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2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 04:05

N.B. : article mis également en ligne sur le site d'Alain Boudet, ici : http://www.latoiledelun.fr/#onglet

*

Abdellatif Laâbi :

La saison manquante, suivi de Amour jacaranda

avec treize encres de Claude Margat

(éditions de la Différence)

C'est Jacques Bertin qui chantait il y a quelques années déjà : « J'ai vécu ma vie pleine comme une écriture... » Voilà une formule qui pourrait bien convenir à Abdellatif Laâbi pour « La saison manquante », première partie de l'un de ses derniers livres de poésie. C'est l'occasion pour lui de prendre de la distance, faire un peu le point, situer le poète dans l'univers et relativiser l'importance de ses traces. En toute bonne foi, en toute simplicité. De sacraliser aussi l'indispensable, la vitale utopie :

« ...L'on rêverait toujours / mais en plus grand / comme d'habiter l'univers entier.//…/...comme d'introduire / le principe d'amour / dans le préambule / de la Constitution universelle. »

La deuxième partie, « Amour jacaranda », repose sur la célébration de l'Aimée (A majuscule de rigueur). La compagne des bons comme des mauvais jours. L'omniprésente : « …/...alors que tu es à deux pas / dans la pièce d'à-côté / veillant de près / à ce qui se passe dans ma tête.../... » La complice en langues communes (arabe, français, espagnol, anglais) pour de jouissives joutes étymologiques ou des exercices de traduction...

Et ce, dans l'ombre du jacaranda, considéré comme un arbre-totem : « …/...Il nous a suffi / de le distinguer / parmi tant d'autres arbres / parce qu'il était plus frêle / plus discret / oui, plus humain / et qu'en matière d'humanité / il présentait une ressemblance / avec les gens les plus fragiles / les plus humbles de notre pays.../... » Un arbre qui a de surcroît le privilège de fleurir deux fois...

L'auteur du fameux « J'atteste... » (éditions Rue du monde), poursuit ainsi infatigablement la même veine humaniste avec la même écriture limpide et sûre, le même élan chaleureux et fraternel qui touche au cœur.


*

Accepter

d'être un peu bousculé

dans la foule

d'être invisible

aux yeux

de la plupart des passants

d'entendre dans un café

les voisins de table

débiter des banalités

*

S'émouvoir

à la seule présence

de nos semblables

et quels qu'ils soient

les remercier en secret

d'exister

*

Abdellatif Laâbi.

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4- dandapani.org

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10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 04:04

Jacqueline PERSINI : Cascades et séquoias, éditions Unicité.

Impressions de voyage après une visite dans le parc de Yosemite, aux U.S.A, plus précisément à l'est de la Californie. Voici un ensemble de courts poèmes (entre 2 et 8 vers au maximum) qui, comme le titre du recueil l'annonce, s'organisent en deux parties opposées. Les cascades (du latin « cascare » = tomber) évoquent bien sûr le domaine de l'eau, la chute, la loi de la pesanteur, une flèche dirigée vers le bas. À l'inverse, les séquoias (mot hommage à Sequoyah, chef indien cherokee) symbolisent le domaine de l'air, l'élévation, l'aspiration, une flèche dirigée vers le haut.

Interrogations tous azimuts devant le spectacle sans cesse renouvelé de cet écoulement sans fin :

Dans leur voile

De mariée

Où vont-elles ?

Les cascades.

Ou encore à l'écoute de dialogues secrets :

Quelles histoires

Racontent les rocs

Pour adoucir un peu

La violence des tourbillons ?

Méditation quasi-philosophique pour appréhender la chute d'eau dans sa permanence au monde :

Dans leurs bruits de langue

Les cascades conservent

Tous les dialectes de la terre

Complice des morts et

Des étoiles qui naissent.

Prise de conscience de la place de l'homme, ridiculement minuscule, au pied de ces géants végétaux, maîtres de l'air et du temps. (Rappelons-nous que les séquoias peuvent dépasser 120 mètres de hauteur dans leur milieu naturel et que certains d'entre eux vivent plus de 3.000 ans !)

Vent, pluie, soleil

Ne les tuent pas

Ces presque humains

Remarquables

Qui font des pieds de nez

Au ciel pendant que

Passent les hommes.

Le point de convergence entre les cascades et les séquoias est sans doute à rechercher dans le même chant de la beauté. Depuis toujours, elles/ils continuent de nous parler, pourvu que, comme la poète Jacqueline Persini, nous sachions tendre l'oreille, le corps et le cœur.

Principalement gris ou sépia, les dessins de Pierre Delcourt épousent les mouvements du poème avec justesse et discrétion.

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31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 04:03

Alain Boudet : Dépaysés, éditions Soc et Foc.

*

Plusieurs parties dans ce recueil, comme pour délimiter des espaces-temps et mieux retenir des chapitres de vie. Des poèmes pour prendre date, pour se situer dans l'épaisseur d'un silence d'oiseau. Des poèmes pour témoigner, dire inlassablement le grain de beauté comme le grain de sable, pour accueillir, aussi terrible soit-il, le visage du monde.

*

On part de la cellule familiale (Rappelons qu'Alain a beaucoup écrit, d'abord un livre dédié à chacune de ses filles, puis même attention pour ses nombreux petits-enfants...) afin d'élargir le propos pour atteindre l'universel, entendre / dans le corps des mots / battre son propre coeur...

*

Même si le poète sait bien qu'il sera toujours son premier lecteur, il garde à l'esprit l'accueil de l'autre, le destinataire (les amis inconnus dont parlait Supervielle peut-être...), avec lequel il souhaite partager le poème. Alain Boudet écrit clair, avec des mots justes et chaleureux, sans cesse disponible à la rencontre et à l'émerveillement...

*

Je vis dans le creuset du poème

*

J'en éprouve l'inquiétude

le lent cheminement

les mots

qui tâtonnent

quelque part

entre le ciel et l'épi

le vent et le sable

*

les mots qui roulent dans la gorge des lieux

où je passe

*

les mots surgis dans la forge des yeux

où je me perds

*

Et soudain

il est là tout entier

qui m'étonne

et me comble

dans l'instant.

*

Sobres et colorés, les dessins de Marion Broca soulignent délicatement les poèmes, dressant un décor savamment étudié, tout en silhouettes et en ombres chinoises.

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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 04:02

Aujourd'hui, un livre de Tristan Félix : Zinzin de zen, aux éditions Corps Puce (14 euros).

C'est, au sens fort du terme, un livre de trouvailles... Celles que la marée ramène vers le rivage comme une offrande quotidienne, la pochette-surprise de notre enfance.

Cependant, là où le commun des mortels ne verrait que de vulgaires algues, ou bien des galets d'une grande banalité ou encore des coquillages familiers, parfois frangés de vaguelettes d'écume, le poète propose un autre regard, une autre vision, ce qu'il nomme une hébétude.

Avec ces transfigurations décalées, nous plongeons alors résolument dans le fantastique.

Sur la page de droite du livre, l'image, la photographie (d'ailleurs longtemps appelée « instantané »), accompagnée de deux ou trois lignes avec un verbe au présent. De quoi forger de nouveaux proverbes : la savonnette fond de plaisir / malgré son sale boulot.

Sur celle de gauche, un quintil et un verbe le plus souvent au passé simple, un des temps-clés du récit. S'ensuivent des poèmes qui s'apparentent aux contes. Contes brefs évidemment, mais aussi contes glacés, irrémédiables, tragiques parfois, un rien voltairiens. Tu touchas l'origine / un rayon d'acier, qui te fila les chocottes / un truc à la vitesse de la lumière / un tomahawk en pleine tête.

Folle entreprise que celle qui consiste à questionner ces anciennes traces de vie pour en fixer des images revisitées. D'autant plus louable qu'elle oblige à travailler dans l'urgence afin de saisir l'éphémère avant que, comme aurait dit Prévert, la mer efface sur le sable...

Bien entendu, c'est un livre à lire in situ, sur la plage...

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14 juin 2016 2 14 /06 /juin /2016 04:03

Dernier livre en date pour Dan Bouchery : "L'homme à l'école des bêtes", tout frais sorti des presses artisanales de l'atelier de Groutel...

C'est un portfolio très richement illustré puisque pas moins de six linograveurs de talent accompagnent les textes et que les encres se superposent harmonieusement.

C'est une sorte d'abécédaire qui passe en revue 26 animaux classés dans l'ordre alphabétique, naturellement. Des plus familiers comme l'âne, la vache ou le chat, -le favori de l'auteure-, aux plus inattendus, tels le xenopus, la queue d'or ou l'uromastyx, tous sont considérés dans leur relation, réelle ou supposée, avec l'homme.

C'est un genre de jeu de cartes : au recto, ce que l'animal est censé avoir appris à l'homme et au verso, ce que ce dernier en a fait... Le verdict de Dan est sans appel : "à l'école des bêtes / l'homme qui n'a rien appris / restera bête / toute sa vie !"

C'est une inversion de l'idée reçue selon laquelle l'homme, qui est pourtant, lui aussi, un animal, est supérieur à ce dernier...

*

Un lien vers le site de Dan Bouchery : https://sites.google.com/site/danbouchery/

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1 mai 2016 7 01 /05 /mai /2016 04:07

(Merci à J-P. au passage...)

Plutôt qu'un livre, il s'agit d'un dictionnaire très original qui recense avec humour "les livres pour se soigner", malheureusement non remboursés par la Sécu...

Références précises :

Ella Berthoud, Susan Elderkin : "Remèdes littéraires", éditions J-C. Lattès, (20.90 euros).

M'étonnerait pas que cela vous plaise car c'est un bouquin intelligent, - un peu intello aussi -, qui donne envie de lire ou relire certains titres ou certains auteurs avec, dans la tête, une visée thérapeutique !

C'est que l'éventail des remèdes proposé est très large, depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours... Parfois même, le cumul est vivement recommandé.

La palette des maux recensés fait penser au dico médical, en beaucoup plus drôle !

Le mieux, c'est que je vous trouve deux ou trois exemples...

- Pour lutter contre la constipation, on vous propose "Lire aux cabinets" d'Henry Miller !...

- Pour ceux/celles qui détestent leur nez, "Le parfum", de Patrick Süskind.

- Vous avez perdu tout espoir, (re)lisez "Des souris et des hommes" de John Steinbeck.

- Vous avez peur de prendre l'avion, (re)lisez "Vol de nuit" de Saint-Ex.

Etc. etc. Dans chaque cas, "l'ordonnance" est accompagnée d'un résumé rapide et d'une posologie solidement argumentée...

Bref, vous allez vous régaler de cet hymne à la lecture...
(S'il faut cependant tempérer notre enthousiasme, évoquons un petit bémol : les références sont un peu trop centrées sur la littérature anglo-saxonne, mais bon...)

Conclusion du Figaro en forme de proverbe : "Un bon imprimé vaut mieux qu'un comprimé."

editions-jclattes.fr

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7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 05:00

Pluie d'ouvrages collectifs aux éditions Corps Puce ces derniers temps, à savoir :

1) Le monde, les réfugiés et la mer

ou J'ai mal à la Méditerranée

42 poètes pour mettre des mots sur les images hallucinantes qui passent en boucle sur nos "étranges lucarnes"...

Par exemple ce poème de Géraldine Serbourdin, poète du Nord :

*

Météo des plages

Les vagues regorgent de cris d'enfants ensoleillés.

C'est l'été.

Les vagues brassent les cris d'enfants effrayés.

C'est la nuit.

Le sang des corps en fuite fait rougeoyer les mers.

L'innocence est noyée.

C'est fini.

Des bancs entiers d'hommes, de femmes, d'enfants assassinés

viendront troubler les sables où s'ébrouent des hommes,

des femmes et des enfants protégés.
C'est écrit.

(Géraldine Serbourdin)
 

 

2) Voyage autour du monde (en 80 poèmes ?)

Un tour du monde très éclaté, très "engagé" aussi, avec une quarantaine de contributions.

Voici celle de Priscilla Prado, poète brésilienne :

Nationalité

je suis nègre, indien, étranger

et je suis une femme

*

même si rien ne le dénonce dans mon ADN

même si une seule goutte de mon sang

ne conserve vestige de cette ancestralité

illégitime

*

même si tous mes papiers confirment ma virilité

*

je suis nègre, indien, étranger

et je suis une femme

*

j'étais contaminé, contagieux,

accueilli, racheté, fusionné,

dans ce mélange de culture, de sang et de son :

je suis brésilien

je suis naturel de la Terre tout entière

je suis sensible

je suis poète

(Priscilla Prado)

 

3) Falsovero, anthologie des chefs d'oeuvre minuscules

Rien à voir avec les deux livres précédents...

Ce bouquin malicieux, né à l'initiative des deux maîtres d'oeuvre, Jean-Louis Jacquier-Roux et Claude Vercey, rassemble en une centaine de pages ce qu'on appelle parfois des supercheries littéraires...

Auteurs inventés (Onésime Chastérian, Enguerand de Saint Ylde, Aléa Ripolin...) ,

oeuvres apocryphes (A l'insu de notre plein gré, Sonnets pour Barnabé...),

citations imaginaires (.../...Donnez ma langue au chat, Paul Léautaud, La cuillère à thé, la cuillère à thé, Paul Claudel, Maman, Sigmund Freud),

tout est bon pour faire un clin d'oeil plus ou moins appuyé au lecteur !

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16 février 2016 2 16 /02 /février /2016 05:03

Les références de ce livre magnifique :

Dobritz / Peraldi : Bande de clowns, éditions Bruno Leprince.

*

C'est un éblouissant livre d'images : 120 dessins de Jean Dobritz, très souvent pleine page, accompagnés d'autant de textes et poèmes d'Olivier Peraldi.

De quoi "fondre" devant tous ces clowns si différents les uns des autres : des gais, des tristes, des inquiétants, des tragiques, des farceurs, des poétiques, tous empreints d'une profonde humanité...

*

Et le tout pour 22 euros, c'est donné !...

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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 05:00

Bon, bien sûr, ce livre est plus susceptible d'intéresser les fans de Fred et de Philémon que ceux qui ne les connaissent pas. Cependant, il peut inciter ces derniers à découvrir un univers fantastique, "surréaliste" diraient les journalistes qui n'ont jamais lu André Breton... Un monde dans lequel on entre par un passage secret (par exemple, un puits) pour rejoindre celui des lettres de l'océan atlantique, oui, celles qui sont écrites sur la mappemonde !...

Et là, vous allez rencontrer des personnages surprenants : le puisatier Barthélémy, le centaure Vendredi ou le Manu-manu qui vous feront vivre des aventures infiniment poétiques...

En plus d'une imagination débordante, Fred avait le génie de sortir sans cesse du cadre, d'élargir les cases conventionnelles de la B.D. pour les déformer, les déplacer, les contourner, les taquiner au point de tournebouler le lecteur, ravi de plonger dans "la logique de l'absurde"...

Si ce n'est pas le cas, vous vous retrouverez peut-être dans le personnage d'Hector, le père de Philémon, imperméable à toute fantaisie qui échappe au réel... Je ne vous le souhaite pas !...

*
Les références de ce "pavé" (304 pages) : Fred "Autour de Philémon" (Dargaud)

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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 05:05

Bon, après les fêtes, un petit livre qui fait du bien :

Philippe Claudel : De quelques amoureux des livres... (éditions Finitude).

Le titre complet prend toute la place sur la première de couverture !...(cf.doc. 2)

C'est un petit bouquin très réjouissant dans lequel l'auteur, malicieux, s'ingénie à passer en revue les différentes raisons qui font qu'un livre existe ou non. En quelques lignes, rarement plus d'une page, Philippe Claudel dresse ainsi une galerie d'écrivains potentiels, victimes des aléas du temps, de la chance ou de cent autres "circonstances", souvent inattendues, voire farfelues, mais toujours très drôles...

1- paperblog.fr (fragonard) / 2- finitude.fr / 3- montage : flora
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