Trois hypothèses pour deviner le sens de boupion :
1) Jean-Alcide Boupion (1826- 1899) serait resté totalement inconnu s'il n'avait été l'auteur d'une thèse portant précisément sur la découverte inopinée qu'il fit d'une île de la mer de Tasmanie en 1852, une île que d'aucuns qualifieront d'îlet ou d'îlot, tant ses dimensions sont ridiculement minuscules. Pensez, cent trente-trois mètres de long par vingt-deux de large !...
L'île de Boupion, qui n'est toujours pas répertoriée sur les cartes marines, est une île déserte, seulement visitée de temps à autre par des scientifiques chargés d'étudier la flore et la faune locales. (image internet : labibapprivoisee.wordpress.com)
2) Jean-Alcide Boupion (1826- 1899) serait resté totalement inconnu s'il n'avait été l'auteur d'une thèse portant précisément sur la découverte inopinée qu'il fit d'une molécule de glucose, bien cachée à l'intérieur de l'estomac d'un hanneton de l'Annapurna, lui-même gisant dans le jabot d'un gypaète barbu qui avait croisé sa route. On peut en déduire qu'il était doté d'une bonne vue, le Jean-Alcide, car il ne disposait à l'époque que d'un "occhiolino" portatif, de marque "Galileo", ancêtre du microscope d'aujourd'hui.
Comme vous le savez peut-être, Boupion était gourmand à l'excès si bien qu'il mourut diabétique, gavé de bonbons et autres sucreries, baignant dans
les molécules. C'est pour lui rendre hommage que la communauté scientifique, unanime, baptisa de son nom la molécule du berlingot mordoré.(image :
tpe-bonbon.over-blog.com)
3) Jean-Alcide Boupion (1826- 1899) serait resté totalement inconnu s'il n'avait été l'auteur d'une thèse portant précisément sur la découverte inopinée qu'il fit d'un animal étrange dans le bois de la mousse, à proximité de Saint-Tonneau. Il en fit une description sommaire dans ses Prolégomènes animaliers : " Pour le profane, le boupion ressemble à l'ornithorynque, surtout si on le regarde de profil. Vu de dos, on dirait un lamentin en période de jeûne. Vu d'avion, on croirait avoir affaire à un muscadin musqué. Vu de dessous, vous hésitez entre la fouine écarlate et la belette amidonnée."
A l'usage, le boupion se révèle, après une période plus ou moins longue d'apprivoisement, comme un sympathique animal de compagnie, capable de jouer de la guitare électrique sans les mains, de chasser les moutons sous les meubles ou de mettre la table sans se tromper de côté pour les fourchettes. (image internet : reproarte.com / Franz Marc)
Pour vous aider dans vos recherches, une petite citation de derrière les fagots :
"- Où t'as encore mis le boupion ? demanda la grand-mère à sa petite-fille.
- Avec le batratoume, dans la huche à pain, répondit cette dernière."
(Nicéphore Parisis : Scènes de manège, éditions de la migluce)
