Un petit point sur l'environnement immédiat de la maison (et ses environs !) en cette (presque) fin d'été.
Il y a un léger décalage entre la prise de vues et sa publication à cause de la liaison satellitaire...
(Photos : flora.)
Bientôt l'automne et le temps des accots...
Passons sur le premier sens de ce mot, employé en horticulture, qui désigne un "adossement de paille, terreau, vieux fumier qui sert à protéger les jeunes plants du gel." (cntrl) et penchons-nous sur le deuxième, absent des dictionnaires.
L'accot est une sorte de béquille qu'on place sous les branches d'un arbre qui menacent de se casser. (à rapprocher du verbe (s')accoter = (s')appuyer ou encore du substantif accotoirs = accoudoirs)
Ce mot est encore très vivace par chez nous, comme en témoigne cette citation :
"Jeune homme, j'ai l'intention de faire la sieste à l'ombre cet après-midi. Auriez-vous l'obligeance de placer deux ou trois accots sous ce pommier chargé de fruits* ?... "
(Isaac Newton, La pittoresque Normandie.)
* moment historique : c'est peu après que le grand homme eut la révélation de l'attraction universelle...
Peu de chance pour que monsieur ou madame Connétable lise ce billet, mais faisons comme si...
Vos sardines ont bonne réputation, c'est mérité. Une tartine de pain, un poil de beurre, une sardine et un demi-filet de citron, c'est tout de suite Byzance ! On a même le droit de dire que c'est extra ! pas de problème...
Mais de là à faire un lien avec la chanson de Ferré comme dans une de vos dernières publicités, c'est une monumentale aberration !... Quel esprit tortueux a bien pu associer la dégustation d'une sardine avec "une robe de cuir comme un oubli..." ?
Et que penser des ayants droit qui ne se sont pas opposés à cette farce ?...
Bref, réécoutez donc la chanson de Léo, les images qui vous viendront n'auront rien à voir avec les sardines !
Et, une idée comme ça, mettez plutôt en avant la chanson de Boby Lapointe La maman des poissons...
pub
you tube ina.
you tube
Quand une chanson est bonne, elle est souvent reprise par d'autres...
C'est le cas de La Manic, créée par Georges Dor en 1966. (cf. première vidéo)
Depuis, la liste est longue de ceux/celles qui l'ont aussi interprétée : Pauline Julien, Jean-Marie Vivier, Bruno Pelletier, Adamo, Fabiola Toupin, etc.
La plus surprenante : celle de Léonard Cohen. (cf. deuxième vidéo)
(- Des infos sur Georges Dor par là
- Des infos concernant le barrage sur la Manicouagan ici)
la vidéo date de 2009.
vidéo 2012
Pendant la canicule, mi-juillet, nous sommes allés, avec la descendance, à la recherche d'un peu de fraîcheur sur le lac de Rabodanges...
Flora a pris des photos des mômes en train de "piloter" le bateau, vous pouvez les imaginer...
Et puis une particulièrement réussie, très peace and love...
Notez bien ces références :
Jon Kalman Stefànsson : Entre ciel et terre (Folio n° 5212).
Citons aussi le nom du traducteur : Eric Boury.
Un auteur islandais. Une histoire universelle, presque intemporelle. Une puissance qu'on peut qualifier d'hugolienne...
Un éclairage sur les coulisses de la pêche à la morue. Un microcosme : six marins dans une barque et qui ne savent même pas nager. Un hymne en creux à la lecture et à la poésie. Une réflexion mine de rien sur les rapports sociaux et sur le sens de la vie...
Un premier héros ordinaire (Bàrour) qui meurt à mi-livre. Un deuxième qui n'a même pas de nom ("le gamin") mais qui porte tout l'espoir du monde...
Un style indirect très libre dans la narration. On trouve parfois dans la même phrase la pensée du personnage et celle de l'auteur...
Voilà quelques impressions personnelles ressenties à la lecture de ce livre admirable qui risque de vous accompagner un bon moment. Même (et surtout) quand vous l'aurez refermé...
Un extrait pour vous faire une idée : "Certains mots sont probablement aptes à changer le monde, ils ont le pouvoir de nous consoler et de sécher nos larmes. Certains mots sont des balles de fusil, d'autres des notes de violon. Certains sont capables de faire fondre la glace qui nous enserre le coeur et il est même possible de les dépêcher comme des cohortes de sauveteurs quand les jours sont contraires et que nous ne sommes peut-être ni vivants ni morts..."
Revenons un instant à nos chênes remarquables avec aujourd'hui le Quercus Shumardii, simplement traduit en français par "chêne de Shumard", le nom du botaniste qui a dû se pencher sur son berceau, je suppose...
Petite fiche d'identité, aimablement fournie par psn3.com :
- originaire du Texas, pousse également dans l'Ontario et au nord du lac Erié.
- peut atteindre jusqu'à 40 mètres de hauteur aux Amériques, se contente de la moitié par chez nous.
- tronc à contreforts, écorce gris foncé, grandes feuilles très découpées, "coloration automnale d'un rouge intense" (cf.photos).
- glands de 15 à 30 mm de longueur, cupule peu profonde, en forme de soucoupe.
- supporte les sols acides et les terres humides mais tolère la sécheresse.
- son bois est apprécié en menuiserie.
Nous en avons un bel exemplaire sur le site du Parc à La Carneille (61).