Un grand merci à Claude Vougeot qui nous a envoyé cet article de Libération :
(mabulle.over-blog.com)
Un grand merci à Claude Vougeot qui nous a envoyé cet article de Libération :
(mabulle.over-blog.com)
Aujourd'hui, soirée de soutien à l'association "Le Printemps de Durcet" !
(affiche : Matt Mahlen)
Oui, le "concept" est audacieux et résolument pragmatique...
Tous les deux ans, nous prouvons qu'un public populaire, principalement amateur de moules/frites, peut aussi "supporter" le volet supplémentaire "& poésie"... (Bon, pas trop longtemps quand même, faut pas rêver...)
L'occasion d'une soirée joyeuse entre ami(e)s qui, généralement, permet au trésorier de l'association d'envisager la suite avec le sourire...
Retour chez nos amis les chênes avec aujourd'hui le Quercus garryana (en français, chêne de Garry, ou encore chêne de l'Orégon).
Vous démarrez avec ça :
(bonsaibc.ca)
et si vous avez de la patience (et de la chance), vous obtiendrez ça :
(edbookphoto.photoshelter.com)
Avec un nom pareil, vous devinez qu'il nous vient d'Amérique, plus précisément de l'Ouest des Etats-Unis. Son nom n'a rien à voir avec Garry Cooper, mais plutôt avec Nicholas Garry,
gouverneur de la baie d'Hudson à la fin du XIX° siècle.
L'espèce principale peut atteindre les vingt mètres, mais il existe des variétés arbustives ne dépassant pas cinq mètres.
(tree-species.blogspot.fr)
Arbre caduc dont les feuilles sont épaisses et multilobées. Fruits relativement petits. Relativement comestibles également.
(image : tryonfarm.org)
Bois de médiocre qualité, malgré tout utilisé pour la fabrication des fûts de maturation du vin.
Il a une préférence pour les situations ensoleillées et accepte de pousser dans tous types de sols, à condition qu'ils soient bien drainés.
Si vous n'allez pas dans l'Orégon prochainement, vous pourrez en voir un, encore modeste dans son développement, sur la commune de Sainte-Honorine-la-Chardonne
(Orne).
Un collage en noir et blanc :

Trois hypothèses pour deviner le sens de boupion :
1) Jean-Alcide Boupion (1826- 1899) serait resté totalement inconnu s'il n'avait été l'auteur d'une thèse portant précisément sur la découverte inopinée qu'il fit d'une île de la mer de Tasmanie en 1852, une île que d'aucuns qualifieront d'îlet ou d'îlot, tant ses dimensions sont ridiculement minuscules. Pensez, cent trente-trois mètres de long par vingt-deux de large !...
L'île de Boupion, qui n'est toujours pas répertoriée sur les cartes marines, est une île déserte, seulement visitée de temps à autre par des scientifiques chargés d'étudier la flore et la faune locales. (image internet : labibapprivoisee.wordpress.com)
2) Jean-Alcide Boupion (1826- 1899) serait resté totalement inconnu s'il n'avait été l'auteur d'une thèse portant précisément sur la découverte inopinée qu'il fit d'une molécule de glucose, bien cachée à l'intérieur de l'estomac d'un hanneton de l'Annapurna, lui-même gisant dans le jabot d'un gypaète barbu qui avait croisé sa route. On peut en déduire qu'il était doté d'une bonne vue, le Jean-Alcide, car il ne disposait à l'époque que d'un "occhiolino" portatif, de marque "Galileo", ancêtre du microscope d'aujourd'hui.
Comme vous le savez peut-être, Boupion était gourmand à l'excès si bien qu'il mourut diabétique, gavé de bonbons et autres sucreries, baignant dans
les molécules. C'est pour lui rendre hommage que la communauté scientifique, unanime, baptisa de son nom la molécule du berlingot mordoré.(image :
tpe-bonbon.over-blog.com)
3) Jean-Alcide Boupion (1826- 1899) serait resté totalement inconnu s'il n'avait été l'auteur d'une thèse portant précisément sur la découverte inopinée qu'il fit d'un animal étrange dans le bois de la mousse, à proximité de Saint-Tonneau. Il en fit une description sommaire dans ses Prolégomènes animaliers : " Pour le profane, le boupion ressemble à l'ornithorynque, surtout si on le regarde de profil. Vu de dos, on dirait un lamentin en période de jeûne. Vu d'avion, on croirait avoir affaire à un muscadin musqué. Vu de dessous, vous hésitez entre la fouine écarlate et la belette amidonnée."
A l'usage, le boupion se révèle, après une période plus ou moins longue d'apprivoisement, comme un sympathique animal de compagnie, capable de jouer de la guitare électrique sans les mains, de chasser les moutons sous les meubles ou de mettre la table sans se tromper de côté pour les fourchettes. (image internet : reproarte.com / Franz Marc)
Pour vous aider dans vos recherches, une petite citation de derrière les fagots :
"- Où t'as encore mis le boupion ? demanda la grand-mère à sa petite-fille.
- Avec le batratoume, dans la huche à pain, répondit cette dernière."
(Nicéphore Parisis : Scènes de manège, éditions de la migluce)
Deux ou trois photos (signées flora) prises aux environs de l'automne :
Les éditions Donner à Voir viennent de publier dans la collection "Petits Carrés" un livre de Francis Krembel intitulé "Claudicants."

Béatrice Libert le présente ainsi sur le site de la maison de poésie de Belgique :
"...Claudicants dénonce les tueries des pseudo-progrès technologiques de l'humanité. L'art de la guerre n'est-il pas à son sommet ? Dans ces conditions, écrire / est l'archéologie du possible / et ce n'est déjà pas si mal. Oui, la guerre partout enrage. La dénoncer, ses formes veules de soumission à l'ordre, religieux ou profane, est une urgence. Francis Krembel le sait : sa révolte est salutaire, pour lui, pour nous toutes et tous qui dormons, anesthésiés par le confort. Emboitons-lui le pas."

Ce livre est illustré par Marc Alessandri.
Francis m'a d'ailleurs envoyé récemment un dessin bonus (une exclusivité blog biloba !) que vous pouvez voir ici :

Aujourd'hui, un poème de Xavier Bouguenec, poète de Vendée :
Est-ce un livre qui passe ?
Non, c'est une oie sauvage
qui bat des pages
et raconte
au corbeau sédentaire
les paysages de la Terre.
Est-ce un livre d'images ?
Elles sont dans ta tête !
Bleues rouges vertes
couleur de pluie
couleur de vent.
Et, lorsqu'il fait beau temps,
si je lis sur la plage,
la mouette rieuse
s'en vient tourner les pages.
Xavier Bouguenec
(extrait de Y'a plus d'enfants !
éditions Soc et Foc)

(fr.fotolia.com)
Photo un peu oubliée dans une boîte à chaussures, prise à Fougères (35) il y a longtemps :

Une vieille chanson (1966) de Greame Allwright, ce "jeune homme" né en 1926 qui chante toujours aujourd'hui...
Vous pouvez l'écouter en cliquant ici.
(erwann.surcouf.free.fr)