Georges Cathalo est un poète du sud de la France, de la région de Toulouse, auteur de multiples ouvrages dont les "Quotidiennes" (La Porte) et les "Noms communs" (Gros Textes).
C'est aussi un critique littéraire qui publie régulièrement ses articles dans "Texture" et bien d'autres revues de poésie.
Il vient de m'envoyer son dernier-né : "Près des yeux, près du coeur" qui paraît tout juste aux éditions de la Renarde Rouge, avec des illustrations d'Evelyne Bouvier.
C'est le livre idéal pour laisser tomber ses oripeaux d'adulte "sérieux" et replonger avec délice dans les jardins de l'enfance... ("...dont on ne guérit pas", disait Cadou.)
Ce recueil rassemble une trentaine de poèmes, ayant tous pour titre un verbe à l'infinitif.
Un choix qui n'est pas innocent, bien sûr... Des poèmes plutôt courts, simples, directs, fraternels, "efficaces" dans leur volonté de magnifier la poésie...
Deviner
la poésie la poésie
ah oui ce battement de coeur
que l'on entend si l'on écoute bien
et qui bat lentement
seconde après seconde
ce coeur invisible et présent
qui donne la force
de deviner ce qui n'est pas
*
On ne s'étonnera pas de découvrir par ailleurs chez Cathalo le côté ludique, voire ironique de l'amoureux des mots, comme dans ce poème :
Inventer
ornithorynques et diplodocus
cataplasmes et rutabagas
antipetiserpentigraphe
otorhinolaryngologiste
la chasse aux mots est permanente
elle est calme elle est pacifique
et nul n'en revient jamais bredouille
*
Gageons qu'il en sera de même à la lecture de Près des yeux, près du coeur, "on n'en revient jamais bredouille..."




















