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10 mai 2021 1 10 /05 /mai /2021 04:00

Il y avait un bon moment que nous n'étions pas allés fréquenter cette rubrique : "Nom d'un poète !"... Aujourd'hui, le sujet peut paraître délicat. Il l'est... Toutefois, c'est avec l'accord de l'auteure que je vous propose ce billet sur des "pompes funèbres" qui portent le nom de notre poète du jour, à savoir Marie-Josée Christien...

Vous avez peut-être croisé Marie-Jo au Printemps de Durcet, sinon voici un lien pour faire connaissance :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Marie-Jos%C3%A9e_Christien

Deux ou trois poèmes qui évoquent le thème :

Paradoxe : à mesure que les risques liés à ma maladie chronique s’éloignent, la mort s’approche chaque année un peu plus.

C’est quand on accepte enfin la mort que la vie peut commencer.

L’oubli est la seule mort d’un artiste.

 

Extraits de "Eclats d'obscur et de lumière" (Les Editions Sauvages, 2021)

 

***         ****

 

 « If  I die, I die », Virgin Prunes

 

Je quitterai le lieu

d’où je ne suis pas partie

 

comme une soif

que rien n’apaiserait

 

je m’en irai

sans prendre congé

je poserai mes braises

 

puisque déjà

j’inexiste.

 

***

 Quand la fulgurance

des mots

sera ma dernière illusion

perdue

la fin sera proche

 

La mort confirmera

que je n’étais pas nécessaire.

***

Qu’est-ce qui sépare

la vie de la mort ?

Le souffle. 

 

Extraits de "Affolement du sang" (Al Manar, 2019)

..............................

Bonus : pour accompagner l'ensemble, réécoutons les joyeuses "Pompes funèbres" de Julos Beaucarne...

- 1 et 2 : scan 1ère de couv' / 3 et 4- pfunebreschristien.pagesjaunes.fr / 5- photo : yvon kervinio. /
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- 1 et 2 : scan 1ère de couv' / 3 et 4- pfunebreschristien.pagesjaunes.fr / 5- photo : yvon kervinio. /

- 1 et 2 : scan 1ère de couv' / 3 et 4- pfunebreschristien.pagesjaunes.fr / 5- photo : yvon kervinio. /

youtube.

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5 février 2021 5 05 /02 /février /2021 05:00

Patrick (Joquel) m'a envoyé la photo d'une camionnette estampillée "Mathy". Comme vous l'ignorez sans doute, c'est le nom d'un fabricant de raviolis réputé; installé à Mougins, sur la côte d'azur...

En revanche, vous savez peut-être que Mathy est aussi le nom d'un poète d'aujourd'hui...

Quelques précisions : poète belge francophone, né au Congo, en 1956. Se partage actuellement entre la Belgique et Pouilly-sur-Loire. A publié quelques dizaines de recueils et reçu de nombreux prix littéraires, le dernier en date : le Mallarmé, en 2017, pour Veilleur d'instants (éditions l'herbe qui tremble.)

Pas trouvé de "raviolis" dans ses vers, dommage ! Qu'à cela ne tienne, je vous propose deux ou trois de ses poèmes :

 

Bribes de mots
cueillis aux alentour 

On les porte 
au-dedans de soi 

On fait silence 
pour écouter ce qu’ils disent 

Parfois
ils nous offrent un poème 

Quand nous le lisons
nous découvrons les alentours.

Bribes de mots
cueillis aux alentour 

On les porte 
au-dedans de soi 

On fait silence 
pour écouter ce qu’ils disent 

Parfois
ils nous offrent un poème 

Quand nous le lisons
nous découvrons les alentours.

Bribes de mots
cueillis aux alentour 

On les porte 
au-dedans de soi 

On fait silence 
pour écouter ce qu’ils disent 

Parfois
ils nous offrent un poème 

Quand nous le lisons
nous découvrons les alentours.

Où vont nos jours ? 
Où vont nos nuits ?

Où se retrouver, 
quand les jours sont 
des barques trouées, et que l’on est incapable 
de marcher sur les eaux ?

Nous avançons, 
le cœur en miettes.

Peut-être
faut-il l’offrir aux oiseaux, pour qu’avec leurs chants, 
revienne la lumière.

Parfois un ange nous traverse,
comme une absence,
un rire dont nous n’aurions perçu
que la transparence.

Un affluent nous a rejoint
au seul souci
de se mêler à notre eau.

Nous avançons plus forts,
sans même savoir que,
au plus profond de nous,
un visage
nous a fait don de disparaître.

(extrait de Veilleur d'instants)

 

================

La mousse apprivoise le bois,
Monte jusqu’aux branches,
S’abreuve à la lumière des feuilles,
Risque sa douceur
Sous le bec des oiseaux.

Les nids les plus doux
Sont toujours tissés
D’un peu de tendresse arrachée.

(extrait de l'atelier des saisons)

 

===========================

Bribes de mots

cueillis aux alentours

 

On les porte

au-dedans de soi

 

On fait silence

pour écouter ce qu'ils disent

 

Parfois

ils nous offrent un poème

 

Quand nous le lisons

nous découvrons les alentours.

 

(extrait de Veilleur d'instants)

 

===============================

Suite à une malencontreuse fausse manoeuvre, j'ai effacé plusieurs de vos commentaires ! Je vous prie de m'en excuser (platement).
Si votre bonté va jusqu'à les réécrire, je ne serai pas vexé, merci...

 

 

 

1 et 2- mathy.com / 3- photo : joquel / 4- lavenir.be /
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27 août 2019 2 27 /08 /août /2019 04:00

Aujourd'hui, une photo envoyée par l'ami André Schetritt, prise sur la plage et le port de Cancaval sous la Richardais, sur Rance Maritime, dans le département d'Ille-et-Vilaine.

Il nous propose ce titre : "Hommage breton à la littérature créole"...

Bravo à lui pour le coup et le clin d'oeil...

+ Un poème d'Edouard Glissant, bien sûr :

 

Arrière-plage

Rocs, on vous guette — et votre soif

Attise un vent plus dur que le toucher des vagues.

Vous serez sable sec au goût de désespoir,

Strié du vent.

Bon pour litière aux coquillages,
Que la mer pour la mort
Jugea et rejeta.

 

(Edouard Glissant)

 

 

 

1) photo : André S. / 2) poezibao.typepad.com
1) photo : André S. / 2) poezibao.typepad.com

1) photo : André S. / 2) poezibao.typepad.com

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31 janvier 2019 4 31 /01 /janvier /2019 05:02

Un petit nouveau dans la rubrique : "Nom d'un poète !" avec Gilles Cheval, poète de la région parisienne, doublé de "manager" (avec la plasticienne Floriane Fagot) des éditions Mazette.

Site des éditions Mazette : http://www.editions-mazette.fr/

Découvert une plaque à Saint-Hilaire-du-Harcouët (Manche) signalant un horticulteur portant son nom, mais pas trouvé de poème sur le thème du cheval...

Pas grave, en voici un qui n'a rien à voir :

Comment vous expliquer… J’aime les lieux vacants et les moments perdus. Les stations-service la nuit le long des autoroutes, comme des rochers lumineux perdus au milieu des coulées de bitume. L’attente sur les quais de gare, les longues minutes qui séparent de l’être aimé. Le bord des falaises. Le dernier pas avant la chute. Et l’immensité à perte de vue.

A perte de brume…

Le café inconscient aux premières heures de l’aube, la sonnerie du téléphone qui perce la nuque, les yeux fourbus hors de l’obscurité, avides de repères. Et, par-dessus tout, le mot NEANT inscrit sur ma carte d’identité en face de la mention « Signes particuliers ».

                                                   (Gilles Cheval, Vous êtes ici, Mazette)

(poème primé lors du Prix Emile Snyder 1996 – St-Quentin-en-Yvelines, paru dans la revue Sapriphage)

En bonus, quelques photos de Gilles Cheval à Durcet...

photos : 1- flora / 2- patrick / 3- joëlle
photos : 1- flora / 2- patrick / 3- joëlle
photos : 1- flora / 2- patrick / 3- joëlle
photos : 1- flora / 2- patrick / 3- joëlle

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22 août 2017 2 22 /08 /août /2017 04:06

Retour à la rubrique "Nom d'un poète !" avec Jacques Bertin, poète-chanteur, chanteur-poète, comme vous voulez...

J'ai trouvé des Bertin dans les transports, les machines à coudre, la menuise, la boucherie, le bâtiment, la technologie, l'immobilier, la rhumatologie, etc. Bref, pour faire la synthèse, je vous invite à (ré)écouter "Paroisse" dont voici les paroles, - "du cousu main" - :

Jacques Bertin
Paroles de la chanson « Paroisse »

 
Des femmes sont assises dans l'hiver
Le long de la radio, sur un dernier travail
C'est tard la nuit, il est déjà dans les dix heures
Depuis longtemps dorment dans les chambres glacées
Des enfants protégés du mal par un signe de croix
Des femmes sont assises dans l'hiver. Il fait grand froid.

A la gare on attend encore le train de Combourg et Dol
Dans la prairie les gitans guettent le sommeil des chevaux
Ils ont plié le cirque dérisoire et ils s'en vont. Demain
Les maçons ne travailleront pas sans doute à cause du gel
Demain il y a messe pour la jeune fille qui est en deuil
De Nantes vient le givre avec ses cuivres. Il fait grand froid.

Paroisse de l'année soixante. O périphérie de la paix
Femme posée comme une lampe à huile dans le silence
Rassemble dans cet écrin-là tous tes enfants. Emporte-les
Vers le bon dieu et qu'on ne nous sépare pas
Demande-lui si c'est bien demain que le payeur passe
Et quand va-t-on enfin goudronner la rue. Tu as froid.

Tu fermes la radio. Tu montes en faisant attention
Vers un endroit que je t'ai préparé dans ma mémoire
Et qui s'est détaché de moi pour vivre, comme une chanson
Où tu es bien parce qu'on ne nous séparera pas.
 
**********************************************************************************************
Anecdote : Rennes, fin du XX° siècle : le tour de chant de Bertin démarre tout juste avec cette chanson : "Des femmes sont assises dans l'hiver..." Arrivée en retard, une dame essaie de trouver une place le plus discrètement possible... Le chanteur, pince-sans-rire : "Asseyez-vous, madame, il reste des places au premier rang..."
1- machinesacoudre-caen.fr / 2- menuiserie-bertin-abbeville80.fr / 3- archives-rennes.fr / 4- bertinimmobilier.fr
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10 mai 2017 3 10 /05 /mai /2017 04:04

Après le cidre - cf. article du biloba : http://biloba.over-blog.com/article-34140616.html

voici les meubles François David !

Photo transmise par Jacques Fournier qui s'est souvenu de la rubrique "nom d'un poète !"

Merci à lui.

Le poète François David a écrit de très nombreux livres... Des albums, des contes, des romans, des pièces de théâtre, etc. Et, bien sûr, quantité de poèmes... Je ne saurais dire si l'un d'entre eux évoque des meubles ou pas. En voici un très beau :

 

Les enfants amoureux

Aux enfants

On dédie des poèmes

Mais on ne parle jamais d'amour

Cela ne se fait pas

Réservé pour plus tard

Ils ont le temps

Quand ils seront grands

Mais les enfants n'attendent pas

Ils aiment être amoureux

D'un ours en peluche

D'un chat de la gouttière

D'une petite fille de la même école

D'un petit garçon qui a froid aux mains.

 

François David

(Anthologie : Dis-moi si tu m'aimes, Milan jeunesse.)

1- photo : jacques fournier / 2- pages jaunes
1- photo : jacques fournier / 2- pages jaunes

1- photo : jacques fournier / 2- pages jaunes

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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 05:01

Le saviez-vous ? : la maison Brémond fabrique des calissons d'Aix depuis 1830, presque deux siècles...

Bon, me direz-vous, et alors ?

Eh ! bien, le père fondateur de la maison s'appelait Jacques, comme le poète (et éditeur) Jacques Brémond...

J'ai cherché (un peu), Yves a cherché aussi (beaucoup) : notre poète n'a, semble-t-il, jamais chanté la succulence des calissons... Qu'importe ! Nous nous contenterons du poème qu'il nous avait confié en 2011 pour prendre place sur la balise onze du "Chemin des Poètes" de Durcet.

 

tard.

les étoiles comme des lunes en morceaux

encore un peu donnent la fête.

et les clignotements des yeux fatigués

le tard du soir arrive sur mes bras

et les fatigues des travaux cognent à mon cœur

c’est la journée qui s’en va.

 

Jacques BRÉMOND

(Guillaume des ors

- Le dé bleu / écrits des forges)

1- alamy.com / 2- lolmede.mobi / 3- scan / 4- jacques brémond durcet 2011 (photo : claude burneau)
1- alamy.com / 2- lolmede.mobi / 3- scan / 4- jacques brémond durcet 2011 (photo : claude burneau)
1- alamy.com / 2- lolmede.mobi / 3- scan / 4- jacques brémond durcet 2011 (photo : claude burneau)
1- alamy.com / 2- lolmede.mobi / 3- scan / 4- jacques brémond durcet 2011 (photo : claude burneau)

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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 05:04

Pas sûr que vous connaissiez bien la comtesse Anna de Noailles, née Bibesco Bassaraba de Braucovan...

Un petit coup de mâme Wiki pour vérifier : https://fr.wikipedia.org/wiki/Anna_de_Noailles

Bon, si elle est là aujourd'hui, ce n'est pas sans raison : il existe au minimum une pâtisserie Noailles à Nîmes et une boulangerie-pâtisserie du même nom à Beaucaire...

De là à trouver dans son oeuvre des poèmes dédiés aux éclairs au chocolat, à la tarte aux fraises ou à la baguette parisienne, bernique !... Il n'y aura donc qu'un lien très ténu entre l'image et le poème...

(Merci de votre compréhension.)

CHALEUR 

 

Tout luit, tout bleuit, tout bruit,

Le jour est brûlant comme un fruit

Que le soleil fendille et cuit.

Chaque petite feuille est chaude

Et miroite dans l'air où rôde

Comme un parfum de reine-claude.

Du soleil comme de l'eau pleut

Sur tout le pays jaune et bleu

Qui grésille et oscille un peu.

Un infini plaisir de vivre

S'élance de la forêt ivre,

Des blés roses comme du cuivre.

Anna de Noailles

**********************************************

Le désir triomphal.

Recueil : Poème de l'amour (1924)

Le désir triomphal, en son commencement,
Exige toutes les aisances ;
Il ignore le temps, le sort, l'atermoiement ;
Il exulte, il chante, il s'avance !

On serait stupéfait et transi de savoir,
Aux instants où l'amour débute,
Combien seront soudain précaires l'abreuvoir,
Le dur pain et la pauvre hutte !

Le cœur éclaterait comme d'un son du cor
S'il entrevoyait dans l'espace
Tant de honte acceptée humblement, pour qu'un corps
Ne nous prive pas de sa grâce.



Anna de Noailles.

 

*******

Bonus +++ : l'ami Yves, "fouineur" d'Internet de première, nous a trouvé "le" poème qui colle pile poil :

La boulangerie est énorme ;

il entre et sort de larges pains ,

Couleur de bois blanc des sapins ,

Et ronds comme des chats qui dorment .

Anna de Noailles

(extrait du poème La petite ville,

in L'ombre des jours.)

 

1- patisserie-noailles.fr / 2- lesphotosdefrancis.xooit.fr / 3- babelio.com
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1- patisserie-noailles.fr / 2- lesphotosdefrancis.xooit.fr / 3- babelio.com

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5 août 2016 5 05 /08 /août /2016 04:08

Note : ci-dessous, l'article original, paru une première fois le 17 août 2010 :

+

Encore une belle pièce pour la catégorie "Nom d'un poète", un garage Queneau déniché au sud de Tours, très exactement à Esvres(37)...

On roulait tranquillement quand j'aperçois ce panneau. Zoup ! demi-tour et arrêt sur le parking d'en face pour prendre la photo.

Au bout d'un moment, intrigué, le propriétaire des lieux s'enquiert de notre démarche...

On lui explique que son garage porte le nom d'un poète et que etc. Et le monsieur, très sympathique, qui nous déclare qu'il pense être un lointain cousin de Raymond ! Lui s'appelle Kléber et comme c'est aussi un passionné de vélo, la conversation va ...bon train...

+ Ajout 2016 :

autre poème en relation plus ou moins directe avec notre garage Queneau :

Les problèmes de la circulation

Il a pris sa voiture les pigeons avaient chié dessus

Et puis il a fait du cinq de moyenne

Pendant des heures et des heures

Il a éraflé une aile

Il a bosselé son pare-chocs

On lui a craché sur son pare-brise

Et il a attrapé cinq contraventions

Ah qu’il ah qu’il ah qu’il est content

D’avoir promené sa bonne ouature

Si elle lui a coûté d’argent

C’est pas pour faire des confitures

Et bing et poum et bing et pannnn

Raymond Queneau (Courir les rues)

1 et 3 : photos flora / 2 : sp.k12.fr
1 et 3 : photos flora / 2 : sp.k12.fr
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1 et 3 : photos flora / 2 : sp.k12.fr

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8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 04:06

Dans la rubrique "Nom d'un poète !", un poème d'Alphonse de Lamartine, extrait d'un extrait de Jocelyn, qui évoque, au moins au départ, le jardin...

*

Pour les curieux, le "jardin Lamartine" se trouve à Chalon-sur-Saône (photos de Claude Vercey).

*

à noter : il en est d'autres à Mâcon et à Varennes ainsi qu'un "jardin de Lamartine", résidence pour séniors, à Tresserve.

*

Enfant, j'ai quelquefois passé des jours entiers
Au jardin, dans les prés, dans quelques verts sentiers
Creusés sur les coteaux par les boeufs du village,
Tout voilés d'aubépine et de mûre sauvage,
Mon chien auprès de moi, mon livre dans la main,
M'arrêtant sans fatigue et marchant sans chemin,
Tantôt lisant, tantôt écorçant quelque tige,
Suivant d'un oeil distrait l'insecte qui voltige,
L'eau qui coule au soleil en petits diamants,
Ou l'oreille clouée à des bourdonnements;
Puis, choisissant un gîte à l'abri d'une haie,
Comme un lièvre tapi qu'un aboiement effraie,
Ou couché dans le pré, dont les gramens en fleurs
Me noyai
ent dans un lit de mystère et d'odeurs,
Et recourbaient sur moi des rideaux d'ombre obscure,
Je reprenais de l'oeil et du coeur ma lectu
re.

.../...

Lamartine (Jocelyn)

1/2 : photos : claude vercey / 3 : chateaulamartine.com
1/2 : photos : claude vercey / 3 : chateaulamartine.com
1/2 : photos : claude vercey / 3 : chateaulamartine.com

1/2 : photos : claude vercey / 3 : chateaulamartine.com

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