Tombé par hasard sur cette chanson de Bernard Haillant, interprétée par Angélique Ionatos : "Je vis en négritude..."
Partage avec vous l'effet : deux en un..
you tube
Tombé par hasard sur cette chanson de Bernard Haillant, interprétée par Angélique Ionatos : "Je vis en négritude..."
Partage avec vous l'effet : deux en un..
you tube
Suite de la biblio avec ce petit livre : Apocryphes, paru en 1995, aux éditions Traces, du regretté Marie-François Lavaur, avec des illustrations de notre fille Tiphaine...
Sur ce blog, je vous en glisse quelques extraits de temps en temps, auxquels j'ajoute des inédits parfois...
Pour les images, deux ou trois pages du bouquin, plus des couvertures de Tintin totalement apocryphes, elles aussi...
*Les jurés du Nobel de Littérature en ont surpris plus d'un en attribuant leur prix à Bob Dylan !... Personnellement, je trouve que c'est une excellente idée qui agrandit encore un peu plus le champ ouvert de la poésie...
*
Un peu de mal à vous choisir une chanson parmi 500 possibles...
Finalement, ce sera "A hard rains gonna fall", par Dylan d'abord à ses débuts, et ensuite la même chanson, malicieusement interprétée par Joan Baez...
(Vous avez un peu de temps...)
you tube
you tube
Nous étions à "Brest-même" en septembre...
Dans le quartier des quatre moulins, nous avons pu voir les fresques de l'opération : "les murs prennent la parole", initiée en l'an 2000, pour redonner un peu de vie à des pignons aveugles.
*
Si vous souhaitez en savoir plus, voici deux liens qui vous diront tout :
http://passionphotos44.jimdo.com/les-murs-prennent-la-parole-brest-29/
http://www.trompe-l-oeil.info/Murspeints/details.php?image_id=14045
*
*
N.B. : - les deux dernières photos ne font pas partie de l'opération : plus anciennes et situées près du port, elles témoignent de la qualité de la peinture !...
- on peut cliquer sur les images pour les agrandir...
*
Aux dernières nouvelles, le vendredi 14 octobre, je serai en lecture à Quimperlé, invité par la maison de poésie, laquelle est dirigée par le poète Bruno Geneste.
Très précisément, je serai à la maison d'Hyppolite à 18 h 30...
Si votre chemin passe par là et si vous voyez de la lumière...
*
N.B. : le lendemain soir, à la même heure et au même endroit, ce sera le tour de l'ami Roland Nadaus...
"Le tournesol, le tournesol, n'a pas besoin d'une boussole..."
(Nana Mouskouri, philosophe grecque)
*
Quelques images du "tournesol géant" devant la porte d'entrée de la maison le jour et la nuit...
***
N.B. : la photo 7 est un bonus, recommandé par la maison Joquel and Co...
N.B. : article mis également en ligne sur le site d'Alain Boudet, ici : http://www.latoiledelun.fr/#onglet
*
Abdellatif Laâbi :
La saison manquante, suivi de Amour jacaranda
avec treize encres de Claude Margat
(éditions de la Différence)
C'est Jacques Bertin qui chantait il y a quelques années déjà : « J'ai vécu ma vie pleine comme une écriture... » Voilà une formule qui pourrait bien convenir à Abdellatif Laâbi pour « La saison manquante », première partie de l'un de ses derniers livres de poésie. C'est l'occasion pour lui de prendre de la distance, faire un peu le point, situer le poète dans l'univers et relativiser l'importance de ses traces. En toute bonne foi, en toute simplicité. De sacraliser aussi l'indispensable, la vitale utopie :
« ...L'on rêverait toujours / mais en plus grand / comme d'habiter l'univers entier.//…/...comme d'introduire / le principe d'amour / dans le préambule / de la Constitution universelle. »
La deuxième partie, « Amour jacaranda », repose sur la célébration de l'Aimée (A majuscule de rigueur). La compagne des bons comme des mauvais jours. L'omniprésente : « …/...alors que tu es à deux pas / dans la pièce d'à-côté / veillant de près / à ce qui se passe dans ma tête.../... » La complice en langues communes (arabe, français, espagnol, anglais) pour de jouissives joutes étymologiques ou des exercices de traduction...
Et ce, dans l'ombre du jacaranda, considéré comme un arbre-totem : « …/...Il nous a suffi / de le distinguer / parmi tant d'autres arbres / parce qu'il était plus frêle / plus discret / oui, plus humain / et qu'en matière d'humanité / il présentait une ressemblance / avec les gens les plus fragiles / les plus humbles de notre pays.../... » Un arbre qui a de surcroît le privilège de fleurir deux fois...
L'auteur du fameux « J'atteste... » (éditions Rue du monde), poursuit ainsi infatigablement la même veine humaniste avec la même écriture limpide et sûre, le même élan chaleureux et fraternel qui touche au cœur.
*
Accepter
d'être un peu bousculé
dans la foule
d'être invisible
aux yeux
de la plupart des passants
d'entendre dans un café
les voisins de table
débiter des banalités
*
S'émouvoir
à la seule présence
de nos semblables
et quels qu'ils soient
les remercier en secret
d'exister
*
Abdellatif Laâbi.