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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 05:00

Trouvé dans la revue : "L'estracelle" un poème de Guillaume Guérard, jeune poète de la Maison de la Poésie du Nord-Pas-de-Calais... C'est un véritable chant d'amour à la poésie.

Poésie

Ta place est partout

ô poésie !

Ecriture de la vie

Chanson du rêve

ne tombe pas dans l'oubli

de nos raisons

ne tombe pas dans le non-sens

de certaines chansons

ne tombe pas dans l'ignorance

de certaines personnes !

Crée !

Chante !

Vis !

ô poésie !

Magie de tous les écrits

Ta place est partout

ô poésie !

 

(Guillaume Guérard)

 

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 05:04

Aujourd'hui, un poème pour saluer la gallinule (on dit aussi une poule d'eau) rencontrée furtivement un dimanche matin sur les rives du lac de La Ferté-Macé...

 

Plouf !

la poule d’eau

du Pouldu

a pondu

un oeuf

dans l’eau

 

Par bonheur

la gallinule

avait opté

pour le modèle

waterproof

ouf !

 

J-C. T.

(inédit)

photos : flora
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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 05:09

Nous avons récemment rencontré le poète Thomas Vinau à l'occasion de la remise du prix Joël Sadeler, à Ballon (72). Opportunité de découvrir (un peu) l'oeuvre abondante et variée de cet auteur qui a promis de venir un jour jusqu'à Durcet...
En attendant, voici un poème :

 

BANQUETTE MELON

         Chère madame chignon fruité,

Si vous trouvez ce mot au bon moment, il sera entre un rayon de soleil et la banquette melon du siège 43 de l'allée de gauche du bus de 17 heures de la ligne 7. Je prends cette ligne chaque soir et je peux, la plupart du temps, garder un oeil sur le reflet de votre nuque lorsque l'autobus traverse le grand boulevard ensoleillé du 3ème arrondissement. Mais la semaine dernière, un évènement incongru est venu perturber cette tendre demi-heure de paix tiède que la bonne grâce de votre silhouette daignait jusqu'alors accorder à mes yeux de vieil homme fatigué. Vous avez échangé votre place favorite avec une affreuse paire d'enfants criards qui n'ont fait pendant tout le trajet que remplacer la pure douceur de votre présence par les éclats disgracieux de leur immaturité hostile. C'est pourquoi je vous serais particulièrement reconnaissant, si vous avez une quelconque forme d'éducation et de respect pour le troisième âge, de reprendre vos anciennes habitudes afin de ménager les dernières heures solitaires d'un vieux monsieur respectable.

                                                                                                                                                                                           Bien affectueusement,

                                                                                                                                                                                           Monsieur canne en buis.

Thomas Vinau

(Collections de sombreros ?

Rougier V. éd. 2017)

1- annebrunswic. fr / 2- antiques-delaval.com
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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 05:06

Aujourd'hui, un poème de Christophe Jubien, extrait de La tristesse du monde, publié en 2016, aux éditions Henry.

MILY

Elle aime les chats

qui se dérobent

aux caresses des hommes

 

le rouge-gorge dans ses jambes

quand elle bine son lopin

 

et les milliers de myrtilles

qui se laissent grappiller

sur les pentes des collines

où elle monte en été

 

ce qui lui fait

bon an, mal an

trente millions de bons amis

 

son mari

monogame éperdu

s'accroche

 

(Christophe Jubien.)

**********************************

N.B. : on peut retrouver Christophe sur "radio grand ciel", où il anime une émission de poésie "La route inconnue", à écouter par ici :

http://radiograndciel.fr/02-Emissions/RouteInconnue/emission.html

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23 décembre 2016 5 23 /12 /décembre /2016 05:05

Aujourd'hui, un petit poème de Guy Chaty :

 

La danseuse

en suspension

de pointe

la tête bien posée

sur le cou

pense soudain

à sa facture

de gaz

restée

en souffrance

 

Guy CHATY

(Comme en poésie, n° 68)

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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 05:05

Aujourd'hui, un poème de Pierre Tréfois, extrait de Tropique du suricate, éditions Gros Textes, 2012.

*

Le manque perpétuel

 

Si je tombe à court

de poésie,

je contemple

ma femme,

mon chat

ou mon jardin.

Le manque se mue

alors en plénitude,

vu que ma femme

s'est taillée

en emportant

le chat

et le jardin.

 

(Pierre Tréfois)

*

Signalons par ailleurs que Jean-Louis Rambour a récemment posé ses mots sur les peintures de Pierre Tréfois dans "L'éphémère capture", éditions Eranthis.

On en parle par ici : http://www.sitaudis.fr/Parutions/l-ephemere-capture-de-jean-louis-rambour-et-pierre-trefois.php

1- sitaudis.fr / 2- babelio.com
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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 04:01

Billet dédié à Yves, grand admirateur du babiroussa.

+

Vous vous rappelez sans doute, nous avions déjà parlé du babiroussa par ici : http://biloba.over-blog.com/article-19464377.html

Eh ! bien, il fait son grand retour à travers un livre de poèmes d'Andrée Clair, Le babiroussa et les autres, publié en 1965 aux éditions Istra et accompagné des dessins de Ragataya.

Livre modeste, un tant soit peu rafraîchissant, pour un animal qui ne l'est pas moins...

Profitons-en pour l'honorer d'une citation de derrière les fagots :

"Le babiroussa a un régime omnivore, il mange tout ce qu'il trouve sur son chemin... Mais si vous voulez vraiment lui faire plaisir, offrez-lui une fritillaire pintade, il en est très friand." (Teilhard de Chardin, Conseils aux voyageurs en recherche, éditions de l'Erg.)

1 à 3 : scan
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27 août 2016 6 27 /08 /août /2016 04:06

Ne faisons pas le malin ni le savant : j'avoue ne pas connaître le poète Yves Bonnefoy, récemment disparu. Quelques (bonnes) infos par ici : http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2016/07/01/mort-d-yves-bonnefoy-poete-traducteur-et-critique-d-art_4962338_3382.html

Je ne connais qu'un seul poème, très beau :

+

Passant,

regarde ce grand arbre

et à travers lui

il peut suffire.

 

Car même déchiré, souillé,

l'arbre des rues,

c'est toute la nature,

tout le ciel,

l'oiseau s'y pose

le vent y bouge, le soleil

y dit le même espoir

malgré la mort.

 

Philosophe,

as-tu chance d'avoir l'arbre

dans ta rue,

tes pensées seront moins ardues,

tes yeux plus libres,

tes mains plus désireuses

de moins de nuit.

+

Yves Bonnefoy (La longue chaîne de l'ancre)

+

(Notes :

1- image n° 2 : l'arbre bleu, peinture d'Alechinsky)

2- image n° 3 : date de naissance fantaisiste : Y. B. est né en 1923...)

1- pariscotejardin.fr / 2- travelfranceonline.com / 3- mortdhomme.hautetfort.com
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21 août 2016 7 21 /08 /août /2016 04:05

Aujourd'hui, un poème de Jean-Luc Despax, extrait de "9.3 blondes light", paru dernièrement aux éditions du Temps des cerises :

CIGARETTE 24

LE SECOND

"Le premier qui compara la femme à une rose

Etait un poète. Le second un imbécile."

Le deuxième poète qui compara la femme à une rose

Etait donc un imbécile. Le troisième fut un homme.

Le premier imbécile qui compara une rose à une femme

Etait un horticulteur. Le second lui fit de la concurrence.

La première rose qui compara une femme

A une imbécile était jalouse. La seconde était avocate.

La première femme qui compara un homme à une rose

Avait la tête ailleurs. La seconde lui confia tous ses problèmes.

Le premier poème qui se lança comme une fleur dans les comparaisons

Inventa la métaphore. Les imbéciles trouvèrent la chose épineuse.

Le premier qui me dit que mon poème est nul je lui en offre

Vingt-quatre. Le second je le compte pour rien.

(Jean-Luc Despax)

+

Faire connaissance avec l'auteur : https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Luc_Despax

1- letempsdescerises.net / 2- transfashions.com
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11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 04:06

Poème paru une première fois le 9 novembre 2008.

+

Le pain

La surface du pain est merveilleuse d’abord à cause de cette impression quasi panoramique qu’elle donne : comme si l’on avait à sa disposition sous la main les Alpes, le Taurus ou la Cordillère des Andes.

Ainsi donc une masse amorphe en train d’éructer fut glissée pour nous dans le four stellaire, où durcissant elle s’est façonnée en vallées, crêtes, ondulations, crevasses… Et tous ces plans dès lors si nettement articulés, ces dalles minces où la lumière avec application couche ses feux, - sans un regard pour la mollesse ignoble sous-jacente.

Ce lâche et froid sous-sol que l’on nomme la mie a son tissu pareil à celui des éponges : feuilles ou fleurs y sont comme des sœurs siamoises soudées par tous les coudes à la fois. Lorsque le pain rassit, ces fleurs fanent et se rétrécissent : elles se détachent alors les unes des autres, et la masse en devient friable…

Mais brisons-la : car le pain doit être dans notre bouche moins objet de respect que de consommation.


Francis PONGE, Le parti pris des choses, éditions Gallimard.

+

Note complémentaire : illustrations nouvelles.

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