Extrait des Haïkus sans gravité (éditions l'épi de seigle),
le haïku n° 66 :
Grand bal à Bayeux
Seule la reine Mathilde
Fait tapisserie
(normandiememoire)
(infrancia.org)
(letyrosemiophile.com)

Sur ce blog, vous aviez déjà entendu parler du poète Marc Baron ici.
Mais c'est par hasard que j'ai découvert qu'un cinéma portait son nom à Saint-Mandrier-sur-mer, dans le Var...
Pour rester dans l'esprit de la rubrique "Nom d'un poète !", je vous ai trouvé un poème. (Pour le "cinéma", vous le ferez vous même...)
Ce qui a valeur d'étincelle
Je l'engrange en moi-même
Comme un poème à m'éblouir
Une femme en amande dans ma rivière
Ne me demandez pas le sens de mes caresses
Ni le tremblant du verbe aimer
L'amande est bien plus que le fruit
Et l'étincelle dépasse de ma poche
Même déchiré
Le poème est toujours trop grand
Marc Baron
(Les amants du fragile
- L'Harmattan)
Présentation de Marc Baron sur le site de Guy Allix, là.
Un deuxième poème ? (Pour le "cinéma", même consigne que tout à l'heure...)
En pleine nuit tu demandes ta route
Et l'on te montre les étoiles
Lève la tête
Pense à l'enfant qui grimpait dans les arbres
Pour savoir si le ciel se rapprochait de lui
Le vrai chemin s'ouvre aux sommets
A la parole fleurissante
Au regard qui augmente l'espace
Tu as du souffle maintenant
Tu as trouvé ta lampe
Tu vas gravir le monde et contempler
Marc Baron
(Les amants du fragile
- L'Harmattan)
(image internet : izuran.wordpress.com)
En rangeant un peu, (cela m'arrive !), je suis tombé sur les Roubaïates...
(A la relecture, je m'aperçois que cette phrase peut passer pour rigolote !)
Omar Khayyam est un poète persan (1048 - 1131), auteur des Roubaïates, également savant, astronome, mathématicien et philosophe libre-penseur, vous le saviez déjà sans doute...
(image Internet : kargul.over-blog.com)
« Le vaste monde : un grain de poussière dans l'espace.
Toute la science des hommes : des mots.
Les peuples, les bêtes et les fleurs des sept climats : des ombres.
Le résultat de ta méditation perpétuelle : rien. »
Omar Khayyam
Omar Khayyam est connu pour son scepticisme et son ironie, également pour avoir, au minimum, pris ses distances avec l'Islam "orthodoxe", enfin pour avoir chanté le vin, les roses, les femmes et l'instant présent, bref pour avoir été ce qu'on appelle un "bon vivant."
Son livre, Les Roubaïates, qu'on peut traduire par "Les Quatrains", a donné naissance à de multiples interprétations selon les différentes traductions.
"Avant notre venue, rien ne manquait au monde;
après notre départ, rien ne lui manquera."
"Un livre de vers sous la ramée,
- Un pichet de vin, une miche de pain... et toi.
- A mes côtés chantant dans la solitude...
Et la solitude est à présent le paradis ! "
Des échos du dernier Printemps poétique de La Suze (72) par notre envoyé spécial, Claude Vercey, qui en a ramené cette photo "synthétique" :
Bon, c'est une blague !...
Pour avoir des nouvelles plus sérieuses et plus détaillées, allez plutôt voir (avec modération) ici , ailleurs ou encore là...
(zebsite.org)
Relevés dernièrement dans le journal, ces gros titres :
Aujourd'hui, un poème de Marie-Florence Ehret, découvert dans le Calendrier francophone, Alhambra Publishing :
L'ENVERS DE L'ENDROIT
Mouvances Claudine Bertrand
L'art est le dehors où le dedans s'exile pour tout voir.
Bernard Noël
Ici est ailleurs
les racines de l'arbre
sont plantées dans le ciel
enchevêtrées dans les étoiles
et nourries à la voix lactée
l'arbre étend ses branches
d'Istamboul à Berlin
de Paris à Kinshasa
d'Alexandrie à Boulin
de Bamako à Barcelone
de Ouaga à Aïn Sefra
d'Hanoï à Châteauvillain
L'arbre étend son ombre
sur les îles et sur les montagnes
sur les plaines et sur les vallées
il a autant de feuilles qu'il y a d'étoiles dans le ciel
C'est mon arbre
Je suis chez moi
partout sur terre
Sur terre
et même parfois dans la lune
et un jour dans la terre
je serai toujours
chez moi
Quand je mangerai les pissenlits par la racine
et que mes cellules s'élanceront vers la lumière
pour rendre l'herbe plus verte
dans le jardin du voisin
et j'y serai encore
chez moi
Marie-Florence Ehret.
Faire connaissance avec M-F. Ehret ici.
Aujourd'hui, nous relayons une info communiquée par Francesca Solleville elle-même :
un appel à souscription pour son prochain CD.
Voilà. Je vous copie-colle l'annonce :
"Depuis le temps qu’elle nous enchante (ses premiers cabarets remontent à 1958…), on ne présentera plus Francesca Solleville, au moins pour les lecteurs de ce blog. Voici qu’elle se lance à nouveau « dans une opération périlleuse : j’enregistre un nouveau cd. J’ai une quinzaine de nouvelles chansons de mes fidèles auteurs et compositeurs : Allain Leprest, Jean-Michel Piton, Rémo Gary, Anne Sylvestre, Michel Bühler, Yvan Dautin, Thomas Pitiot, Bernard Joyet, Guy Thomas, Gilbert Laffaille, Gérard Pierron et de nouvelles rencontres ; Michel Boutet, Les Hurlements d’Léo… Si tout va bien, cet album sortira dans la joie à l’automne. » La distribution de ce disque, dont le budget d’enregistrement n’est pas encore bouclé, sera assuré par EPM.
Souscription au prix unitaire de 20 euros frais de ports inclus à l’ordre de Francesca Solleville, à retourner à Hervé Le Goff, 39 rue du faubourg Saint-Denis 75010 Paris."
(information aperçue sur le blog : "nos enchanteurs" références ici.)
(photos : flora)
Il paraît que la banque Supervielle est bien connue dans les pays d'Amérique du Sud.
Bon, le monde est à découvrir (ou redécouvrir) tous les matins...
Bref, je résume, c'est un oncle du poète Jules Supervielle qui a fondé cette banque en Uruguay à la fin du XIXème siècle. Elle a connu des hauts et
des bas (des fortunes diverses, en somme...) mais est encore très florissante en Argentine, au Chili, etc.
(Image Internet : moon.com)
Il me semble que le poème suivant établit un bon lien :
Mathématiques
Quarante enfants dans une salle
Un tableau noir et son triangle
Un grand cercle hésitant et sourd
Son centre bat comme un tambour
Des lettres sans mots ni patrie
Dans une attente endolorie
Le parapet dur d'un trapèze,
Une voix s'élève et s'apaise
Et le problème furieux
Se tortille et se mord la queue
La mâchoire d'un angle s'ouvre
Est-ce une chienne ? Est-ce une louve ?
Et tous les chiffres de la terre,
Tous ces insectes qui défont
Et qui refont leur fourmilière
Sous les yeux fixes des garçons.
Jules Supervielle
(Gravitations)
Pour faire connaissance avec Jules, le livre ci-contre est une bonne approche.

Côté CD, voir si vous trouvez "Plein ciel" de Martine Caplanne ou encore "Jules Supervielle" dans la collection Poètes/chansons chez Epm.
(Image Internet : decitre.fr)