(Image Internet : http://www.geluck.com)
Tout le monde connaît le Geluck auteur de B.D. avec ses dizaines d'albums du Chat...
Idem pour l'amuseur de la télé chez Ruquier de temps en temps...
Un peu moins peut-être le Geluck "écrivain" (quelques tentatives dans les Encyclopédies ou le docteur G.)...
Eh ! bien, c'est réussi ! Geluck se lâche, aux éditions Casterman, est un livre étonnant et jubilatoire, dans lequel l'auteur se met en scène, libéré des contraintes imposées par son héros. Il fait ainsi éclater les tabous du politiquement correct et on sent que ça lui fait du bien...
Thèmes de prédilection : le pape, les talibans, la justice, le racisme, la maladie, la mort, la bêtise, etc.
(Image Internet : www.babelio.com)
Et puis, sa plume et son style, toujours corrosif, entre absurde et amour des mots...
Un (tout) petit extrait :
" - Le saumon est parfaitement capable de remonter des rivières avec la queue, mais il est incapable de remonter un réveil avec les doigts.
- Prendre son courage à deux mains, c'est bien, mais après, on n'a plus de main libre.
.../...
La bave du crapaud n'atteint sans doute pas les étoiles, mais la lumière des étoiles n'atteint le crapaud qu'après plusieurs millions d'années. Alors, un ton
plus bas, les étoiles !"

Avec les mômes cet été, nous sommes allés au zoo de Jurques (14).
Si vous voulez visiter sur la toile, c'est par là.
Si vous voulez vous faire une idée plus "artistique", voici un dessin de l'aîné (7 ans) :
(Sans faire d'exégèse superfétatoire, l'observateur remarquera au passage que c'est le tigre (oui, c'en est un, c'est officiel !) qui a l'air en liberté et non pas le visiteur lambda.)
Si vous voulez une vision plus planétaire, voici le dessin de la cadette (4 ans) :
(Sans faire d'exégèse superfétatoire, l'observateur remarquera au passage qu'il n'y a pas d'âge pour refaire le monde...)
Aujourd'hui, deux poèmes de Raphaële Bruyère, jeune poète de Grenoble...
Il n'y a pas à en voir, ni à en montrer chaque jour. Il n'y a pas quelque chose à faire ou à défaire chaque jour. Il n'y a tout de même pas quelque chose à dire, ni à en dire chaque jour. Nous faisons comme si. Nous nous imaginons avec intérêt et trouvons qu'il y a tout de même ce petit quelque chose-là qui pourrait bien être dit et cette autre chose qui ne saurait être tu. Alors, nous le disons et ne le tuons pas. Nous nous imaginons qu'il y aura quelqu'un qui entendra notre quelque chose et même quelqu'un qui écoutera notre quelque chose. Nous aimerions le livrer sans ruban, nous apprécierions de ne pas l'apprêter et de le livrer tel quel. Nous rêvons qu'il puisse être accueilli simplement, spécialement et simplement accueilli. Nous nous imaginons même être capables d'entendre et d'écouter quelque chose en retour. Nous nous l'imaginons et chaque jour pourtant nous faisons l'artisan de nos hurlements sourds et nous-mêmes devenons sourds et par beau temps, sifflotons sourdement.
Photo : S. Charrondière
Je tais
au volant comme je
du soleil tourne au feu
j'étais
tout droit vide
m'arrête, nul jeu là
sur mes genoux
je t'ai
au volant comme je
dans le linge rigide
je t'aime.
Raphaële Bruyère.
Note complémentaire :
Un lecteur attentif et attentionné nous signale que Raphaële Bruyère est le Polder n° 140 : "Il est bon de se trouver légèrement affamé", publié conjointement par la revue Décharge et par les éditions Gros Textes.
Poetiques2010.pdf (4.18 Mo)
Un petit tour du côté de Noirlac, dans le Cher, pour y voir l'abbaye cistercienne...
(Photos Flora)
l
En haut :
L'abbatiale (vitraux de J-P. Raynaud).
La charpente de l'aile aux moines.
Le cloître.
En bas :
Allée de tilleuls et installation de Rainer Gross.
Chouette ! un mot nouveau !... (enfin, pour moi, en tout cas.)
L'étymologie nous éclaire quelque peu : Nanzouk (ou nansouk) tire son nom de l'hindi et signifie littéralement "plaisir des yeux". Ce mot désigne une toile de coton légère d'aspect soyeux, employée en lingerie et pour la broderie. (voir Robert)
Une illustration avec cette robe en nanzouk datant de 1914 :
(Image Internet : farm4.static.flick.com)
Une citation pour faire bon poids :
"- Philomène, après quarante-cinq ans de mariage, tu devrais comprendre que le tablier en nanzouk n'est pas la tenue idéale pour aller traire...
- J'y tiens à mon nanzouk, c'est André qui me l'a offert.
- André ?
- Tu sais bien, mon amant de Saint-Jean...
- Ouais, ben, au lieu de vagabonder comme ça avec ton nanzouk en soldes, tu ferais mieux de regarder où tu verses le lait..."
(extrait du Manuel d'Epictète)
(Image Internet : kokomag.wordpress.com)
Pas sûr que nos médias "classiques" accordent beaucoup de place l'an prochain à la commémoration des cinquante ans de la disparition de Patrice Lumumba.
Il est pourtant essentiel de ne pas oublier toute la portée de ce leader congolais, panafricain dans l'âme, ainsi que les circonstances de son assassinat, accablantes pour la puissance coloniale de l'époque.
Voir à ce sujet un document vidéo de l'I.N.A., repris par "Le Monde", que je vous mets en lien.
Allez voir également le blog d'Olivier qui a contribué à nous rafraîchir la mémoire...ici
Dans le calendrier francophone (Alhambra Publishing), j'avais trouvé cette version d'un poème de Guillaume de Machaut, poète du XIVème siècle de la région de Reims :
QUANT COLETTE COLET COLIE...
Quand Colette Colet colie,
Elle le prend par le colet.
Mais c'est trop grant merencolie,
Quand Colette Colet colie.
Car ses .II. bras a son col lie
Par le dous semblant de colet,
Quand Colette Colet colie,
Elle le prend par le colet.
Guillaume de MACHAUT
(Image Internet : or-pigments.com)
En cherchant un peu, voici une traduction proposée par membres.multimania.fr :
RONDEAU
Quand Colette Colet colie*
Elle le prend par le collet.*
Mais c’est trop grande mélancolie,
Quand Colette Colet colie.
Car ses deux bras à son col lie
En manière d’un doux collet.*
Quand Colette Colet colie,
Elle le prend par le collet.
Guillaume de MACHAUT
(1300 - 1377)
*colie : cajole
*par le collet : par le cou
*doux collet : doux collier
C’est le poète le plus important du XIV° siècle. D’origine champenoise, il fut apprécié comme musicien et poète. " Le Voir dit " en vers octosyllabiques, est son chef d’œuvre ; il raconte l’histoire des amours du poète pour une jeune admiratrice ; on peut le considérer comme l’ébauche du roman épistolaire moderne. Guillaume de MACHAUT associe l’esthétique du direct avec l’amour courtois et celui de l’indirect avec des effets de sa recherche personnelle.
(Image Internet : indigo.ie)
(Images Internet :
haut, www.zikpot.fr
bas, twenga.fr)
Aujourd'hui, un petit "Est-ce que" de saison :
Est-ce qu'on pourrait baptiser "Wi-fi" une variété de haricots sans fil
?