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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 05:17
WoodstownBrduit.jpg

(Image Internet : astobelarra.over-blog.com)

Vous connaissez Alphonse Daudet, bien sûr... Les lettres de mon moulin, Le petit chose, tout ça... Eh bien, en 1873, il a publié un conte fantastique intitulé Wood's town, sans aucun doute beaucoup moins connu que La chèvre de monsieur Seguin.
Il s'agit d'une courte nouvelle dont le personnage principal est... une forêt ! Une histoire "écologique" alors même que le mot n'existait pas.

Si vous voulez la découvrir, il vous suffit de la commander aux éditions Astobelarra / Le Grand Chardon Maison Pastou 64130 Moncayolle. ( 5 euros + 2 pour les frais d'envoi.)

Trois remarques complémentaires :
1) Vous retournez le livre et vous avez la même version en langue basque... (traduction : P. Errekarte)
2) Les illustrations sont de Pierre Lahore.
3) Wood's town est suivi d'un de mes poèmes*, extrait des Peuples d'arbres.

* Oui, j'en suis très fier ! (merci, Jeno...)

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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 05:42
(Image Internet : lecturesdalexielle)







Je suis toujours en retard d'une guerre (ou deux) : ce livre de Philippe Claudel : Le rapport de Brodeck avait remporté le Goncourt des lycéens en 2007.

En cherchant un peu, vous trouverez facilement des sites qui vous donneront un résumé ou une critique de l'ouvrage.

Quant à moi, je voudrais juste vous donner deux ou trois impressions qui vous inciteront peut-être à le lire. (C'est quand même l'objectif de cette rubrique...)

Une histoire douloureusement belle, qui prend appui sur la grande Histoire, au moment de la deuxième guerre mondiale.

Une maîtrise du récit telle que chaque chapitre est comme une pierre, celle d'un maçon qui bâtirait sa maison. Le roman se construit pas à pas, au fur et à mesure que le narrateur, Brodeck, rédige son fameux "rapport". La progression s'effectue d'ailleurs par petites touches, avec de nombreux retours en arrière qui entretiennent le suspense et nous laissent présager le pire.

Une pudeur extrême pour dire l'indicible, à savoir les horreurs de la guerre ou les grandeurs et les faiblesses de la nature humaine. Tout est suggéré. Pas de lieu précis, pas de date. Camp de concentration, viol, massacre, lynchage sont des réalités tangibles dans ce livre mais ce sont des mots qui ne sont pas prononcés... Confiance totale est faite à l'intelligence du lecteur.

Un rapport à la nature omniprésent et des pages qui apparaîtront, par contraste, comme "poétiques". Ainsi ce court extrait du chapitre 23 :
".../...Poupchette* hissée sur mes épaules lançait son bavardage aux nuages. Elle leur parlait comme s'ils avaient pu la comprendre. Elle leur disait de se pousser, de rentrer leurs gros ventres, de laisser le soleil seul dans le grand ciel. L'air descendu des montagnes donnait à ses joues une roseur toute fraîche.
Je tenais la main d'Emélia.** .../...Ses yeux semblaient être des papillons, des merveilles mobiles allant çà et là sans raison profonde, comme entraînés par le vent, l'air transparent, mais qui ne songeaient à rien de ce qu'ils faisaient, ni de ce qu'ils voyaient.../...
"

* Poupchette est la "fille" de Brodeck.
** Emélia est sa femme, aveugle et "simple."



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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 05:00

































(Images Internet : gauche, mollat.com
droite : chapitre.com)




Entre l'image de droite (première publication aux éditions de l'Arbre en1982 et 1984 ) et celle de gauche (couverture de l'édition actuelle, parue en 2006 -L'idée bleue / Le farfadet bleu-), s'intercale une édition "maison", c'est-à-dire Au pied de la lettre, en 2000.

La hulotte n'a pas d'culotte de Jean Féron*, est, - le titre le laisse pressentir -, un livre jubilatoire dans lequel le cocasse le dispute au désopilant. On rit ou on sourit pratiquement à chaque page...
Dans une sorte de bestiaire familier et universel, on s'amuse avec les mots, les sons et les rimes jusqu'à plus soif comme dans "Hippopotamuses", "La pie" ou encore

"Le dindon" :

"Allons donc

s'indigne le dindon
voilà encore le père Noël
qui se radine !


- Il va falloir
se le farcir pour dîner
dit la dinde"


Ce qui n'empêche pas les remarques tendres ou malicieuses, comme dans "Le lièvre" ou "Le coucou".

Les illustrations de Maud Legrand sont très originales : faites de plumes et de broderies, elles correspondent bien à la recommandation de la 4ème de couverture : "Pour lecteurs à partir de 5 ans et jusqu'à plus que centenaires."

* Jean Féron nous a quittés en juin dernier.


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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 04:10

 

Je viens de lire un roman - Enclave, de Philippe Carrèse, éditions Plon - qui m'a bien plu et que je vous recommande chaudement. Un livre terrible, cruel et puissant. Le genre de bouquin qui vous "prend aux tripes" et que vous ne lâchez plus avant de l'avoir fini...

 

Frédéric Legrand, sur 20minutes.fr en fait un assez bon résumé que voici :

 

Une « République » peuplée de prisonniers

L'avènement d'un tyran, alors même que le peuple vient de retrouver sa liberté.

Dans son nouveau roman Enclave, Philippe Carrese poursuit le chemin qu'il avait déjà tracé dans ses scénarii pour la télévision : des fables universelles sur la condition humaine, au travers de destins ballottés par l'Histoire. L'artiste multicarte marseillais (écrivain, réalisateur, musicien) nous entraîne cette fois vers les Carpates, à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Tapi dans une forêt profonde, coupé du monde par la montagne, le camp de travail de Medvedi se réveille un matin, sans gardiens. Les nazis ont fui l'avance soviétique, minant tous les ponts, isolant totalement leur centaine de prisonniers de cette guerre finissante. Les hommes, employés pour fabriquer des cercueils destinés au front de l'Est, les femmes, chargées de distraire les officiers SS et d'élever des « enfants aryens » kidnappés dans les territoires occupés, se retrouvent livrés à eux-mêmes. Mathias, un des jeunes garçons du camp, consigne sur des cahiers la lente gestation de la « république démocratique de Medved », dominée par Dankso, le cuistot. D'abord chef par nécessité, l'ex-prisonnier succombe peu à peu à l'ivresse du pouvoir, jusqu'à dépasser en atrocités ses anciens geôliers. Exploitant jalousies entre classes sociales, tensions raciales et sexuelles au sein du camp, Dankso crée un mélange entre royaume féodal et dictature totalitaire, hanté par la présence fantomatique des nazis, restés dans le camp par le biais de leurs chats. En un roman qui se lit d'une traite, Carrese nous interroge sur le despotisme. Et, surtout, sur la responsabilité des hommes libres qui, par lâcheté, méconnaissance ou épuisement, le laissent prospérer. 

                                                                                                                                                                Frédéric Legrand

 

Lire aussi une interview de Philippe Carrèse à propos d'Enclave sur bibliosurf.com

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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 04:34



(Images Internet : à gauche, plug59.free.fr
à droite, renaud-bray.com)


Voici un tout petit livre très réjouissant,
Vie et opinions philosophiques d'un chat,
d'Hippolyte Taine, éditions Rivages Poche.
(L'édition originale était illustrée par des dessins de Gustave Doré.)

A travers les yeux du narrateur, un très jeune chat élevé dans une ferme, l'auteur en profite pour "philosopher". Les pensées de l'animal, souvent pragmatiques et terriblement cruelles, succèdent à des événements de la vie rurale tout à fait "ordinaires". L'occasion de réflexions sur le pouvoir, la relativité, la morale, la vie, quoi...
"J'ai beaucoup étudié les philosophes et les chats. La sagesse des chats est infiniment supérieure."

(N.B. : ce petit article est dédié à monsieur Apache qu'on doit retrouver sur ce blog :
http://schmilblick.over-blog.fr).


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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 04:27
(Image Internet : impulsions.org)


Vénus Khoury-Ghata, écrivain(e) d'origine libanaise, vit en France depuis déjà longtemps.
Son oeuvre littéraire, très abondante, couronnée par de nombreux prix et traduite en une douzaine de langues, se partage entre nouvelles, roman et poésie.

Voyage du cerisier est un modeste recueil de poésie, paru en 2003 chez Contre-allées (73 avenue du Président Auriol 03100 Montluçon).
Des poèmes terriblement beaux et douloureux à la fois.

Le soleil était épineux lorsque la mère planta l'enfant dans la terre de retour chez elle
elle démantela la maison
lava les murs dans le fleuve comme elle le fait du linge
les sept cailloux lancés contre le ciel lui revinrent enrobés de leur bruit
Un caillou sur la langue du vent médisant
quatre cailloux pour fixer le toit de la réserve
appuyé sur sa bêche
le jardinier est aussi seul que l'arbre qui le regarde


En illustration sonore (si ça marche !), un poème de Vénus, Les hommes et les cigognes, chanté par Gérard Pitiot dans l'album Vues d'ailleurs pour mots d'ici.

 



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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 04:20

(Image Internet : static.blogstorage.hi-pi.com)



Aïe ! Coups est un tout petit livre par son format, mais terriblement grand par son contenu et par l'émotion dont il est chargé.
Songez qu'il prolonge la parole de son auteur, Nicolas Guillemet, qui n'est plus de ce monde... Ce "bijou" est dû au travail remarquable de Jacques Renou, imprimeur-éditeur qui dirige l
'atelier de Groutel*, situé aux confins de l'Orne et de la Sarthe.

(*cf. commentaire n° 3 : Adresse à noter : Atelier de Groutel (Jacques Renou)
                                    25 Groutel   72610 Champfleur
)

Travail de fourmi, de Romain, de fourmi romaine, à savoir que chaque page requiert un soin particulier, pour ne pas dire chaque lettre ou chaque cul-de-lampe... "Impression typographique à caractères mobiles sur des matériels anciens", nous dit le descriptif. 
Tout cela dit, Aïe ! Coups rassemble 44 haïkus "tranquilles", comme autant de moments pour arrêter le temps, à déguster sans modération...


En voici un ou deux :


C'est la sagesse du rosier
que d'offrir ses fleurs
aux douceurs du vent


***

Le jeu d'ici-bas
sept étoiles au nord-ouest
casserole sans fond

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31 juillet 2009 5 31 /07 /juillet /2009 04:36


(Image Internet : musette.free.fr)

Regardez bien le monsieur barbu en bleu sur la photo, c'est Claude Ribouillault : il raconte quelque chose qui a l'air de passionner ses auditeurs / trices. Méfiez-vous quand même, il enjolive toujours un peu la vérité.
 La preuve, il vient de publier, aux éditions l'épi de seigle (22 rue de la libération  14950 Beaumont-en-Auge), un petit livre intitulé Même pas vrai !!! (menteries).

Des textes en prose. Illustrés par l'auteur. Réjouissants. Déstabilisants si on croit aux lois de la logique. L'hyperbole ne se refuse rien. L'amoureux des mots non plus.
Ainsi, "...Les rives de la Sèvre débordent de sanglots, pour se donner une contenance."

Pour ceux qui voudraient en plus une dédicace personnalisée, Claude sera par chez nous bientôt. Très précisément les 8 et 9 août à Beaumont-en-Auge*, dans le cadre du festival du monde imaginaire et fantastique.

* cette info n'est pas une "menterie"...

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5 juillet 2009 7 05 /07 /juillet /2009 04:15

Voilà sûrement un autre bon livre qui vient de paraître aux éditions La Mémoire du Droit : La doctrine publiciste 1800 - 1880.
Plusieurs raisons à cela : 1) c'est mon fils qui l'a écrit (!), 2) il a une jolie plume, 3) l'éditeur est meilleur que moi pour en parler :

Préface de Jean-Louis Mestre, professeur à l'Université d'Aix-Marseille III.
Ouvrage couronné du grand prix Choucri Cardahi de l'Institut de France Académie des Sciences Morales et Politiques.

Le droit administratif fut longtemps regardé comme une discipline sans histoire. La génération des Laferrière, Hauriou et Duguit s'ingénia à faire croire qu'elle était la première à fournir un cadre conceptuel à cette matière.
Pourtant, depuis quelques années, une entreprise de revalorisation de l'activité doctrinale administrative se manifeste.
L'ouvrage que présente ici Mathieu TOUZEIL-DIVINA fournit à ce mouvement un matériau essentiel : par l'étude systématique des auteurs, la recension des oeuvres, l'analyse scrupuleuse des doctrines, il permet de montrer que ces sources anciennes du droit administratif ont constitué de véritables doctrines, cohérentes et ambitieuses. Il met également en évidence que les conceptions contemporaines du droit administratif ont beaucoup puisé, tout en le niant, dans ces racines anciennes.
Pour toutes ces raisons, cet ouvrage constitue un apport essentiel à l'histoire du droit administratif. Il constitue également un outil indispensable pour toute personne cherchant à comprendre les modes de structuration de ce droit. Et enfin, la plume vive et parfois même pittoresque de l'auteur en fait un texte aussi agréable que captivant à consulter.

Voilà. C'est du pointu pointu sur 320 pages et on ne se demande pas qui c'est qui gagne à la fin...

Vous pouvez profiter de l'offre de lancement : 32 euros (au lieu de 47) jusqu'au 31 juillet.
Editions La Mémoire du Droit  5 rue Malebranche  75005 Paris.

(Références : http://chezfoucart.wordpress.com)

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3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 04:07
Voilà un message que vous pouvez trouver sur le blog de Tiphaine (références :  http://elblog.canalblog.com).
C'est un livre extra-ordinaire puisque, d'abord, c'est ma fille qui l'a écrit (!), ensuite, elle a une sacrée plume, enfin, elle en parle mieux que moi...

Autopromo

Ce "petit" message pour vous dire que je viens de publier une version expurgée de mon blog.
Et là, maintenant, sous vos yeux esbaudis, je vais faire un truc incroyable, je vais vous inciter à l'acheter !
Si, si ! Elle le peut !
La vie en vrac (c'est son titre) est tout simplement l'accessoire indispensable de votre été !!!
D'un format léger, il vous accompagnera fidèlement dans tous vos déplacements. Lorsque vous le déplierez vous pourrez bénéficier d'un avantageux chapeau très tendance qui vous protégera astucieusement des rayons parfois trop ardents du soleil.
Si vous avez à subir d'affreux embouteillages, vous patienterez de manière constructive en choisissant n'importe quelle page puisqu'il est constitué ...de vrac...
Ainsi, si vous êtes du genre à perdre votre marque-page, soyez rassuré : vous pouvez prendre ce livre par n'importe quel bout, j'ai même pensé à nos amis japonais qui auront la possibilité de débuter par la fin !
En cas d'agression, il se révélera extrêmement utile car il est en mesure de se transformer en arme discrète, mais efficace : ses 419 pages rivalisent avec le plus habile des Bottins!
Bien sûr, certains d'entre vous m'objecteront qu'ils sont des lecteurs réguliers de ce bolg, et qu'il n'est donc pas nécessaire de faire l'achat de cet ouvrage. Figurez-vous que j'y ai pensé... le seul argument que je puisse leur opposer c'est que la lecture d'un ouvrage papier relève du même plaisir que celui qu'on a à aller au cinéma plutôt que de rester assis devant sa télévision... Et puis, internet est tellement volatile... Qui sait ce qu'il restera de cet univers virtuel dans quelques années ? Alors que votre livre, bien concret, bien palpable, il ornera encore avantageusement dans plus de cinquante ans vos belles bibliothèques ou le pied de vos armoires !
Que vous dire de plus ?
Son prix, bien sûr... Son prix coûtant est de 16,87 euros, si vous souhaitez donc m'offrir un café ou un demi, il vous faudra ajouter 2,13 euros qui correspondent à mes droits d'auteur. Ainsi, pour chaque livre acheté, je boirai un coup en pensant à vous !
Chers amis fauchés, si vous ne pouvez pas avancer cette somme mais que vous souhaitez malgré tout acquérir ce chef-d'œuvre impérissable, vous vous procurerez alors la version numérique PDF à prix coûtant, soit 4,19 euros.
Il me semble qu'à présent vous savez tout sur l'accessoire indispensable de votre été.
Y'a plus qu'à cliquer !

                                                                                 La vie, en vrac

Merci !
Tiphaine

 

Les habitués du "clic" sauront se "dépatouiller" pour le commander chez "TheBookEdition"...


(Bonus : Un marque-pages unique à retirer auprès d'Yves du blog Ahoui pour chaque acheteur/teuse.)

 


 



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