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25 octobre 2018 4 25 /10 /octobre /2018 04:04

Aujourd'hui, un coup d'oeil sur un des derniers "Petits Carrés" publié chez Donner à Voir :

Jean-François FORESTIER : La baie, éditions Donner à Voir.

Ce pourrait être la baie d'Halong, celle de San Francisco, de Saint-Brieuc ou encore celle du Mont-Saint-Michel... En réalité, avec ce « petit carré », nous voilà dans toutes les baies du monde à la fois. Au point de contact de la mer avec la terre, dans la lumière, ou plutôt à la croisée des lumières : Lumière d'aluminium, .../... Lumière de cristal à midi.../... Semblables aux aquarelles des peintres, (Turner et Soulages sont d'ailleurs discrètement évoqués), les poèmes de Jean-François Forestier regorgent de couleurs... Et c'est « beau comme le ciel des peintures » aurait pu ajouter Aragon. D'autant plus que nous sommes dans l'éphémère le plus total, que ce soit pour caresser le dos de l'aube ou pour capturer le pathétique coup de fusil du soir. Chacun connaît dans la technique de l'aquarelle ce miraculeux moment où les teintes se diluent, se mélangent, s'attirent ou se repoussent et finalement se fixent pour un fragile instant d'éternité. C'est à ce spectacle grandiose, peuplé d'oiseaux et de pêcheurs, toujours le même et jamais le même selon l'heure de la journée, que le poète nous invite...

Pascale Etchecopar, l'illustratrice, prolonge le plaisir du lecteur avec ses découpages légers, harmonieux, baignés qu'ils sont à l'encre bleue de l'enfance...

+ Deux poèmes :

  1. Funambule assuré / sur un arc-boutant de lumière // Le jour / qui fléchit / sur la coupole céleste //

  2. Lumière de coques blanches // Long long collier de coquillages / qui festonnent la plage / suspendus / au lapis-lazuli de la mer / étale /

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5 octobre 2018 5 05 /10 /octobre /2018 04:00

« Cairns » n° 23 : « SPORT ET POÉSIE », éditions de la Pointe Sarène.

                 Il est bon de rappeler que c'est Patrick Joquel qui tient les manettes de cette revue depuis une dizaine d'années... Pour ce numéro, il a eu la bonne idée de choisir un thème plutôt rare en associant deux mots qui semblaient pourtant presque antinomiques : sport et poésie. Et on peut affirmer que cette petite anthologie est une réussite. Tant par la variété des sports considérés (une large palette qui va du populaire football à l'alpinisme, plus personnel, en passant par la natation, la course à pied et ses variantes ou le cyclisme, voire le modeste vélo) que par la diversité des poètes participants (des connus, d'autres moins, des jeunes et d'autres moins...) et des formes choisies (strophes plus ou moins classiques, proses, haïkus, tankas, etc....).

                  Alors, sportif/tive lecteur/trice, allons « découvrir le monde », « totalement accordé » (Patrick Joquel), chaussons les skis, telle « une araignée sur la neige » (Marion Lafage), jouons « gauche à l'arrière » dans « l'effort vers... » (Morgan Riet), capturons « l'oeuf en cuir capricieux » (Olivier Cousin), lançons-nous dans « la course des abysses » (Salvatore Sanfilippo) car « le poète est un coureur de fond » (Dan Bouchery), faisons « le drapeau à l'horizontale du champ de blé » (Marc Baron) et foulons le stade d'Olympie pour saluer « des athlètes âgés de plus de deux mille ans, maintenant statufiés pour l'éternité» (Colette Andriot). Il te restera à célébrer « tes petites victoires » sur toi-même sans jamais prononcer le nom de la célèbre marque de vêtements pour laquelle Sophie Braganti refuse de faire la moindre publicité !...

Deux poèmes en bonus :

Le cycliste grimpe

La haute montagne

Et la fourmi son brin d'herbe

(Lydia Padellec)

 

Plus haut

Vite, la main, la roche

La corde, le nœud dans le ventre

Vite, le ciel, de l'air, enfin

Souffle fort, il est froid.¨

Plus haut, encore

Plus haut !

La joue contre la roche

Les genoux écorchés

Le sourire irrépressible des fous

Plus haut, souffle, inspire,

Tends la main, hisse ton corps

C'est l'air qui te porte,

Pas ces jambes tremblantes,

Pas ce cœur effaré,

Pas ces bras épuisés,

C'est l'air que tu dévores !

(Nicolas de Casanove)

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17 septembre 2018 1 17 /09 /septembre /2018 04:05

La revue "Chiendents" n°132 vient de publier "La pauvreté du monde", numéro consacré à l'ami Christophe Jubien...

Georges Cathalo a dirigé les opérations pour collecter articles et hommages. De nombreux poètes ont été mis à contribution : Francis Krembel, Simon Martin, Yves Artufel, Michel Baglin, Jean Le Boël, et d'autres encore dont votre serviteur...

Christophe a sélectionné quelques-uns de ses poèmes ainsi que deux ou trois inédits.

En voici un :

 

Averse printanière -

parmi tous ces gens

qui partent au boulot à pied

un seul préfère

la pluie à son parapluie.

Profession : poète.

 

Note : la photo, en première de couverture, a été prise sur "le chemin des poètes" à Durcet, devant la balise n° 3, en 2013. Il pleuvait...

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3 juillet 2018 2 03 /07 /juillet /2018 04:00

Aujourd'hui, nous cherchons (et trouvons) la petite bête avec le poète Alain Boudet...

  1. Alain BOUDET : Cherchez la petite bête (Rue du Monde)

Avant d'ouvrir ce livre, faites bien attention car ça cigale et ça fourmille à l'intérieur... Tournez deux ou trois pages, vous verrez que ça carapace et ça carapat(t)e également... Poursuivez un peu plus loin, oui, oui, ça gendarme et ça demoiselle... Ouvrez bien l'oreille, parfois ça bourdonne et ça zonzonne...

C'est qu'elles sont bien vivantes, les petites bêtes d'Alain Boudet ! Alertes même, promptes à se cacher vite fait quand on les dérange, presque cabotines quand on les observe avec discrétion. Certaines nous sont familières, comme l'abeille (qui) soupèse les parfums, ou le mille-pattes, petit tortillard matinal. D'autres nous étaient inconnues, elles ne le seront plus ! Nous pourrons évoquer devant nos ami(e)s ébahi(e)s, le gerris, insecte pédalo, et le silvain, qui de tout fait farine...

Pour nous aider à mieux les identifier, les dessins de Solenn Larnicol font merveille : précis, colorés, chargés d'une forte empathie animalière, ils se glissent entre les pages et les mots du poète. Enfin, pour affiner notre connaissance, l'auteur a ajouté en italiques quelques infos d'ordre scientifique toujours bonnes à savoir...

Les poèmes d'Alain sont courts, vifs, rythmés, musicaux, efficaces, à l'image de ses petites bêtes... En voici un pour vous mettre en appétit : La mite // Dans l'univers / des pull-overs // Dans les jerseys / les alpagas / les cachemires / les angoras / la mite monte // Pour la trouver / c'est très coton // La mite reste / sans perdre fil / incognito // Et elle laisse / en souvenir / un petit trou / dans ton maillot //

 

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23 juin 2018 6 23 /06 /juin /2018 04:06

Références : Patrick Le Divenah : Parce que, éditions Rougier, Ficelle.

Quelques impressions de lecture :

Tiens, un livre drôle, ce n'est pas si fréquent en poésie... L'auteur y prend grand plaisir à jouer avec les mots. Et nous aussi, par la même occasion... Traquant leurs différents sens, il les pousse dans leurs derniers retranchements, jusqu'à l'absurde parfois, déclinant presque tous les possibles… Ainsi le poème de la page 13 intitulé Dit pas dit commence classiquement par : « Il ne sera pas dit » pour se terminer, avec une certaine audace, par : « je serai dit » !... À la manière d'un savant fou, Patrick Le Divenah se penche sur notre langue pour la disséquer, la découper menu-menu pour ensuite mieux en recoller les morceaux (cf. miroir 1, page 15). Ce qui suppose de sa part de bonnes connaissances de notre grammaire. Voyez, par exemple, comment il réussit à écrire un poème sur une bizarrerie « conjugatoire » : le verbe « traire » n'a pas de passé simple !

Bref, voilà un petit livre jubilatoire, comme on dit. Imparable également : n'oublions que la réponse de Blaise Cendrars à une grande enquête littéraire en 1919 : « Pourquoi écrivez-vous ? » fut précisément : « Parce que »...

- Petits plus : les dessins sur le vif de Vincent Rougier et la 4ème de couv' d'Yves Barré.

    + le poème « traire » in extenso...

     

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    5 juin 2018 2 05 /06 /juin /2018 04:00

    Aujourd'hui, un livre singulier dont voici les références complètes :

    Thi Bui : "Nous avons fait de notre mieux" éditions Hachette Comics, 24.95 euros.

    C'est ce que les spécialistes appellent un "roman graphique", la propre histoire de l'auteure, Thi Bui, réfugiée aux Etats-Unis avec sa famille après mille difficultés et aventures inhérentes à l'odyssée des boat-people et à leur condition d'immigrés.

    Un bon article dans "ActuaLitté" vous en dit plus, par ici :

    https://www.actualitte.com/article/monde-edition/nous-avons-fait-de-notre-mieux-une-biographie-illustree-sur-le-deracinement/88846

    Notons que Thi Bui est à la fois l'auteure du livre et l'illustratrice. C'est d'ailleurs son métier.

    Vendu à plus de 40.000 exemplaires aux U.S.A., "Nous avons fait de notre mieux" a reçu le prix Will Eisner Industry Awwards, récompense correspondant aux "Oscars" de la B.D.

    + Impressions, en vrac : beaucoup d'émotion(s) au cours de ce récit, de l'empathie pour les personnages et pour ce petit peuple vietnamien malmené par l'Histoire... Une plongée dans les racines familiales, d'intimes secrets en même temps qu'une infinie pudeur...

     

     

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    22 mars 2018 4 22 /03 /mars /2018 05:00

    Nouvelle publication chez Rue du monde : une anthologie concoctée par Jean-Marie Henry et Alain Serres : "Pff ! ça sert à quoi, la poésie ?", illustrée par Laurent Corvaisier.

    Un ensemble de poèmes pour s'interroger sur "l'utilité" de la poésie, sa "fabrication" et ses "visées"... Des poètes "classiques", des bien vivants, des questions naïves ou incongrues, des réponses drôles souvent, lyriques parfois, toujours "poétiques" !

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    12 mars 2018 1 12 /03 /mars /2018 05:05

    Petite présentation d'un livre de haïkus :

    - SHIKI : Le mangeur de kakis qui aime les haïkus (éditions Moundarren) :

    Ce livre se divise en deux parties : dans la première, les grandes lignes de la douloureuse vie de Masaoka Tsunemon (1867-1902) qui prit le nom de plume de Shiki (=coucou en japonais) et dans la seconde, une sélection de ses meilleurs haïkus.

    Atteint de tuberculose dès son plus jeune âge, il crache du sang lors de ses crises et souffre le martyre. Quand la maladie lui laisse du répit, il étudie, voyage un peu sur les traces de Basho, devient journaliste, publie ses premiers haïkus et tankas, fréquente d'autres poètes comme Sôseki, lequel lui apporte aide et soutien.

    Sélection de la sélection :

    - La lampe du voisin /éclaire / le bananier //

    - Tenant une bougie / la nuit sous la pluie / je regarde la greffe sur l'arbre //

    - Où la source profonde / jaillit / le coucou ! //

    - Un mangeur de kakis / qui aimait les haïkus / ainsi faudra-t-il se souvenir de moi //

    Un petit mot sur l'auteur, par ici :

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Masaoka_Shiki

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    18 février 2018 7 18 /02 /février /2018 05:04

    On connaît tous le "Je me souviens" de Georges Pérec...

    Titre identique pour ce livre qui constitue sans aucun doute un hommage transparent à l'auteur de "La disparition"... On y trouvera des bouffées d'enfance, d'adolescence et de la suite, des clins d'oeil à des émissions de télé ou des jeux vidéo à l'époque préhistorique, des pointes d'humour plus personnelles, des allusions familiales plus ou moins retenues, comme des photos dans l'album de souvenirs...

    Et pourquoi donc que je vous recommande chaudement ce livre ?... Eh ! bien, c'est que c'est ma fille qui l'a écrit !...

    Pratique : pour le commander, voir par ici : Aperçu

    (Me contacter en cas de "phobie informatique" !...)

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    21 janvier 2018 7 21 /01 /janvier /2018 05:01

    On a beaucoup parlé de ce livre qui est passé tout près du Goncourt et du Fémina...

    Lot de consolation appréciable : il a obtenu le Goncourt des Lycéens 2018 !

    - L'auteure, Alice Zéniter, bien que seulement trentenaire, présente déjà un solide parcours d'écrivaine, jalonné par de nombreux prix littéraires...

    - Le livre, "L'art de perdre", est paru en 2017 aux éditions Flammarion.

    C'est un excellent roman dans lequel Alice Zéniter aborde un sujet délicat : l'histoire d'une famille de harkis (probablement la sienne) sur trois générations.

    D'abord à travers celle d'Ali, le grand-père, oléiculteur installé sur un village de crête, dans les montagnes de Kabylie. Ancien combattant de l'armée française pendant la deuxième guerre mondiale, il se retrouve contraint de rejoindre la France avec sa famille au moment de l'indépendance de l'Algérie...

    Ensuite, la deuxième partie s'articule autour d'un des fils, Hamid, son enfance, sa jeunesse et sa révolte. Itinéraire difficile, voire douloureux, de camp de transit en camp de regroupement, pour "atterrir" un jour dans une barre de H.L.M., quartier du Pont-Féron, à Flers, dans l'Orne. Après des études réussies, Hamid réussit à s'intégrer dans la société française et devient fonctionnaire de l'administration. Mais il coupe les ponts avec sa famille et s'installe avec sa femme Clarisse en région parisienne...

    Enfin, la dernière partie met en scène Naïma, représentante de la troisième génération, dont le parcours se confond avec celui de l'auteure.  Au terme de brillantes études supérieures, elle devient responsable d'une grande galerie d'art contemporain. C'est pour des raisons professionnelles qu'elle est amenée à se rendre en Algérie où elle pourra "boucler la boucle" familiale...

    Bref, un livre intelligent, riche, dense (plus de 500 pages !) qui a le mérite de donner la parole à des gens mal dans leur peau, le cul entre deux chaises, haïs par les Algériens qui les considèrent comme des traîtres et tout bonnement ignorés voire méprisés par les Français ("La France se coud la bouche en entourant de barbelés les camps d'accueil."). Livre des silences familiaux et de l'impossible recherche identitaire des racines, des origines... Une écriture toujours juste, travaillée, souveraine, qui nous entraîne dans le sillage de personnages odysséens, avec du coeur et de la chair...

    *

    "L'art de perdre" : ce roman est un chef d'oeuvre. (IsabelleIsapure, Babélio)

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