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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 05:12

globearbre.jpg

(Images Internet : haut, developpement.durable.com

bas, treehuggerusa.com)

plant-a-tree.jpg

 

Dicton du jour :

A la Sainte-Catherine,

tout bois prend racine.

 

(Belle histoire du jour :

 

 

à lire sur le blog de jenofa.)

 


SAM_3627.JPG

 

+ BONUS du  25 novembre : alkékenges sous la neige (photo : flora.)

 

 

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 04:59

Pierre Maubé est un grand connaisseur de la poésie d'aujourd'hui, c'est un passeur hors pair qui nous ouvre en grand les portes de son blog, même quand c'est pour y exprimer sa "fatigue" à l'égard de certain(e)s...


Le dernier loup, paru récemment aux éditions Bérénice, rassemble plus de soixante-dix proses poétiques. C'est un livre dense, profond, un recueil émouvant parce que l'auteur s'y livre corps et âme, entièrement. Dans une suite de tableaux tout d'abord où le présent historique prend tout son sens. Des confidences familiales ensuite, parfois claires, parfois sybillines, toujours d'une extrême délicatesse. Le tout émaillé de dialogues tendres et drôles ainsi que d'un éventail de références culturelles, - poétiques, mais pas seulement -, qui va de l'Antiquité à nos jours...

Un ancrage marqué pour un village des Pyrénées, une certaine nostalgie pour la civilisation de la ruralité... Le fil rouge qui parcourt tout le livre me semble être cependant une recherche sur le difficile mais essentiel acte d'écrire, un incessant questionnement sur le miracle toujours renouvelé du poème.

 

Difficile de choisir un seul poème :

 

                                                       A l'angle du mur.

 

Dans le jardin, à l'angle du mur, une touffe de thym. Elle est énorme, c'est presque un buisson, inépuisable source de parfums pour les civets dominicaux.

Je passais devant depuis des années, ce matin-là, je m'arrête près d'elle.

 

La voix de mon père me tire de ma rêverie.

" - Moi aussi, tu sais, je l'ai toujours vue.

- Depuis quand est-elle là ?

- Ma grand-mère me disait que son grand-père y prenait déjà des brins de thym..."

 

Le grand-père de mon arrière-grand-mère... Il a dû naître vers 1770.

Sous Louis XV.

 

Deux siècles. Quatre révolutions. Cinq républiques. Une dizaine de guerres.

Six générations.

 

Un peu de thym.

 

Ce n'est pas un cèdre du Liban, ni un séquoia géant de Californie. Ce n'est pas un monument bien grandiose. C'est juste une touffe de thym dans un coin de jardin, quelque part dans les Pyrénées centrales.

 

Elle accompagne une famille, les parents, les enfants, les enfants qui deviennent parents, ceux qui viennent à leur tour dans le jardin, ceux qui ne viendront plus jamais. Elle fait son travail modestement, sans impatience et sans mémoire.

Au présent.

 

Le temps, c'est de l'argent ? L'argent n'a pas d'odeur, l'odeur n'a pas d'histoire...

 

Je prends quelques brins de thym et je les froisse entre mes doigts. 

 

 

Thym_DC_t.800.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                          (Image Internet : dico-cuisine.fr)

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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 04:57

 

Aujourd'hui, le quercus macranthera, encore appelé "Chêne du Caucase", ou bien "Chêne de Perse".

Comme son nom l'indique, celui-là n'est pas "américain" puisqu'il est originaire d'une région comprise entre le Caucase, le nord de l'Iran, le sud de la Caspienne et l'Arménie.

 

934-Quercus-macranthera.jpg

 

Un beau spécimen est visible à l'arboretum de Chèvreloup (78). (Image Internet : www.florum.fr)

 

Quelques caractéristiques :

- il pousse dans tous les types de sols, à condition qu'ils soient bien drainés, et peut atteindre 25 à 30 mètres.

- ses feuilles, assez nettement lobées, sont dures et dites "parcheminées".  

(Internet : gardenaction.uk)

 

quercus-macranthera-leaf.jpg

- fruits presque sessiles.

- écorce gris pourpre.

- son bois sert à fabriquer des tonneaux. (Voir ici.)

 

Anecdote : le bon La Fontaine, qui était "maître des Eaux et Forêts", évoque (peut-être ?) notre arbre dans sa fable Le chêne et le roseau... :

 

Le Chêne un jour dit au Roseau :
"Vous avez bien sujet d'accuser la Nature ;
Un Roitelet pour vous est un pesant fardeau.
Le moindre vent, qui d'aventure
Fait rider la face de l'eau,
Vous oblige à baisser la tête :
Cependant que mon front, au Caucase pareil,
Non content d'arrêter les rayons du soleil,
Brave l'effort de la tempête.
Tout vous est Aquilon, tout me semble Zéphyr.
Encor si vous naissiez à l'abri du feuillage
Dont je couvre le voisinage,
Vous n'auriez pas tant à souffrir :
Je vous défendrais de l'orage ;
Mais vous naissez le plus souvent
Sur les humides bords des Royaumes du vent.
La nature envers vous me semble bien injuste.
- Votre compassion, lui répondit l'Arbuste,
Part d'un bon naturel ; mais quittez ce souci.
Les vents me sont moins qu'à vous redoutables.
Je plie, et ne romps pas. Vous avez jusqu'ici
Contre leurs coups épouvantables
Résisté sans courber le dos ;
Mais attendons la fin. "Comme il disait ces mots,
Du bout de l'horizon accourt avec furie
Le plus terrible des enfants
Que le Nord eût portés jusque-là dans ses flancs.
L'Arbre tient bon ; le Roseau plie.
Le vent redouble ses efforts,
Et fait si bien qu'il déracine
Celui de qui la tête au Ciel était voisine
Et dont les pieds touchaient à l'Empire des Morts.

 

Par ici, un chêne du Caucase vous attend à Bréel (61).


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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 04:39

BDCweb

Note du 21/12/2010 :

Trop tard !... La souscription est terminée ce jour...

 

Eh ! oui, un livre nouveau, quelque peu exceptionnel, initié et réalisé par Jacques Renou, de l'atelier de Groutel, un imprimeur "à l'ancienne", installé dans le nord de la Sarthe, qui travaille lettre après lettre, avec des caractères en plomb, presse à main et tout ça... Evidemment, ce sera un tirage limité. Il est donc conseillé de souscrire...

Pas grand chose à ajouter puisque tout est marqué là...

 

P.S. : je pars ce matin de bonne heure à Fougères (voir billet d'hier), donc pas de réponses à vos commentaires avant deux ou trois jours.

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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 05:24

4photo.jpg

 

Cette affiche muette annonce le salon jeunesse de Fougères (35) qui aura lieu les 19, 20 et 21 novembre 2010.

Le programme complet doit se trouver ici : http://www.office-culturel-fougeres.fr/salon-livre-jeunesse/index.php 

Après avoir rencontré des classes le vendredi 19, je serai sur le salon les 20 et 21. Alors, à bientôt peut-être...

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 04:59

(Images Internet :

oies.jpgdroite : flickr.com

gauche : jonathandesjardins)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Haïku n° 59 :

 

V des oies sauvages

Imprimé sur disque dur

Imprimé gravé

 

 

vol_oies.jpg

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13 novembre 2010 6 13 /11 /novembre /2010 05:17

SAM_2712.JPG Vous connaissez cette fleur qui ressemble à un lampion et avec laquelle on peut faire des bouquets "secs", elle répond à plusieurs appellations : amour en cage, coqueret, physalis, lanterne chinoise, alkékenge...

Ce dernier mot vient de l'arabe "al kakang" qui signifie d'ailleurs lanterne.

 

SAM_3382.JPG

 

  Une fois installée dans votre jardin, cette plante pourra se développer largement en émettant des racines un peu partout, "comme du chiendent" dirait mon père.

 

SAM_2768.JPG

 

 

 

 

  8900312l-alkekenge-jpg.jpg (Internet : atelierjoseph.net + autres photos : Flora)

 

Vous pourrez aussi déguster la petite boule à l'intérieur de la cage, mais il me semble que c'est une variété particulière, Physalis pruinosa peut-être...

En bonus, un poème de Prévert :

 


 

 
       
   

 

Pour toi mon amour

 

 
       
 

Je suis allé au marché aux oiseaux
Et j'ai acheté des oiseaux
Pour toi
Mon amour
Je suis allé au marché aux fleurs
Et j'ai acheté des fleurs
Pour toi
Mon amour
Je suis allé au marché à la ferraille
Et j'ai acheté des chaînes
De lourdes chaînes
Pour toi
Mon amour
Et je suis allé au marché aux esclaves
Et je t'ai cherchée
Mais je ne t'ai pas trouvée
Mon amour

 

Jacques Prévert

 
   

 

 

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 05:15

humberto.jpg

(Internet : testmegachap)

 

Mi-octobre, 25ème heure du livre au Mans avec pour thématique les Mayas d'hier et d'aujourd'hui. A cette occasion, publication d'un superbe livre : La voix des arbres,

  contenant des poèmes d'Humberto Ak'abal, accompagnés des photographies d'Alain Szczuczynski (Epileptic book). Ouvrage trilingue : maya kiché, espagnol et français.

 

Des poèmes fulgurants, aussi simples que profonds, à la fois fortement ancrés dans la culture de son peuple et en même temps résolument universels. Des paroles de sagesse.

 

Dans les voix

des vieux arbres

je reconnais celles de mes ancêtres.

 

Veilleurs séculaires

leur rêve est dans leurs racines.

 

                *****

 

Lorsque la nuit

je me sens triste,

je sors marcher

dans la plaine du ciel.

 

A l'aube, mon coeur

se retrouve couvert de rosée.

 

(+ Bonus : Les traces du jour et de la nuit, du même Humberto, éditions Patino, Genève, 2008. Merci au passage à Michèle de Ballon.)


Pour faire plus amplement connaissance avec Humberto Ak'abal, allez faire un tour par ici. (photos ci-dessous : Alain Boudet)

 

   

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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 05:09

 

 

  debronckart_02.jpg

(Image Internet : deljehier.levillage.org)

 

 

- Jacques Debronckart, ça vous rappelle quelque chose ?

- Non, rien...

- Mais si, il chantait... Par exemple, Adelaïde :

 

 

 

 

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 05:04

yul22.jpg

 

(Image Internet : lessignets.com)

 

Penchons-nous aujourd'hui sur un livre de Jean-Paul Plantive intitulé Narcisse rhapsode (Le Sac à mots éditeur).

Un coup d'oeil sur le sous-titre, très éclairant  : La vie prodigieuse & lamentable d'un arrangeur de mots mise à nu par son locataire même.

Vous l'avez compris, le mot-clé, c'est "arrangeur de mots". En effet, Jean-Paul Plantive, au travers de petites proses délicieusement poétiques, n'a pas son pareil pour nous "embarquer" vers d'étranges mondes où tous nos repères s'avèrent inutiles et complètement dépassés. Et le plus souvent, on ne regrette pas le "voyage"...

 

Un exemple avec un extrait de Palliatif :

Je m'aperçus que je commençais à m'effondrer : il s'agissait d'un effondrement général, insidieux, continu, et pour tout dire, irrépressible. Aucun organe en moi, aucun muscle qui n'échappât à ce défaut fâcheux de fermeté, et ne se mît, en somme, à manquer de tenue. Il fallait prendre des mesures. Je me munis d'un podomètre, d'un onyxomètre, d'un rhinomètre, d'un hépatomètre, d'un neuromètre, d'un glossomètre, d'un trichomètre, d'un psychoscope... Les résultats furent accablants. Complètement déprimé, désormais, j'entrepris de soutenir mes organes défaillants. J'achetai une boîte d'allumettes, taillai des centaines de menus étais, puis, adroitement, les répartis dans toutes les zones de mon corps avachi.../...

 

Et un autre, extrait de Introspection :

Avec une souplesse infinie, au prix d'incroyables contorsions, je réussis à me replier entièrement pour me fourrer dans ma bouche, comme ces imperméables légers qui rentrent tout entiers dans leurs poches. Je pus ainsi visiter mon intérieur.../...

 

help.jpg

 

 

 

 

 

 

  (Sac à mots éditions

  La Rotte des Bois

  44810 La Chevallerais)

 

 

 

 

 

 

(Image Internet :users.skynet.be)

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