A l'invitation de "Lignes d'écriture", je me rendrai bientôt à Moreaucourt, dans la Somme, pour y lire quelques poèmes en compagnie de Jean Le Boël...
L'originalité de cette lecture, c'est qu'elle se déroulera dans l'enceinte du prieuré, très précisément à l'ombre du vénérable tilleul de Moreaucourt.
Quelques lignes à propos du parfum du tilleul :
"Et puis, le bouton s'ouvre et rend à la terre une minuscule goutte d'eau. Quelques heures, un jour ou deux, et l'arbre revêt son sublime manteau de fleurs.
Alors commence la silencieuse et très subtile fête de la narine. Car à sa beauté, il faut ajouter ce parfum suave et insistant qui baigne l'entour et rend l'air vivant. Cela tient du jasmin et de l'iris sans être ni l'un ni l'autre. Cela cousinerait avec la vanille ou le foin sans en avoir le fond de poussière. C'est limpide, fluide, frais et sensuel à la fois. Cela se répand dans la maison par toutes les baies, accompaqne le vin du repas, baigne chaque geste et enveloppe les habitants dans leur sommeil.
Que l'orage menace, le ciel se plombe, et au milieu de cette fausse nuit, l'arbre semble irradier tout seul comme s'il avait emprisonné du soleil dans son cœur. Et il répand toujours cette odeur de santé, qui est, au nez, ce que sa couleur est à l'œil..."
(Guy Bontempelli) (extrait de altaïr-plantes.fr)
Allez, une chanson qui ne date pas d'hier, "Je veux toujours rester petite" de Lény Escudéro...
you tube
De temps en temps, je m'en vais porter la bonne parole poétique à droite à gauche, en fonction des "demandes" qui peuvent arriver...
Ainsi, prochainement j'irai en Eure-et-Loir dans deux bibliothèques pour y rencontrer des petits poètes avides d'écrire des haïkus...
D'une part à Levainville et d'autre part, à Béville-le-Comte, deux villages situés à proximité de Chartres...
(pas trouvé de grandes photos !)
Pendant que se déroulait notre "Printemps", le paysage devant chez nous a terriblement changé : une armée de tronçonneuses, de tracteurs, de bulldozers et d'engins de chantier a exécuté les derniers arbres, arasé les talus et placé des drains par-ci, par-là...
Je ne vous raconte pas "la belle vue" qu'on a maintenant !...
Préfère évoquer la visite de deux cigognes, évènement rarissime dans notre région...
Dernier retour sur le "Chemin des Poètes" : vous vous rappelez peut-être que de nombreuses questions se posaient à propos du poète Naojo.
(balise numéro 7, à revoir ici)
Mais qui est donc ce Naojo dont le haïku sur la violette est encensé par tous les haïkistes du vaste monde ? Qu'a-t-il écrit d'autre ?...
A quelle époque a-t-il vécu ? Avec qui ? Dans quelles régions ?...
A-t-on des portraits le représentant ?
Autant de questions (légitimes) sans réponse(s)...
Contacté, le service culturel de l'ambassade du Japon en France nous a répondu ceci :
"...l'auteur de haïku répondant au nom de NAOJO est inconnu au Japon."
Cela a le mérite d'être clair et radical !
Hypothèse avancée par l'ambassade :" ...il semblerait qu'il s'agisse d'un nom de plume usité par le poète français Roger Munier (1923-2010)..." dont l'anthologie "Haïku", publiée chez Fayard, continue de faire autorité.
Naojo serait donc un genre de gag littéraire qui en ferait un cousin de Prudence Gras-Villon ou d'Aléa Ripolin !...
Qu'importe après tout, "son" haïku demeure une "merveille" selon le mot de Phil Quinta...
deplimen, ki sa ki yon pitye!
kite, ki sa ki yon pitye!
ah! sa a koulè wouj violèt!
(créole haïtien)
(Attention : à partir de demain (9 mai), on reprend le rythme habituel du blog biloba, à savoir un billet tous les deux jours.)
Au petit salon, il se passe aussi des "choses" à l'extérieur...
Les "souffleuses de vers" (merci à ces fidèles du "Printemps") s'ingénient à vous susurrer des histoires ou des poèmes à l'oreille...
D'autres nous lisent leurs poèmes en plein air ("Fait pas si chaud qu'ça...)...
Et chacun(e) repart avec "les bonnes pensées de Durcet..."
(Au hasard, vous reconnaîtrez Catherine, Daniel, Vincent, Minik Do, Pascal, France et Gaston, Simone et Roland, Michel, Joëlle, notre photographe, et Jean-Pierre, notre président...)
Le samedi soir, on mange un morceau et on décerne le prix Ribouillault, attribué à "un(e) poète décidément inclassable" !... Cette année, c'est Françoise Coulmin qui a gagné la belle plaque et le gros lot !
L'équipe du "Temps des Rêves" nous régale d'un spectacle musical et poétique...
Coup d'oeil du côté de la gravure avec l'atelier de Groutel.
Musique avec Claude et Thierry.
Le lendemain de la marche et des lectures le long du "Chemin des Poètes" se tenait le "Petit salon du livre de poésie", marquant ainsi le deuxième volet de la 29ème édition du "Printemps de Durcet"...
Vous en verrez quelques images (signées Joëlle) dans les prochains jours.
Auparavant, je vous propose de tirer notre chapeau à ceux et celles qu'on appelle ici "les hirondelles de l'ombre" sans qui nos 29 "Printemps" n'auraient jamais éclos...
Ils/elles interviennent avant, pendant et même après !... Et toujours avec le sourire...