balise 5, vers la Gine... (Oui, vous pouvez essayer de définir le mot "crachin", vous avez trois heures...)
Poème : Nicolas de Casanove
(Dessin : Claude R.)
Nicolas étant retenu par des partiels à Nantes, c'est Mickaël, un des membres du "Temps des Rêves" qui a lu "Départ"... (photo : Joëlle)
+ Bonus : un portrait de Nicolas de Casanove (source : Le Temps des Rêves")

Balise 4 : route de la Trétière, il pleut comme vache qui pisse...
Poème de Thierry Gaudin
Illustration : C. Ribouillault
Photos : Marinette et Joëlle
Le champ derrière la balise quatre n'est pas toujours un herbage.
Thierry Gaudin (qui s'est perdu vers Alençon en venant) l'a probablement deviné puisque son poème évoque la constance des semences...

Balise trois, chemin du Baux, la pluie est moins perceptible au fond du chemin creux, poème de Christophe Jubien, dessin de Claude Ribouillault.
Dans cette partie du chemin des poètes, un ruisseau coule joyeusement...
Peu de gens savent que, pour avoir les pieds au sec, il est préférable de marcher dans le lit du ru...
Christophe Jubien le sait sans doute, lui qui nous transporte du côté de l'enfance.
Deuxième balise, devant la mare du Baux, il pleut toujours...
Poème de Joël Glaziou.
Photos (si elles s'affichent !) : Joëlle et Marinette.

(Dessin : Claude Ribouillault.)
Alors que la pluie continue de tomber, alternant les averses et les ondées passagères, Joël Glaziou évoque la prière de l'arrosoir.
C'est (presque) de la provoc' !...
Première balise, il pleut...
poème d'isabel Asùnsolo :
(dessin : Claude Ribouillault)
L'auteur(e) n'étant pas là,
c'est Josiane F. qui nous a parlé du rouge-gorge...
(photos : Joëlle A. et Marinette)
(photo d'isabel : editionsliroli.net)
Suite de la "remise aux normes" de ma bibliographie :
en 2004, paraissait Poirier proche, aux éditions du Chat qui tousse.
Depuis cette date, deuxième édition en 2006 et troisième en 2011...
Ce petit livre a vaillamment poursuivi sa
route, il était objet d'étude au dernier baccalauréat dans une section littéraire d'un lycée de la région du Mans.
Quelques photos et poèmes à vous mettre sous la dent...
Taquineries
C'est parfois
le nuage
qui chatouille
le poirier
C'est parfois
le poirier
qui chatouille
le nuage
Et c'est parfois
les deux
Clown
Les nuits
de lune rousse
le poirier
fait le clown
il jongle
avec les étoiles
pendant
cinq minutes
au moins
C'est beau
Parfois
le matin
il reste
une étoile
dans l'herbe
Rien à voir (suite) : à partir du 20 avril, un billet par jour sur le biloba, pour vous raconter du mieux possible la fabuleuse édition du "Chemin des
Poètes" 2013...
Comme annoncé précédemment, j'essaie de (re)mettre à jour ma biblio...
En 2001, paraissait un port-folio limité à 60 exemplaires avec des photos d'Yvon Kervinio et un poème intitulé "Blues". Cela s'appelle : "ô clowns", édité à L'aventure Carto.
(Annie Fratellini et Pierre Etaix, cirque Fratellini.)
(Pipo, cirque Roncalli.)
BLUES
Ô clowns
c’est pour de rire
que vous pleurez
pour de faux
que vous mourez
mais quand l’enfant
vous faites
c’est toujours
pour de vrai
Ô clowns
c’est l’Auguste
qu’on roule
dans la farine
et c’est l’autre
qu’on nomme
le clown blanc
Ô clowns
dès l’école
on le devine
vous fîtes fondre
vos maîtresses
et dans la marge
vos chaussures
sont là pour écrire
le blues des gardines
Ô clowns
tous les malheurs
du monde
et ses environs
on les oublie
quand vous y posez
l’éclat de rire
d’un nez rouge
Ô clowns
votre voix de fausset
sonne juste
pas de clone en boucle
et quand sur la piste
vous jouez du trombone
c’est à notre cœur
de faire le clown
en coulisses
Ô clowns
c’est pour de rire
que vous pleurez
pour de faux
que vous mourez
Mais quand l’enfant
vous faites
c’est toujours
pour de vrai
Rien à voir :
Le temps de rassembler quelques photos et vous aurez sur ce blog une petite
idée de la 28ème édition du "Printemps de Durcet", un très bon cru bien arrosé le samedi sur le "Chemin des Poètes" !...
L'emphytéote, c'est celui qui bénéficie d'un bail emphytéotique... Nous voilà bien avancés !
- C'est donc une sorte de locataire ?
- Oui mais c'est aussi une sorte de propriétaire...
- ? !...
- Attends, je t'explique : le bail emphytéotique est un bail de très longue durée (entre 18 et 99 ans) qui permet au locataire de jouir des biens à disposition en les améliorant, et ce, en échange d'un loyer "modique"...
- T'as pas mieux comme explication ?
- Bon, le plus simple, c'est que tu regardes par là.
(melty.fr)
Maintenant, essayez de replacer emphytéote dans la conversation...
De mon côté, j'ai cherché une citation (en dehors des livres de droit du docteur Primo) et voici ce que j'ai trouvé :
"Comme on dit à Bordeaux... j'emphytéote donc pour la suite royale avec LN comme d'habytéote..." (RunningDoum - blog courirlemonde)
Une deuxième, plus littéraire, peut-être :
"Dans l'amphithéâtre, on m'a présenté un emphytéote particulièrement malheureux : résistant aux amphétamines, il avait bien du mal à soigner un emphysème malicieux, ce qui inquiétait également son emphatique propriétaire."
(Docteur Livingstone )
(herodote.net)
Une troisième, pour le plaisir de la chasse au haïku :
Navet de Croissy
de retour dans le jardin
ô l'emphytéote
(Touchou)
(jardiland.com)
Une question extraite du dernier-né, Urticantes, paru il y a peu chez Ficelle :
Est-ce qu'une coccinelle à sept points
a le droit de faire un voeu
quand elle aperçoit une étoile filante ?
(123rf.com)
N.B. : aujourd'hui, les poètes sont dans les écoles et demain, il fera beau !...
+ instant "t" : le chemin des poètes (photo : flora)
