Une chanson de Gérard Manset : "vies monotones", d'abord par lui-même en 1984, ensuite par Catherine Ribeiro...
you tube
daily motion
Une chanson de Gérard Manset : "vies monotones", d'abord par lui-même en 1984, ensuite par Catherine Ribeiro...
you tube
daily motion
C'est par hasard, en toute sérendipité, en cherchant autre chose, que je suis tombé sur l'arbre à miel, encore appelé "arbre aux cent mille fleurs"...
Car, ce n'est pas une blague, cet arbre existe vraiment.
Il a des petits noms latins, bien sûr, et on a même le choix : Tetradium daniellii Hupehense ou Euodia daniellii, (ou encore Evodia).
Principales caractéristiques : originaire de Chine, 5 à 20 mètres de haut, feuilles imparipennées (j'aime beaucoup cet adjectif !), sol indifférent, résiste à la sécheresse aussi bien qu'à des températures de - 20 degrés C.
Mais, surtout, surtout, c'est un arbre très parfumé et très mellifère (d'où son nom), particulièrement apprécié par les abeilles... et par les apiculteurs !
Si vous voulez en savoir plus, allez voir par là :
http://jardinannetois.blogspot.fr/2006/10/tetradium-daniellii-grp-euodia-danielli.html
Jacqueline Persini-Panorias fait partie des "élus" du Chemin des Poètes cette année...
Si vous ne la connaissez pas encore, allez voir par ici :
http://www.printempsdespoetes.com/index.php?url=poetheque/poetes_fiche.php&cle=860
ou par là : http://repertoire.la-charte.fr/repertoire/i582-jacqueline-panoriaspersini
Un poème à déguster avant le mois d'avril :
À L’OMBRE DU FIGUIER
Peut-être est-ce à l’ombre de cette voix que je m’appuie pour ramasser les mots, mes mots
Ils viennent, ils s’effacent, ils viennent, ils s’effacent
Dans un trou de terre, un alphabet s’est arrêté, depuis longtemps ne tinte plus la langue grand maternelle qui a rempli mes poches d’enfant de soleil et de sécheresse de ronces et de fleurs, de cailloux et de rivières
Appuyée à son ombre, je sarcle, élague, jette
Un peu rouillé le râteau
Entre le thym et le romarin, se promènent les limaces
Le mistral étripe les herbes
Mais s’étire le figuier jusqu’à mon jardin
Je ne sais rien de ce qui s’entremêle sous la terre, de ce qui par hasard pousse ou meurt, ni de ce qui traverse de bout en bout l’hiver
Si je vomis la boue et la poussière, vais-je régler son compte au chiendent et à l’ortie ?
Les sarments rouges de l’aïeule en moi font étincelles
Pour les recevoir je me tais.
Jacqueline Persini-Panorias (Tard je t'ai reconnue, éditions Aspects.)
C'est ma fille qui m'a soufflé ce mot... Merci, Tiphaine.
Bon, alors, on ne triche pas en allant voir la solution avant. Car ce mot existe bel et bien !
- 1ère hypothèse : la sérendipité désigne la tendance morbide de certains individus à ne considérer que ce qui va mal (ou ce qui pourrait aller mal).
Exemple : "Ouais, il fait beau ce matin, mais ça ne va pas durer." (Hector, père de Philémon)
- 2ème hypothèse : la sérendipité est une variété de silure sans moustache. Elles abondent dans les rivières non encore touchées par la pollution.
Exemple : "Ma grand-mère était une sacrée pêcheuse : une fois, elle avait attrapé une sérendipité de 12 kilos qu'elle avait eu bien du mal à sortir de l'eau. Cinquante après, on en parle encore à Montaigu-la-Brisette." (Maurice Genevoix, Souriboliot)
- 3ème hypothèse : la sérendipité est un mot de onze lettres qui caractérise le collectionneur de sirènes (Aglaophème, Thelxiépie, Pisinoé, Aglaophonos, Aglaopé, Thelxinoé, Thelxiop, Molpé, Raidné, Télès pour les plus connues).
Exemple : "CHERCHE désespérément trace d'Aglaopé entendue dans les couloirs du métro station Serge Gainsbourg il y a huit jours. Ecrire au journal qui transmettra." (Petites annonces)
- 4ème hypothèse : la sérendipité définit le fait de trouver une chose B en cherchant une chose A. On parle encore de hasard heureux.
Exemple : "Heureusement qu'Art Fry s'ennuyait à l'office, sans quoi le post-it n'aurait jamais vu le jour." (Spencer Silver)
C'est, bien sûr, la bonne réponse ! Le mot lui-même vient de Serendip, ancien nom de l'île de Ceylan, aujourd'hui Sri Lanka. (cf. le conte Les pérégrinations des trois fils de Serendip, par Amir Khoshrow Dehlavi, poète persan du 13ème siècle). La science doit beaucoup à la sérendipité : c'est par hasard que le docteur Fleming a découvert la pénicilline. Idem pour le Velcro, le Viagra, le stéthoscope, etc.
Pour les curieux qui veulent en savoir plus, un bon article ici :
http://www.histoire.presse.fr/livres/livre-du-mois/vous-avez-dit-serendipite-01-05-2012-45246
Les références : Joann SFAR : A bicyclette, Gallimard / France-Inter.
Livre métis, avec des dessins et du texte.
Un reportage sur le 100ème Tour de France, en 2013 ? Non et oui quand même...
Rien sur les classements et les concurrents, ou presque. L'auteur nous confie d'ailleurs qu'il n'aime ni le sport en général, ni le cyclisme en particulier.
Une plongée du côté des à-côtés du Tour, des techniciens, des photographes, des publicitaires, des hôtesses, des spectateurs et surtout des spectatrices... Engagé par France-Inter pour une émission quotidienne, Sfar, en total béotien qu'il est, excelle dans son cheminement tous azimuts et sa découverte d'un monde qu'il ignorait. Il a constamment l'oeil du poète et le coeur humaniste...
S'ensuit un mêli-mêlo des plus réjouissants, alternant les jugements de valeur à propos des hôtels en apparence bon marché, mais complètement impersonnels et uniformisés, les pensées philosophiques ou religieuses, les beautés des paysages, les références aux champions du passé, la folle passion des supporters ou encore la déprime de certains suiveurs...
Bref, je ne suis pas loin de penser que ce mec est un génie qui réussit tout ce qu'il entreprend...
Toujours d'une efficacité redoutable, doublée d'une légendaire réserve, Daniel Moreau m'a confié récemment trois questions qui le taraudent...
Je vous les soumets :
Vous entendez Heidsieck, vous pensez champagne et vous avez sans doute raison car c'est un grand nom...
Mais, mais, mais, c'est aussi un poète qui vient d'ailleurs de disparaître récemment...
On fait connaissance : http://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard_Heidsieck
Retenons qu'il était banquier le jour et poète la nuit, inventeur de la "poésie sonore" ou "poésie-action" (cf. la vidéo ci-dessous). Je n'ai pas vraiment lu (ou plutôt entendu) le mot "champagne" dans sa poésie, mais j'ai beaucoup de lacunes en Hiedsieck !
you tube
Ce n'est pas une allusion à la chanson de Moustaki, ni une autre au prénom de Staline, non. C'est juste une occasion de vous inviter à lire un très bon bouquin dont voici les références :
Marie-Hélène Lafon : Joseph, éditions Buchet-Chastel.
"La vie d'un simple", ouvrier agricole, - tout en bas du bas de l'échelle sociale -, Joseph est un homme doux, travailleur, qui s'y entend mieux avec les bêtes qu'avec les gens, peut-être pas tout à fait "fini", mais bon... Il lui reste quelques problèmes à régler avec sa famille, avec l'alcool, avec la solitude et avec le maquis de la paperasserie administrative.
Dans un roman assez court, qui se lit "comme du beurre", tout est dit à travers cette figure paysanne, dit avec une infinie tendresse et une extrême pudeur... C'est la force de ce qu'on appelle le style...
Si vous voulez quelques détails supplémentaires, allez voir cet article, très élogieux :
+ +++++
Quelques images qu'on pourra qualifier d'anciennes ou de vieillottes pour ne pas dire désuètes ou périmées... Ou encore datées, obsolètes... Politiquement incorrectes, racistes, sexistes... Un peu nostalgiques aussi peut-être....
____________________________________________________________________________
(Léopold Sédar Senghor, Hosties noires)
___________________________________________________________________________