C'est Claude Vercey, alias Vougeot quelquefois sur ce blog, qui a aperçu ce wagon "Wauters" et qui m'a alerté... Merci à lui...
Si vous ne connaissez pas Antoine Wauters, allez voir par ici :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Antoine_Wauters
(Les photos 1 et 2, prises par Claude également, datent de la lecture de l'auteur à Dijon.)
Pour accompagner la photo du wagon, je vous mets deux extraits de : "En six mois d'espace" :
"Maintenant que vous êtes nus, feu au feu, en la cendre la cendre, tu me viens par grâce, Sylvia. Arquée comme petite. Et tout ce que tu parviens à saisir de moi, en moi, ou à toucher entre les points jamais comblés du corps, et que tu entends et qui s’écrit ou même s’essouffle, considère-le comme la plus mince parcelle encore, mon bruissement, la poussière"
.../...
En six mois d’espace, donc, ce fut la nuit. La nuit vint. Elle monta au poumon de l’un, noyant la cage du souffle, le cœur-oiseau-marin. Elle monta en refus de boire aux lèvres de l’autre, de lui faisant trente-trois petits ligots de paille, ou fagots que je brûle en famille, je lie en ballotin au premier corps noyé, au cimetière, et je creuse la roche. Apprenant de chaque nuit, chaque départ qui me fend, à faire beauté.
Antoine Wauters, En six mois d'espace.
+ Info pratique : absent quelques jours "pour cause de poésie", comme l'écrivait Gérard Le Gouic sur la porte de sa boutique...

























