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10 mai 2017 3 10 /05 /mai /2017 04:04

Après le cidre - cf. article du biloba : http://biloba.over-blog.com/article-34140616.html

voici les meubles François David !

Photo transmise par Jacques Fournier qui s'est souvenu de la rubrique "nom d'un poète !"

Merci à lui.

Le poète François David a écrit de très nombreux livres... Des albums, des contes, des romans, des pièces de théâtre, etc. Et, bien sûr, quantité de poèmes... Je ne saurais dire si l'un d'entre eux évoque des meubles ou pas. En voici un très beau :

 

Les enfants amoureux

Aux enfants

On dédie des poèmes

Mais on ne parle jamais d'amour

Cela ne se fait pas

Réservé pour plus tard

Ils ont le temps

Quand ils seront grands

Mais les enfants n'attendent pas

Ils aiment être amoureux

D'un ours en peluche

D'un chat de la gouttière

D'une petite fille de la même école

D'un petit garçon qui a froid aux mains.

 

François David

(Anthologie : Dis-moi si tu m'aimes, Milan jeunesse.)

1- photo : jacques fournier / 2- pages jaunes
1- photo : jacques fournier / 2- pages jaunes

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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 05:01

Le saviez-vous ? : la maison Brémond fabrique des calissons d'Aix depuis 1830, presque deux siècles...

Bon, me direz-vous, et alors ?

Eh ! bien, le père fondateur de la maison s'appelait Jacques, comme le poète (et éditeur) Jacques Brémond...

J'ai cherché (un peu), Yves a cherché aussi (beaucoup) : notre poète n'a, semble-t-il, jamais chanté la succulence des calissons... Qu'importe ! Nous nous contenterons du poème qu'il nous avait confié en 2011 pour prendre place sur la balise onze du "Chemin des Poètes" de Durcet.

 

tard.

les étoiles comme des lunes en morceaux

encore un peu donnent la fête.

et les clignotements des yeux fatigués

le tard du soir arrive sur mes bras

et les fatigues des travaux cognent à mon cœur

c’est la journée qui s’en va.

 

Jacques BRÉMOND

(Guillaume des ors

- Le dé bleu / écrits des forges)

1- alamy.com / 2- lolmede.mobi / 3- scan / 4- jacques brémond durcet 2011 (photo : claude burneau)
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1- alamy.com / 2- lolmede.mobi / 3- scan / 4- jacques brémond durcet 2011 (photo : claude burneau)

1- alamy.com / 2- lolmede.mobi / 3- scan / 4- jacques brémond durcet 2011 (photo : claude burneau)

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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 05:04

Pas sûr que vous connaissiez bien la comtesse Anna de Noailles, née Bibesco Bassaraba de Braucovan...

Un petit coup de mâme Wiki pour vérifier : https://fr.wikipedia.org/wiki/Anna_de_Noailles

Bon, si elle est là aujourd'hui, ce n'est pas sans raison : il existe au minimum une pâtisserie Noailles à Nîmes et une boulangerie-pâtisserie du même nom à Beaucaire...

De là à trouver dans son oeuvre des poèmes dédiés aux éclairs au chocolat, à la tarte aux fraises ou à la baguette parisienne, bernique !... Il n'y aura donc qu'un lien très ténu entre l'image et le poème...

(Merci de votre compréhension.)

CHALEUR 

 

Tout luit, tout bleuit, tout bruit,

Le jour est brûlant comme un fruit

Que le soleil fendille et cuit.

Chaque petite feuille est chaude

Et miroite dans l'air où rôde

Comme un parfum de reine-claude.

Du soleil comme de l'eau pleut

Sur tout le pays jaune et bleu

Qui grésille et oscille un peu.

Un infini plaisir de vivre

S'élance de la forêt ivre,

Des blés roses comme du cuivre.

Anna de Noailles

**********************************************

Le désir triomphal.

Recueil : Poème de l'amour (1924)

Le désir triomphal, en son commencement,
Exige toutes les aisances ;
Il ignore le temps, le sort, l'atermoiement ;
Il exulte, il chante, il s'avance !

On serait stupéfait et transi de savoir,
Aux instants où l'amour débute,
Combien seront soudain précaires l'abreuvoir,
Le dur pain et la pauvre hutte !

Le cœur éclaterait comme d'un son du cor
S'il entrevoyait dans l'espace
Tant de honte acceptée humblement, pour qu'un corps
Ne nous prive pas de sa grâce.



Anna de Noailles.

 

*******

Bonus +++ : l'ami Yves, "fouineur" d'Internet de première, nous a trouvé "le" poème qui colle pile poil :

La boulangerie est énorme ;

il entre et sort de larges pains ,

Couleur de bois blanc des sapins ,

Et ronds comme des chats qui dorment .

Anna de Noailles

(extrait du poème La petite ville,

in L'ombre des jours.)

 

1- patisserie-noailles.fr / 2- lesphotosdefrancis.xooit.fr / 3- babelio.com
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5 août 2016 5 05 /08 /août /2016 04:08

Note : ci-dessous, l'article original, paru une première fois le 17 août 2010 :

+

Encore une belle pièce pour la catégorie "Nom d'un poète", un garage Queneau déniché au sud de Tours, très exactement à Esvres(37)...

On roulait tranquillement quand j'aperçois ce panneau. Zoup ! demi-tour et arrêt sur le parking d'en face pour prendre la photo.

Au bout d'un moment, intrigué, le propriétaire des lieux s'enquiert de notre démarche...

On lui explique que son garage porte le nom d'un poète et que etc. Et le monsieur, très sympathique, qui nous déclare qu'il pense être un lointain cousin de Raymond ! Lui s'appelle Kléber et comme c'est aussi un passionné de vélo, la conversation va ...bon train...

+ Ajout 2016 :

autre poème en relation plus ou moins directe avec notre garage Queneau :

Les problèmes de la circulation

Il a pris sa voiture les pigeons avaient chié dessus

Et puis il a fait du cinq de moyenne

Pendant des heures et des heures

Il a éraflé une aile

Il a bosselé son pare-chocs

On lui a craché sur son pare-brise

Et il a attrapé cinq contraventions

Ah qu’il ah qu’il ah qu’il est content

D’avoir promené sa bonne ouature

Si elle lui a coûté d’argent

C’est pas pour faire des confitures

Et bing et poum et bing et pannnn

Raymond Queneau (Courir les rues)

1 et 3 : photos flora / 2 : sp.k12.fr
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1 et 3 : photos flora / 2 : sp.k12.fr

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8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 04:06

Dans la rubrique "Nom d'un poète !", un poème d'Alphonse de Lamartine, extrait d'un extrait de Jocelyn, qui évoque, au moins au départ, le jardin...

*

Pour les curieux, le "jardin Lamartine" se trouve à Chalon-sur-Saône (photos de Claude Vercey).

*

à noter : il en est d'autres à Mâcon et à Varennes ainsi qu'un "jardin de Lamartine", résidence pour séniors, à Tresserve.

*

Enfant, j'ai quelquefois passé des jours entiers
Au jardin, dans les prés, dans quelques verts sentiers
Creusés sur les coteaux par les boeufs du village,
Tout voilés d'aubépine et de mûre sauvage,
Mon chien auprès de moi, mon livre dans la main,
M'arrêtant sans fatigue et marchant sans chemin,
Tantôt lisant, tantôt écorçant quelque tige,
Suivant d'un oeil distrait l'insecte qui voltige,
L'eau qui coule au soleil en petits diamants,
Ou l'oreille clouée à des bourdonnements;
Puis, choisissant un gîte à l'abri d'une haie,
Comme un lièvre tapi qu'un aboiement effraie,
Ou couché dans le pré, dont les gramens en fleurs
Me noyai
ent dans un lit de mystère et d'odeurs,
Et recourbaient sur moi des rideaux d'ombre obscure,
Je reprenais de l'oeil et du coeur ma lectu
re.

.../...

Lamartine (Jocelyn)

1/2 : photos : claude vercey / 3 : chateaulamartine.com
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1/2 : photos : claude vercey / 3 : chateaulamartine.com

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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 05:03

Un rapprochement surprenant pour la rubrique : "nom d'un poète !", celui d'une dame Brulet qui exerce la profession d'infirmière quelque part en Belgique et celui de l'ami Gilles Brulet, poète des Cévennes, mais pas que...

Si vous ne connaissez pas l'oiseau, visitez donc son site :

http://gilles.brulet.pagesperso-orange.fr/gilles/accueil.html

Pour illustrer mon propos, je crois bien que son livre : "Haïku mon nounours" (éditions l'iroli) pourrait être éclairant.
*

Pour me protéger

mon nounours

dort les yeux ouverts

1- : atout-commerces.be / 2- : hellocoton.fr / 3- editions-liroli.net
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1- : atout-commerces.be / 2- : hellocoton.fr / 3- editions-liroli.net

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29 juillet 2015 3 29 /07 /juillet /2015 04:08

Gros titre dans la presse : André Breton quitte la prison ! C'est un scoop et, pour une fois, on peut le dire : c'est complètement surréaliste !......

Ajoutons pour ceux qui viennent d'une autre planète, qu'André Breton fut une sorte de pape du surréalisme, auteur de différents Manifestes, de Nadja et de Clair de terre...

Précisons enfin qu'il est né à Tinchebray (Orne), une ville toute proche de chez nous, en 1896...

Il n'a rien à voir avec Saint-Herblain, la preuve ici : http://www.ouest-france.fr/moi-andre-breton-medecin-st-herblain-3586759

Du coup, deuxième scoop : André Breton médecin !

Soyons juste, il fut médecin militaire (cf. Gilbert Guiraud, André Breton, médecin malgré lui, éditions l'Harmattan)

*

"Ma femme aux yeux d'eau pour boire en prison." (A. Breton, Union libre.)

*

En octobre 1921, André Breton se rend à Vienne pour y rencontrer Sigmund, le “plus grand psychologue du temps”, mais revient fort déçu de son contact avec l’ “une des agences les plus prospères du rastaquouérisme moderne”. Au lieu du Dieu espéré, il n’a trouvé qu’un “petit vieillard sans allure qui reçoit dans son pauvre cabinet de médecin de quartier. Ah, il n’aime pas beaucoup la France, restée seule indifférente à ses travaux... " (spp.asso.fr)

1- o-f. scan / 2- musee-lam.fr / 3- o-f. scan / 4- editions-harmattan.fr
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16 mai 2015 6 16 /05 /mai /2015 04:00

Francis Jammes est le président d'une grosse société, basée à Bassens, en Gironde et spécialisée dans l'achat, la vente et l'exploitation des bois exotiques.

Eh ! oui, ce n'est pas une blague, vous pouvez vérifier par ici :

bassens.cylex-france.fr/entreprises_10337785/ets-f--jammes-s-a-.html

Il porte donc le même nom que le poète Francis Jammes que vous aviez peut-être oublié...

Petit rafraîchissement de mémoire : http://www.poesie.net/jam2.htm

Ajoutons, bien sûr, un poème en relation avec les bois exotiques. J'ai trouvé celui-là :

La gomme coule…

Francis JAMMES

Recueil : "De l'Angélus de l'aube à l'Angélus du soir"

I

La gomme coule en larmes d’or des cerisiers.
Cette journée, ô ma chérie, est tropicale :
Endors-toi donc dans le parterre où la cigale
Crie aigrement aux cœurs touffus des vi
eux rosiers.

Dans le salon où l’on causait, hier vous posiez…
Mais aujourd’hui nous sommes seuls — Rose Bengale !
Endormez-vous tout doucement dans la percale
De votre robe, endormez-vous sous
mes baisers.

Il fait si chaud que l’on n’entend que les abeilles…
Endors-toi donc, petite mouche au tendre cœur !
Cet autre bruit ?… C’est le ruisseau sous les co
rbeilles

Des coudriers où dorment les martins-pêcheurs…
Endors-toi donc… Je ne sais plus si c’est ton rire
Ou l’eau qui court sur les cailloux qu’elle fai
t luire…

II

Ton rêve est doux — si doux qu’il fait bouger tes lèvres
Tout doucement, tout doucement — comme un baiser…
Dis, rêves-tu que sur un roc vont se poser
Parmi des thyms chèvrefeuilles de blanches
chèvres ?

Dis, rêves-tu que sur la mousse, en notes mièvres,
La source pure au fond du bois vient à jaser.
— Ou qu’un oiseau tout rose et bleu s’en va briser
Les fils de Vierge et faire au loin s’enfuir les
lièvres ?

Rêves-tu que la lune est un hortensia ?…
— Ou bien encor que sur le puits l’acacia
Jette des fleurs de neige d’or sentant la my
rrhe ?

— Ou que ta bouche, au fond du seau, si bien se mire,
Que je la prends pour une fleur qu’un coup de vent
A fait tomber, du vieux rosier, dans l’eau d’ar
gent ?

1/2/3 - fjammes.com / 4- wikimedia / 5- lamaisondanslamontagne.org
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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 05:03

Vous ne le saviez peut-être pas, mais il existe un assez grand nombre de viticulteurs, principalement dans les Côtes du Rhône, qui s'appellent Tardieu...

Si ça vous dit, allez par ici : http://tardieu-laurent.fr/

Le poète Jean Tardieu évoque le vin dans son recueil pour apprendre les tables de multiplication

: ".../...une bouteille de vin

quatre fois cinq vingt.../..."

J. Tardieu (Je m'amuse en rimant)

Il récidive dans cet hommage à André Frénaud :

LES MORTS

NOUS TRAHISSENT TOUJOURS

(Hommage à André Frénaud)

Je vais le voir chez lui, où il repose à présent. C'est, comme on dit, un «beau» jour. Un jour qui passe gentiment ses rayons à travers les persiennes fermées comme le facteur glisse un pli dans la boîte aux lettres.

Il est couché dans sa chambre. Près de ses meubles et de ses tableaux. L'un des plus émouvants est une peinture de Raoul Ubac, rigoureuse et sobre, semblable à ses ardoises sculptées : une forme étendue, faite de larges bandes noires et blanches : le style abstrait, mais aussi un chevalier qui vient de mourir au combat.

Je le reconnais bien là, le combattant de la sincérité, sans peur et sans illusions. Je le reconnais malgré sa pâleur, malgré son immobilité. Il s'est endormi hier matin et ne s'est plus réveillé.

Je lui pose tout bas des questions. Mais il refuse de répondre.

Voilà : il ne veut pas répondre. Pour les vivants qui l'aimaient, c'est une ingratitude absolue. Pourquoi ? Parce qu'il est parti de l'autre côté de la barricade, dans une étendue interdite où on ne parle à personne. Comme si on l'avait chassé de notre monde, très loin, au fin fond d'un pays dont nous ne connaissons ni les couleurs, ni les sonorités, ni le langage.

Et maintenant, ce mutisme soudain ! Imposé. Implacable. Celui qui parlait avec son accent bourguignon où roule le bon tambour des R. Il était de ceux qui nous semblaient les plus aptes à nous renseigner, c'est-à-dire un poète qui, par l'acuité de sa vision, par sa «claire-voyance», traduite en mots si justes et si lourds, est un de ceux qui, en somme, n'ont rien fait d'autre, durant leur vie, que parler du scandale irrémédiable de la mort.

Ils nous ont abandonnés, ces ingrats. Leur front si plein, leurs voix si joyeuses ont tout emporté, même les chansons, leurs mains si belles avec ce croisement pareil à des menottes que nous leur imposons sans leur permission, ces mains ne pourront plus nous faire aucun signe, par exemple pour nous inviter à boire un grand verre de vin, ou nous désigner les chemins à prendre, — ou à éviter.

Nous qui sommes restés sur le seuil, à attendre sans rien comprendre, nous n'avons plus qu'une ressource, c'est de partir à notre tour, sans même avoir la récompense qu'ils nous accompagnent.

(Paris, 24 juin 1993)

Jean Tardieu, Da Capo, Gallimard, 1995, p. 34-35.

_________________________________________________________________________

Terminons avec cette curiosité : Dans le village de Néant, commune du Morbihan, je n'ai pas trouvé le numéro de téléphone de madame Lamôme. A croire qu'a existe pas !...

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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 05:05

Ce titre est emprunté à "la langue des oiseaux". Plus de détails par ici http://lalanguedesoiseaux.fr.over-blog.com/hugo-for-ever/

Victor Hugo est un tel monument qu'on peut se permettre de le visiter à tout moment. Il y a toujours des choses à voir et des découvertes à faire...

Exemples avec ces quelques images glanées ici ou là :

1- Les vieux comme moi se souviennent des billets de 500 francs qui, du jour au lendemain, se sont retrouvés avec une valeur faciale de 5 (nouveaux) francs.

2- Plaque (ou tôle) émaillée servant de réclame pour les bouquins de Totor.

Voir Libération : Hugo superstar, ici : http://www.liberation.fr/culture/2011/04/12/victor-hugo-superstar_728528?photo_id=272566

3- Publicité pour un brasseur de Montreuil-sur-Mer. (+ idem avec Jean Valjean)

4- Hugo honoré chez les Caodaïstes, au Vietnam.

5- Victor Hugo Pena, coureur cycliste colombien et seul de son pays à avoir porté le maillot jaune sur le Tour de France.

6- Timbre à l'effigie de Victor Hugo, en 1938.

P.S. : je voulais vous mettre "L'ogre" (ou "Bon conseil aux amants"), chanté par Julos, mais je n'arrive pas à le trouver. Consolons-nous avec les paroles :

Un brave ogre des bois, natif de Moscovie
Était fort amoureux d'une fée et l'envie
Qu'il avait d'épouser cette dame s'accrut
Au point de rendre fou ce pauvre cœur tout brut

L'ogre, un beau jour d'hiver, peigne sa peau velue
Se présente au palais de la fée et salue
Et s'annonce à l'huissier comme prince Ogrousky
La fée avait un fils, on ne sait pas de qui

Elle était ce jour-là sortie et quant au mioche
Bel enfant blond nourri de crème et de brioche
Don fait par quelque Ulysse à cette Calypso
Il était sous la porte et jouait au cerceau

On laissa l'ogre et lui tout seuls dans l'antichambre
Comment passer le temps quand il neige en décembre
Et quand on n'a personne avec qui dire un mot ?
L'ogre se mit alors à croquer le marmot

C'est très simple, pourtant c'est aller un peu vite
Même lorsque on est ogre et qu'on est moscovite
Que de gober ainsi les mioches du prochain
Le bâillement d'un ogre est frère de la faim

Quand la dame rentra, plus d'enfant. On s'informe
La fée avise l'ogre avec sa bouche énorme
"As-tu vu, cria-t-elle, un bel enfant que j'ai ?"
Le bon ogre, naïf, lui dit "Je l'ai mangé"

Or c'était maladroit. Vous qui cherchez à plaire
Ne mangez pas l'enfant dont vous aimez la mère

Victor HUGO.

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