine organise des randonnées en canoë, à deux pas de la légende : J’inventais des strophes d’aquarelle… Pas vraiment étonnant si l’on se souvient que Luce est aussi plasticienne : peintre et poète s’associent d’ailleurs pour « déborder » du cadre : Les farfadets (qui) courent de nuit / sautent les fossés / ils rient de leurs éclats d’étoiles. Par moments, on songe à la Lorelei d’Apollinaire…

Cadou, lui, écrivait que Nul ne guérit de son enfance. En s’interrogeant furtivement sur la transmission ou sur les traces que nous laissons derrière nous, Luce Guilbaud garde intactes ses capacités d’émerveillement… (J-C.T.)

 

Pratique : Luce Guilbaud : Perspective flottante, Rougier V. éditeur 2021. (16 euros)

adresse de l'éditeur : Atelier Rougier V.  Les Forettes   61380 Soligny-la-Trappe

 

 

 

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23 mars 2021 2 23 /03 /mars /2021 05:00

Avec ce satané covid, on a un peu tendance à perdre la notion du temps...

Vous n'avez peut-être pas vu passer la parution du livre de Marie-Josée Christien : Constante de l'arbre ... Voici quelques lignes pour le présenter :

- Marie-Josée CHRISTIEN : Constante de l’arbre (éditions sauvages).

 

C’est avant tout un beau livre, dans une édition couleurs très soignée et un grand format carré, illuminé par les foisonnantes photos de Yann Champeau et la savante densité des poèmes de Marie-Josée Christien. De page en page, le lecteur a l’étrange impression d’être un écureuil en train de faire de l’accrobranche…

L’arbre a connu / les ancêtres de nos ancêtres // son tronc / a consolé leurs peines / abrité leurs colères / partagé leurs joies // son temps n’est pas le nôtre.

Et c’est aussi un bon livre qui nous invite à nous poser cinq minutes à l’ombre pour réfléchir à ce miraculeux compagnonnage entre l’homme et l’arbre. Il en a fallu du temps, des attentions, des combats pour que résistent et s’enracinent les valeureux chênes de la forêt de Huelgoat coincés qu’ils sont au milieu de monstrueux rochers. De la patience également pour « dialoguer » avec notre frère végétal, pour essayer de saisir son lent cheminement vers la lumière…

Un à un les arbres enfouis / sous mes paupières / se lèvent // Leurs branches tirent au clair / les promesses de la nuit / Le ciel qui s’apprivoise / débusque les feuilles // en un coup de vent / dans une lumière / entre les arbres / il fait signe // .../...

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5 mars 2021 5 05 /03 /mars /2021 05:00

Aujourd'hui, un coup d'oeil sur un livre de Thierry Roquet : "Ces souvenirs qu'on emporte..." récemment paru aux éditions Voix Tissées.

Voici quelques lignes pour vous le présenter :

-Thierry ROQUET : Ces souvenirs qu’on emporte..., éditions Voix Tissées.

Poésie intime, intimiste même par instants. La douleur de dire et celle de ne pas dire la souffrance de l’aimée. Trop ou trop peu. Pas facile de trouver son chemin de poète entre les deux. Il faut pour cela beaucoup de courage et une foi inébranlable en la poésie, pour ne pas dire en la vie, même si c’est parfois sur la pointe des pieds.

La vie, justement, qui continue malgré tout, la rugosité des jours, comme l’écrit Chantal Couliou dans sa préface. Le boulot, quand il y en a, pas vraiment épanouissant : .../… je n’ai pas la tête / à soulever ces colis trop lourds / comme la dernière fois / - 91 kilos et des brouettes dans chaque carton – / je n’ai pas la tête à supporter / leurs regards / leurs sourires / leurs insinuations leurs rapports .../… La responsabilité familiale : le papa se retrouve seul en compagnie de sa jeune enfant pour être celui qui comprend / être celui qui console / car / vois-tu / j’aimerais bien / être un bon père.../...

En refermant le livre de Thierry Roquet, un des derniers souvenirs qu’on emporte de ces confidences bien proches de celles d’un « Journal » c’est sans doute celui-là : Tu te regardes dans la glace / Tu grimaces / Tu n’aimes pas ton reflet / Moi je l’aime bien / Tu penses que c’est le reflet / de quelqu’un d’autre / qui appartiendrait au passé / et dont tu souhaiterais effacer le souvenir / alors tu éteins la lumière de la salle de bain / Ton reflet et le mien se confondent / à présent / dans la glace / Tu m’embrasses / « je nous trouve beaucoup plus mystérieux comme ça. »

(Tableau de couverture de Jo Hubert.

Livre dédié à Morgan Riet, à Saïda et Yseult.)

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21 février 2021 7 21 /02 /février /2021 05:00

Bon, c'est pas banal : on a reçu des nouvelles de l'ami Joël Sadeler vingt ans après sa disparition !...

Sous la forme d'un livre de poésie édité chez Donner à Voir : Grains de ciel, ouvrage illustré par Huguette Cormier. C'est un réel plaisir de retrouver sa "patte" fraternelle si longtemps après son départ...

Notons que cette publication de poèmes inédits jusqu'alors doit beaucoup au travail de Michèle (Sadeler) et de Michel (Lautru) qui ont sélectionné et rassemblé ces poèmes.

Patrick Joquel a écrit quelques mots, je vous les recopie :

Titre : Grains de ciel

Auteur : Joël Sadeler

Illustrations : Huguette Cormier

Éditeur : Donner à Voir

Année de parution : 2 021

vingt ans après sa disparition, retrouver Joël Sadeler est une joie émouvante. Le relire, l’entendre donner ses poèmes… Souvenirs de nos rencontres à la Suze/Sarthe, à Durcet, à Mouans-Sartoux.

Des poèmes courts. Avec ce zeste d’humour caractéristique de son écriture. Ses formules économiques et si justes :

« Lac

Eau verte des sapins

Eau grise des rochers

Vagues à crêtes de neige

 

Eau du lac

Écho de la montagne »

 

Une voix que les élèves avaient plaisir à lire : des poèmes à portée de tout lecteur mais dans le respect. Jamais rien de facile, ni de compromission avec le bêtifiant et du coup des poèmes qu’on peut lire jusqu’au bout. À tout âge et avec le sourire.

« J’aime l’hiver

Quand la terre gelée coquille

Comme le pain du boulanger

J’aime l’hiver

quand l’herbe croustille

Sous mes pieds

J’aime l’hiver

Quand le ciel tamise

La neige sur les prés »

 

ou bien

Les coquelicots

En départementales d’imprimerie

Sur le talus

Des champs

 

Tabliers d’herbes et de fleurs

Qu’un promeneur du printemps

Recopiera

-Façon Renoir-

Dans les plis

De sa mémoire »

Les illustrations d’Huguette Cormier sont colorées, joyeuses et donnent une main sautillante aux poèmes. Un petit carré savoureux à partager comme une glace.

« Avant la nuit

Le soleil-abricot

Fond

Comme une glace

Entre les doigts

De l’horizon »

 

http://www.donner-a-voir.net/

Patrick Joquel

www.patrick-joquel.com

 

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30 décembre 2020 3 30 /12 /décembre /2020 05:00

Dans la série "beaux livres", en voici un qui ne manque pas d'attirer notre attention : "Entre opéra et droit" aux éditions LexisNexis. Impressionnant casting : préface de Jack Lang, multiples contributions d'éminents spécialistes dans les deux domaines, comme qui dirait des "pointures". Citons, entre autres, Bernard Stirn, Christophe Rousset, Roselyne Bachelot, Marisol Touraine, Francesca Solleville, etc. Le tout initié, coordonné, organisé par le fiston, Mathieu Touzeil-Divina...

Présentation de l'éditeur :

"Entre Droit & opéra de quoi va-t-il s’agir ? Ne sommes-nous pas face à deux mondes antinomiques, deux sphères que tout opposerait ?

Le parti pris du présent ouvrage, richement illustré d’une iconographie en grande partie inédite, est au contraire de tisser les liens entre les territoires globalisés du Droit et de l’opéra et d’en révéler les interconnexions. Ne s’agit-il pas, après tout et dans les deux cas, de représentations interprétées du réel ?

Ce sont donc des artistes (des chanteurs, des danseurs, des metteurs en scène, des musiciens, …) mais aussi des juristes (magistrats, avocats, hommes et femmes politiques, universitaires…) qui ont accepté, à l’invitation du professeur Touzeil-Divina, d’aborder l’opéra & le Droit sous de multiples facettes entrelacées : le costume des plateaux juridique et lyrique, l’art de la danse, de la mise en scène, du droit dans un opéra, de ses personnels et de ses institutions, de son service public ou encore de certains de ses plus célèbres contentieux ; le tout, agrémenté de portraits et d’entretiens ancrés dans la réalité juridique et lyrique du quotidien.

Le présent ouvrage a reçu le soutien précieux du Collectif L’Unité du Droit, du Théâtre du Capitole, de la formation des Talens Lyriques, ainsi que l’aimable concours de l’Opéra national de Paris.

Sous la direction de Mathieu Touzeil-Divina, professeur de droit public à l’Université Toulouse 1 Capitole, avec l’amicale complicité de MM. Bernard Stirn et Christophe Rousset"

Bonne lecture...

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9 décembre 2020 3 09 /12 /décembre /2020 05:00

Voilà un livre bien singulier et qui regonfle le moral : "Le restaurant de l'amour retrouvé", d'Ito Ogawa, publié aux éditions Picquier poche. (Nos vifs remerciements à la voisine Clo' qui nous a donné ce conseil de lecture...)

Bon, oublions le titre qui n'est pas très bon et plongeons...

Cette histoire se passe au Japon, à notre époque. L'héroïne, Rinko, a vingt-cinq ans quand son amoureux la quitte plus que brutalement, lui dérobant ses économies et son précieux matériel de cuisine. Elle en perd la voix et se résout à regagner son village natal après dix ans d'absence pour retrouver sa mère qu'elle n'apprécie guère... Là, avec l'aide de Kuma, elle crée un restaurant très original, "l'Escargot", dans lequel les menus sont personnalisés, les plats cuisinés en fonction des "problèmes" affectifs des clients... Les réussites sont spectaculaires, entraînant une belle popularité au restaurant...

Un court extrait, relatif à une simple soupe de légumes : " .../...Dans la cocotte, un tas d'images se superposaient, fusionnaient au fur et à mesure. On aurait dit un peintre qui choisit d'instinct ses couleurs. Je cuisinais sur le vif, en me fiant uniquement à mon intuition. Après avoir fait cuire les légumes dans du bouillon avec une feuille de laurier, je les ai réduits en purée avec mon mixeur plongeant pour obtenir une soupe bien épaisse à la couleur délicate. L'amour n'a pas besoin d'artifices, alors j'ai simplement ajouté une pincée de sel.../..."

Une critique, aperçue sur le site de babelio : "Ce restaurant de l'amour retrouvé est une parenthèse de tendresse que l'on déguste d'autant plus qu'il s'agit ici de gastronomie. Des recettes cuisinées avec amour pour oublier un chagrin d'amour. Une cuisine qui évoque les souvenirs d'enfance, la transmission et le partage. .../... Sans voix, Rinco s'exprime au travers de ses plats et trouve une consolation dans le bonheur de ses convives.../..."

Bonne lecture, ou plutôt bonne dégustation...

1- éditions picquier / 2- getty images / 3- blogapostrophe.wordpress.com /
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23 novembre 2020 1 23 /11 /novembre /2020 05:00

Un livre "spécial" aujourd'hui :

  1. Laurent del FABBRO – Patrick JOQUEL : Photos - Haïkus (éditions de la Pointe Sarène)

Voici un travail original effectué à quatre mains, par Laurent del Fabbro pour les images et Patrick Joquel pour les textes. C’est d’abord un objet qu’on peut poser sur une tablette, bien en vue, en changeant de page chaque semaine : il vous servira alors de « calendrier hebdomadaire perpétuel ».

C’est aussi un livre, bien sûr, avec une reliure en spirale, pour faire des pauses confortables pendant sa lecture. En règle générale, notre œil est attiré en premier par la présence de la photo pleine page. Paysages pittoresques du Parc naturel des Préalpes d’Azur, sentiers d’hommes ou d’animaux dans la montagne, dégradés dans les ocres, les bistres, les beiges et les marrons, pluie de verdure : du vert tendre des mélèzes au vert wagon de la nuit. Le photographe est un peintre, doublé d’un sculpteur de lumière…

Ensuite, notre regard se porte sur l’île de mots manuscrits placés dans un coin en haut ou en bas, à gauche ou à droite, je veux dire le haïku, un petit poème de rien du tout, lequel, mine de rien, dit beaucoup. Patrick est bien entraîné : c’est un randonneur de haut niveau ; de plus, il écrit, au minimum, un haïku par jour ! Il en connaît les rouages, la secrète mécanique Il en connaît aussi la visée : capturer l’instant, rejoignant là le photographe… Bref, il nous propose ici sa « lecture » sensible et personnelle de l’image, déclenchant chez le lecteur un sourire, une émotion, une question sans réponse qui appelle une réflexion.

Pratique : livre-calendrier à commander aux éditions de la Pointe Sarène, 5 Traverse de l’Orée du Bois 06370 Mouans-Sartoux. (15 euros + frais de port)

photos : laurent del fabbro : 1- Plateau de Calern, Cipières / 2 et 3- Plateau de Caussols /
photos : laurent del fabbro : 1- Plateau de Calern, Cipières / 2 et 3- Plateau de Caussols /
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14 novembre 2020 6 14 /11 /novembre /2020 05:00

Aujourd'hui, un livre qui éclabousse :

Claudie Gallay : Les déferlantes (éditions J’ai lu)

L’action de ce lumineux roman se déroule dans le nord du Cotentin, du côté du cap de la Hague, un territoire encore préservé où le poète Jacques Prévert avait choisi de se retirer (à Omonville-la-Petite) et où Paul Bedel a poursuivi jusqu’au bout sa vie de petit paysan à l’ancienne. Les gens qui vivent dans cette région, au climat rude et humide, sont peu nombreux et dotés, si l’on peut dire ainsi, d’un caractère bien trempé !

La narratrice est une quadranaire, scientifique, chargée d’observer les oiseaux migrateurs qui vivent le long des falaises. Venue volontairement dans cet endroit propice à la solitude, elle va être amenée à croiser le chemin de plusieurs personnages du roman, des « taiseux » cachant de lourds secrets de famille. Citons la vieille Nan, un peu folle, Lili derrière son comptoir de bar, son père, ancien gardien de phare, Raphaël, artiste sculpteur et sa sœur, Morgane, un peu marginale

Mais c’est surtout Lambert qui l’intrigue et l’attire en même temps. Que vient-il donc faire dans ce village après tant d’années d’absence ? À la manière d’un détective, la narratrice mènera une patiente et méticuleuse enquête pour percer ce mystère. Et bien d’autres encore...

Claudie Gallay possède l’art de « prendre » le lecteur, de le captiver et ne plus le lâcher. Son écriture simple, directe, sans un mot de trop, fait merveille pour planter le décor. Un environnement dur et grandiose, qui conditionne forcément les personnages : la mer, terrible, souvent cruelle, les vagues, les falaises, le vent, omniprésent, les tempêtes, magnifiques et sauvages à la fois

Ici, on dit que le vent est parfois tellement fort qu’il arrache les ailes des papillons…

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Notons qu'il existe un téléfilm d'Eléonore Fauché portant le même titre avec Sylvie Testud et Bruno Todeschini dans les rôles principaux.

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