Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
25 octobre 2017 3 25 /10 /octobre /2017 04:01

L'atelier de Groutel vient de publier "Le monde n'arrête pas de durer", port-folio de Christophe Jubien rassemblant une soixantaine de haïkus...  Soulignons tout d'abord l'excellent travail de l'imprimeur-typographe Jacques Renou : comme pour chaque volume de la collection "Choisi", il a sélectionné le type de papier, les encres, les polices de caractères,les vignettes anciennes, etc. et assuré la  mise en page, le pressage, le pliage et tout ce qui s'ensuit... Un nouvel écrin personnalisé.

Christophe Jubien joue les détectives : son oeil furète un peu partout, ouvert à l'infiniment petit : un nid d'oiseau bâti à la station de péage, une rose rouge qui émerge du brouillard urbain. Son oreille est attentive au pinson qui "change de couplet", aux cloches (qui) sonnent "dans le vide", au bruit du coupe-ongles, chez les voisins du dessus sans doute... Ses mains se promènent aussi : offrande de ses doigts pour le petit chien, constat du temps qui file trop vite : Mes fils ont grandi - / le gros marron restera / dans ma poche.

"Sensible à l'inattendu", "poète proche", comme l'écrit Bruno Sourdin dans son "Après-lire", Christophe est en effet notre frangin en émotion quand il évoque son père : Partout mon père - / ce matin dans l'odeur / d'un feu d'herbes // ou le reste de sa famille. Quand il partage la peine des sans-voix ou des invisibles : "une vieille femme...", les pensionnaires de la "maison de retraite"... Quand il élargit tout naturellement sa tendresse à l'animal : le chien (qui) pleurniche, le geai merveilleux ou au végétal : un pissenlit (qui) agonise..., un géranium rouge, voire aux objets les plus simples : mon bol ébréché, le sac-poubelle...

Et c'est ainsi que "le monde n'arrête pas de durer", "monde" dans lequel notre poète a toute sa place, comme le suggère ce miraculeux haïku : Mélancolie d'automne - / le tilleul permet / que je m'appuie //

scan
scan
scan

scan

Partager cet article

Repost0
13 octobre 2017 5 13 /10 /octobre /2017 04:07

Voilà un livre qu'on attendait impatiemment, un ensemble significatif des haïkus de Jean Féron intitulé : "Le soleil en miettes", paru très récemment aux éditions des lisières.

En étroite collaboration avec Dominique Féron, laquelle nous confie un émouvant bouquet de "Je me souviens...", c'est Thierry Cazals qui a eu la géniale et généreuse idée de ce petit bouquin réjouissant. Sa présentation de l'ami Jean, subtilement intitulée : "l'homme qui creuse", est à la fois sensible et résolument vivante : dans un portrait attachant, il retrace les grandes étapes de sa vie ainsi que son approche du haïku. ".../...une sorte d'instantané verbal. Le monde commence au bout de mon nez." Sans être un inconditionnel de la structure 5-7-5, le Creusois s'attache à être "pointilleux sur la ponctuation."

C'est aussi un bel hommage à l'artisan : ".../...derrière sa bonhomie tranquille, Jean Féron était un infatigable travailleur, creusant encore et encore à la recherche du mot juste." D'autant plus artisan que ce fils de forgeron était également typographe, maquettiste, imprimeur, relieur, enlumineur, fabricant de papier recyclé, etc.

C'est enfin l'occasion d'honorer "le maître du sabi", ce concept qui célèbre "la beauté des choses usées, vieillies, fêlées." Sans pour autant "se faire l'apôtre de la sinistrose", bien au contraire, chacun s'accordant à louer la "tendre malice" et les clins d'oeil du poète...

"Ses haïkus n'ont pas pris une ride, écrit encore Thierry. On dirait qu'il vient de les écrire - à l'instant." On pourra le vérifier à travers ces quelques exemples :

 

Mon bonnet de laine

parfumé à l'antimite.

Odeur d'hiver.

*

Le printemps se pointe.

Il est grand temps de planter -

course à l'échalote.

*

Depuis un mois

on surveille les radis

de dix-huit jours.

*

Sous les marronniers

les retraités refont l'univers.

Constellation du cochonnet.

*

Cette bêche toute rouillée

trouvée au fond du jardin -

l'ombre de mon père.

*

Pratique : Jean Féron : Le soleil en miettes, éditions des lisières.

Dessins d'André Lemonnier.

(Livre à commander chez votre libraire préféré.)

*

Faire connaissance avec Jean Féron, par ici : http://www.cadex-editions.net/+-Feron-Jean-+

 

 

1- editionsdeslisieres.com / 2 à 4- scan
1- editionsdeslisieres.com / 2 à 4- scan
1- editionsdeslisieres.com / 2 à 4- scan
1- editionsdeslisieres.com / 2 à 4- scan

1- editionsdeslisieres.com / 2 à 4- scan

Partager cet article

Repost0
24 août 2017 4 24 /08 /août /2017 04:05

Aujourd'hui, un album jeunesse à conseiller à tous ceux qui ont plus de dix ans...

Simon Martin : La grande guerre de pépé Célestin (éditions du mercredi)

Pour être complet, il est nécessaire d'ajouter au nom de l'auteur précité, celui de Christophe Jubien, créateur des haïkus de ce livre, ainsi que celui d'Eva Sanchez, l'illustratrice.

C'est un album jeunesse tout en douceur, qui chante les vertus de l'amitié et de la poésie. Du haïku en particulier. « Petits » poèmes dérisoires en contrepoint de l'horreur de la « grande » guerre... L'histoire du grand-père Célestin, 111 ans aux fraises, racontant aux journalistes venus l'interviewer, sa rencontre avec Katsuo, soldat franco-japonais avec lequel il résistera (pour autant qu'on puisse le faire) à la « boucherie » des tranchées. Lui avec ses graines de chrysanthèmes, son ami avec son petit carnet de haïkus.

Soldats embourbés

une coccinelle

s'envole

***

Les casques à pointes

pris de vitesse

par le printemps !

***

Une infinie tendresse aussi pour nos deux « héros » à travers les images d'Eva Sanchez, assez proches de celles des herbiers d'antan et souverainement apaisantes...

 

1 à 3 : scan
1 à 3 : scan
1 à 3 : scan

1 à 3 : scan

Partager cet article

Repost0
9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 04:00

Bon, après des milliers de photos consacrées au monde du cirque et aux traditions bretonnes, Yvon Kervinio a décidé de tirer le portrait des poètes...

Son travail est en cours : à raison de 30 poètes par volume, il vient de faire paraître le tome 2 et compte bien continuer, probablement jusqu'au tome 4...

Ce qui me semble remarquable ici, c'est le côté humain de l'entreprise, la variété infinie des visages et des "poses" prises par les un(e)s et les autres. C'est encore l'intensité du regard, fruit à coup sûr du rapport intime qui s'est lié entre le photographe et le/la photographié(e)...

Des grincheux (il y en a toujours) diront peut-être qu'il manque tel(le) ou tel(le) dans la liste, ce à quoi nous répondrons qu'il ne s'agit pas d'une anthologie poétique mais d'une galerie de portraits... Toutefois, en plus d'une photo fidèlement "kervionisée", vous trouverez sur la page d'en face un poème, parfois même inédit...

Bref, le mieux pour vous, c'est d'aller voir sur le site : http://yvonkerviniophotographe.blogspot.fr/

******************************************************************************************************

Note : c'est volontairement que je n'ai pas placé les photos des poètes sur le biloba, mais vous pourrez les découvrir sur le site d'Yvon, en suivant le lien indiqué. Youpi !...

1 à 4 : site yvon kervinio
1 à 4 : site yvon kervinio
1 à 4 : site yvon kervinio
1 à 4 : site yvon kervinio

1 à 4 : site yvon kervinio

5/6 : photos joëlle
5/6 : photos joëlle

5/6 : photos joëlle

Partager cet article

Repost0
5 juin 2017 1 05 /06 /juin /2017 04:02

Marie-Josée Christien : La poésie pour viatique (Chiendents)

Après un numéro consacré à Lydia Padellec, un autre à Yves Artufel, les éditions du Petit Véhicule mettent en lumière ici le « travail » poétique de Marie-Josée Christien, poète bretonne qui connaît bien le chemin du « Printemps de Durcet ». Dossier coordonné par Gérard Cléry, lequel soumet la poète au jeu des questions/réponses, ces dernières se révélant, mine de rien, très éclairantes. Plusieurs des intervenants, parmi lesquels Michel Baglin et Jean Chatard, soulignent son enracinement viscéral à la terre natale, son incessant questionnement à propos des mégalithes, si familiers en Bretagne et si mystérieux à la fois. Guy Allix affirme même « qu'elle fait parler les pierres... » Pour autant, sa poésie, riche de « fulgurances » chères à Bruno Sourdin, loin de se cantonner à la couleur locale, est une invitation permanente à s'ouvrir au monde pour se coltiner au Temps majuscule. Pour le défier aussi peut-être ?... En tout cas, avec « la poésie pour viatique » (jolie trouvaille qui emprunte au religieux de Jacqueline Saint-Jean), Marie-Jo est bien « provisionnée » pour le combat de la vie qui est notre « humaine condition »...

Quelques poèmes extraits de son choix de textes personnel :

Le canal indolent / ondule / dans la brume // le halage silencieux / ouvre les songes //

(Aspects du canal)

*

Une nuit intime / enfle / monte comme un feu // Tout s'est délié / le poids interne de mon corps / le déploiement de ma peau // Un élargissement / à l'intérieur // J'approche mes rives majeures //

(Le carnet des métamorphoses)

*

La poésie est un état de veille. // Je suis une contemplative qui a besoin d'action. //

(Éclats d'ombre et de lumière)

*

Signalons au passage l'article de Jacmo paru dans la revue « Décharge » le 02 avril 2017 ainsi que les références du site de l'auteure : http://mariejoseechristien.monsite-orange.

1- scan / 2- photo : flora / 3- photo : joëlle.
1- scan / 2- photo : flora / 3- photo : joëlle.
1- scan / 2- photo : flora / 3- photo : joëlle.

1- scan / 2- photo : flora / 3- photo : joëlle.

Partager cet article

Repost0
20 mai 2017 6 20 /05 /mai /2017 04:00

Aujourd'hui, un livre de poésie :

Perrin LANGDA : Glace Belledonne, éditions de la Pointe Sarène.

Si, comme moi, vous ignorez le sens de Belledonne, sachez que c'est le nom d'un massif des Alpes de la région de Grenoble. Cela dit, attendez-vous à des surprises dans la « lecture » de ce paysage de montagne qui n'a rien d'une banale carte postale. C'est que le regard du poète va tout changer : sous l'oeil malicieux de Perrin Langda, ce massif de Belledonne devient une glace géante, flottant sur un océan de douceurs, toutes plus appétissantes les unes que les autres, au milieu d'une rivière de menthe... C'est aussi que le point de vue s'affirme comme original et volontiers déroutant tout au long du recueil. Par exemple, ce poème qui donne carrément le vertige : Funambulisme légèrement hyperbolique // à droite / en bas / les files / d'autos / comme / des fourmis / à gauche / plus haut / le mur / de pierre / qui grimpe / vers des / paraboles / célestes / et sous / les pieds / le rebord / du trottoir //

Par ailleurs, le poète montagnard s'adonne souvent à l'escalade : pour cela, il se métamorphose en chat et en profite pour faire son bilan : …/...un peu plus de / neuf vies / je suis / toujours / sur pattes //

Enfin, pour l'anecdote, signalons que le poème intitulé L'homme qui fumait les soirs d'été figurait déjà sur la balise n° 9 du « Chemin des Poètes » en 2015.

cf. http://biloba.over-blog.com/2015/04/ch15-9-cumulonimbus.html

Note : Encre de couverture de Danielle Berthet.

 

1- la toile de l'un / 2 et 3- iha / 4- scan
1- la toile de l'un / 2 et 3- iha / 4- scan
1- la toile de l'un / 2 et 3- iha / 4- scan
1- la toile de l'un / 2 et 3- iha / 4- scan

1- la toile de l'un / 2 et 3- iha / 4- scan

Partager cet article

Repost0
14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 05:05

(Avant d'oublier, merci à Tiphaine pour ce bon conseil de lecture...)

Alors, les références :

Jean-Paul Didierlaurent : Le liseur du 6h27, éditions Folio.

Voilà un petit livre de rien du tout qui vous fait un bien fou. Un de ces "enjoliveurs" dont nous parlions récemment avec monsieur Ahoui... Les héros n'en sont pas : ils ont une vie "bin ordinaire" (ouvrier d'usine, dame-pipi, pensionnaires d'une maison de retraite, etc.) qu'ils parviennent à rendre extraordinaire par la magie de la lecture...

Figurez-vous que tous les matins, dans le RER, Guylain, le narrateur, lit quelques pages de bouquins échappés du pilon aux passagers présents, littéralement sous le charme... Je ne vous raconte pas la suite, vous aurez, j'en suis sûr, plaisir à la découvrir...

On pense parfois à Joël Egloff, -c'est un compliment- , pour le paradoxe des situations et la grisaille ambiante qui parvient malgré tout à générer un humour délicat et beaucoup de chaleur humaine...

1- bandeannonceculture.com / 2- editionsedito.com / 3- mylittlebookclub.fr
1- bandeannonceculture.com / 2- editionsedito.com / 3- mylittlebookclub.fr
1- bandeannonceculture.com / 2- editionsedito.com / 3- mylittlebookclub.fr

1- bandeannonceculture.com / 2- editionsedito.com / 3- mylittlebookclub.fr

Partager cet article

Repost0
9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 05:08

                          Haïkus de SÔSEKI à rire et à sourire (éditions Philippe Picquier) :

Oui, oui, les haïkus peuvent être drôles... Ceux de Sôseki le sont dans leur fulgurance malicieuse :

L'automne arrive

Sans crier gare 

à l'intérieur de la moustiquaire

Ou leur trivialité déconcertante :

Dans le colza fleuri

Un caca du facteur

En plein jour

Ou encore leurs références volontiers ironiques au monde japonais :

Quelques coups

Et il crache les moustiques du jour

Le petit crapaud de bois

Un deuxième pour faire bon poids :

Printemps à Nara

Douze Généraux célestes

à la peinture écaillée

Le lecteur est bien aidé dans sa gymnastique des zygomatiques par les délicieuses illustrations du peintre Minami Shinbô, naïves, réalistes et poétiques à la fois. Le regard et les yeux des personnages étant particulièrement expressifs...

Situons rapidement l'auteur : Natsume Sôseki : écrivain japonais de la fin du XIX° et début du XX°, représentant de la modernité, connu pour ses romans (cf. Je suis un chat *), ses nouvelles et ses haïkus...

* existe aussi en version manga, éditions Picquier.

scan
scan
scan
scan

scan

Partager cet article

Repost0
21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 05:05

Il est grand temps de vous dire un mot ou deux concernant le livre d'Yves avant qu'il ne soit épuisé...

                                   Yves BARRÉ : Rue des courtils (Atelier de Groutel) :

Numéro 33 de la collection « Choisi », ce portfolio a beaucoup d'allure... Malgré deux ou trois coquilles superfétatoires, quasi inévitables, les soins apportés par le maître-imprimeur Jacques Renou pour aider à l'accouchement n'y sont sans doute pas pour rien.

Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, redisons que l'ami Yves est un amoureux des mots, qu'il en connaît l'épaisseur et la résonance, sans parler de leur charge poétique potentielle. Éminent tomatologue, il salive à l'avance, rien qu'en murmurant leur nom de baptême : « Cerise noire ». Ou bien il nous emmène en voyage historico-géographique avec la « 1884 ».

Ne nous y trompons pas cependant, son jardin n'est pas celui de Trénet : s'il est lui aussi « extraordinaire », il n'en reste pas moins terriblement réaliste. Foin de bisounours dans le potager barréien ! Les taupes y creusent leurs galeries, ruinant les promesses de récolte, la grive chipe les graines, le petit pois sort du rang... Ajoutons que, dans les environs immédiats du courtil, se trament des drames atroces : page 10, la chatte de la maison se croque un troglodyte; page 17, un épervier, merle entre les pattes, fonce vers son fatal destin et se scratche sur la vitre...

Ce qui ne l'empêche pas de décoller parfois, pour voguer en absurdie, comme dans ce Jardin en mai // C'est le moment de récolter vos spaghettis. Dès la planche libérée, procédez à un griffage superficiel, puis plantez des tomates. Au sud de la Loire, vous pourrez encore semer quelques graines de parmesan d'une variété hâtive. // Ou cette Pastille à l'argousier // Je me demande quelle couleur aurait le bonbon à sucer suisse si on n'y avait pas ajouté le paprika. //

En bonus, vous aurez droit à l'après-lire de Louis Dubost, « collègue » poète-jardinier, à une linogravure grand format de l'auteur et à un marque-pages en dentelle de l'épouse.

 

Pratique : ouvrage à commander à l'Atelier de Groutel, 25 Groutel 72610 Champfleur (21 euros, port compris).

Et si vous ne connaissez pas encore l'oiseau, allez voir par là : http://ahoui.eklablog.com/

1/2- ahoui.eklablog.com / 3- pjtg.over-blog.com /
1/2- ahoui.eklablog.com / 3- pjtg.over-blog.com /
1/2- ahoui.eklablog.com / 3- pjtg.over-blog.com /

1/2- ahoui.eklablog.com / 3- pjtg.over-blog.com /

4/5/6 - images google
4/5/6 - images google
4/5/6 - images google

4/5/6 - images google

Partager cet article

Repost0
13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 05:06

Denis HEUDRÉ : Bleu naufrage (éditions la sirène étoilée) :

Sous-titré élégie de Lampedusa, ce livre est, au sens fort du terme, bouleversant...

Profondément choqué par la tragédie de ces centaines de migrants venus se noyer en octobre 2013 aux portes de l'Europe, l'auteur exprime son écoeurement devant les images de son poste de télé. Cette multitude de morts devient vite anonyme, juste répertoriée par un numéro peint sur le cercueil. cimetière de Lampedusa / où les citoyens italiens / ont un nom / et les malheureux d'Afrique / un nombre //

Denis Heudré s'attache alors au numéro Quinze, -un cercueil de petite taille, sans doute celui d'un enfant-, appellation qu'il va mettre en avant tout au long de son chant funèbre, à travers ses courts poèmes, parfois comme éclatés sur la page, espérant ainsi lui redonner un semblant d'humanité, en le tirant de l'oubli. C'est que, gavé d'images « sensationnelles », le téléspectateur lambda est vite blasé et veut passer à autre chose. D'autant plus que la ronde des catastrophes n'en finit pas sur le petit écran...

Mais pas question d'oublier Quinze pour Denis Heudré. Quinze jamais arrivé / pourtant là en moi / parfois présence trahie par d'autres pensées // Ni trois mois après : le bleu ne sera plus jamais bleu, ni un an plus tard : 3 octobre 2014 / Le JT titre sur la chaleur / on se baigne à Nice / dans ton eau / plus personne pour penser / à Lampedusa...

*

Faire connaissance avec Denis Heudré, ici : http://denisheudre.free.fr/

1- ivoirtv.net / 2- parismatch.com / 3- babelio.com
1- ivoirtv.net / 2- parismatch.com / 3- babelio.com
1- ivoirtv.net / 2- parismatch.com / 3- babelio.com

1- ivoirtv.net / 2- parismatch.com / 3- babelio.com

Partager cet article

Repost0