24 mars 2012
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(photos : flora)
Un petit quelque chose dans l'air, comme qui dirait un frémissement...
Oui, oui, comme pour
les étapes du Tour, on s'installe au petit matin pour avoir les meilleures places et voir passer le "Chemin des Poètes 2012"...
Les v'là, les v'là...
(A partir de demain (ou après-demain), des images et des poèmes tous les jours sur le blog biloba...)
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Chemin des poètes
22 mars 2012
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Depuis plus d'un an, Flora nous prépare quatre photos d'un même arbre (un frêne commun) au cours des saisons. Les voici :
1- au printemps :
2- en été :
3- en automne :
4- en hiver :
Flora vous invite aussi à écouter cette chanson qui va bien avec... (appuyez ici.)
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Images
20 mars 2012
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05:07
Bon, vous êtes surpris ? Eh bien, moi aussi...
Je vous annonce la parution d'un livre sur ma pomme !...
Cela s'appelle Un chèque en blanc, et c'est édité chez Clarisse.
Eric Sénécal en est le brillant maître d'oeuvre, il est devenu incollable sur ma vie et mon oeûûvre !...
Quant à moi, je me suis contenté de dire oui en buvant du petit lait...
N'empêche, c'est là qu'on voit qu'on vieillit !...
N.B. : on le trouvera dimanche au "petit salon du livre de poésie" de Durcet mais on peut aussi le commander chez Clarisse.
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Biblio
19 mars 2012
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Cette fois, on est dans la ligne droite...
Les premiers poètes, qui ont des animations chez les scolaires vendredi, arriveront dès jeudi soir chez leur père ou leur mère aubergiste...
La communication est en place (photo : flora) :
Les livrets 2012 ont belle allure :

Sur le "chemin des poètes", nous sommes en plein dans la faille temporelle, c'est à dire que les poèmes de l'an dernier ont disparu et ceux de cette année ne sont
pas encore installés...
Alors, on vous dit à bientôt !...
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Printemps de Durcet
17 mars 2012
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Aujourd'hui, jetons un oeil sur le quercus nuttallii, encore appelé "chêne de Nuttal" ou plus communément "chêne texan."
(images : floridata.com)
Originaire du centre-sud des Etats-Unis, il se rapproche du chêne rouge d'Amérique ou du chêne des marais par la couleur de ses feuilles en automne et par sa
propension à pousser rapidement. (Tout est relatif !)
Chez lui, l'adulte approche les 30 mètres; chez nous, plutôt 20.
Feuilles profondément lobées, "apex pointu", restent vertes et rouges jusqu'en hiver.

Fruits petits, à demi enfermés dans une cupule assez profonde.
Rustique, le chêne texan pousse un peu partout, avec une préférence pour les terrains humides et bien exposés.
Nous en avons un exemplaire (très prometteur) par chez nous, judicieusement planté à Taillebois, à l'entrée sud de l'arboretum de l'ami Joël...
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Arbres et arbustes
15 mars 2012
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Un collage de 1986, que j'avais dédié à Jean-René :

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collages
13 mars 2012
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Licaruce : voici un mot dont l'origine est mystérieuse, voire controversée.Pour certains étymologistes, cela viendrait de l'ancien malais :
lica = celui qui monte; ruce = celui qui descend. Pour d'autres, Licaruceva est le nom d'une impératrice slave, réputée pour son indécision proverbiale.
Aujourd'hui, licaruce désigne un petit animal des pays chauds, vivant dans les forêts primaires et se nourrissant exclusivement de pernicates
fraîches. Très craintif, il se laisse difficilement approcher. (image : kazeo.com)
Pour l'instant, les scientifiques l'ont encore peu étudié, ce qui explique la
rareté des photos et des citations. En cherchant bien, j'en ai quand même trouvé une :
" Un soir je m'étais égaré dans une grande forêt à quelque distance de la cataracte ; bientôt je vis le jour s'éteindre autour
de moi, et je goûtai dans toute sa solitude, le beau spectacle d'une nuit dans les déserts du Nouveau-Monde.
C'est alors que, mû sans doute par un instinct machinal, je me mis à siffloter un air martial, propre à me donner du courage.
("Tata Yoyo" pour ceux qui aiment la précision.) L'effet fut immédiat, d'autant plus que des pernicates se baignaient à proximité : surgissant du diable vauvert, un animal étrange
s'approcha de moi : c'était le licaruce..."
(François-René de Chateaubriand, in Le Génie sans bouillir.)
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La vie des mots
11 mars 2012
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Danielle Messia aura connu une trajectoire de chanteuse proche de celle de l'étoile filante.
Née en 1956, elle a été emportée par la maladie en 1985...
Entre temps, deux trois disques (33 tours à l'époque) et une chanson qui reste : "de la main gauche."
A noter qu'il en existe de nombreuses interprétations (voir sur un moteur de recherche), ce qui prouve que cette chanson continue d'être très vivante...
Personnellement, je vous recommande la version Ribeiro ou celle de Soham...
(image :
pressibus.org)
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Entendu
9 mars 2012
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(Images : ponge.fr)
Si vous regardez ces photos de près, vous découvrirez peut-être le nom de ce constructeur de matériel agricole, installé à Guipy, petit village de la Nièvre :
PONGE... ici
Il me restait à trouver un poème de Francis pour aller avec...
En voici un, certes un peu long, mais tellement malicieusement savant :
Le pré
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Que parfois la Nature, à notre réveil, nous propose
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Ce à quoi justement nous étions disposés,
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La louange aussitôt s'enfle dans notre gorge.
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Nous croyons être au paradis.
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Voilà comme il en fut du pré que je veux dire,
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Qui fera mon propos d'aujourd'hui.
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Parce qu'il s'y agit plus d'une façon d'être
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Que d'un plat à nos yeux servi,
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La parole y convient plutôt que la peinture
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Qui n'y suffirait nullement.
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Prendre un tube de vert, l'étaler sur la page,
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Ce n'est pas faire un pré.
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Ils naissent autrement.
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Ils sourdent de la page.
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Et encore faut-il que ce soit page brune.
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Préparons donc la page où puisse aujourd'hui naître
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Une vérité qui soit verte.
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Parfois donc - ou mettons aussi bien par endroits -
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Parfois, notre nature -
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J'entends dire, d'un mot, la Nature sur notre planète
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Et ce que, chaque jour, à notre réveil, nous sommes -
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Parfois, notre nature nous a préparé(s) (à) un pré.
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Mais qu'est-ce, qui obstrue ainsi notre chemin ?
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Dans ce petit sous-bois mi-ombre mi-soleil,
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Qui nous met ces bâtons dans les roues ?
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Pourquoi, dès notre issue en surplomb sur la page,
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Dans ce seul paragraphe, tous ces scrupules ?
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Pourquoi donc, vu d'ici, ce fragment limité d'espace,
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Tiré à quatre rochers ou à quatre haies d'aubépines,
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Guère plus grand qu'un mouchoir,
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Moraine des forêts, ondée de signe adverse,
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Ce pré, surface amène, auréole des sources
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Et de l'orage initial suite douce
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En appel ou réponse unanime anonyme à la pluie,
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Nous semble-t-il plus précieux soudain
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Que le plus mince des tapis persans ?
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Fragile, mais non frangible,
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La terre végétale y reprend parfois le dessus,
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Où les petit sabots du poulain qui y galopa le marquèrent,
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Ou le piétinement vers l'abreuvoir des bestiaux qui lentement
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S'y précipitèrent...
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Tandis qu'une longue théorie de promeneurs endimanchés, sans y
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Salir du tout leurs souliers blancs, y procèdent
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Au long du petit torrent, grossi, de noyade ou de perdition
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Pourquoi donc, dès l'abord, nous tient-il interdits?
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Serions nous donc déjà parvenus au naos,
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Enfin au lieu sacré d'un petit déjeuné de raisons ?
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Nous voici, en tout cas, au cœur des pléonasmes
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Et au seul niveau logique qui nous convient.
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Ici tourne déjà le moulin à prières,
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Sans la moindre idée de prosternation, d'ailleurs,
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Car elle serait contraire aux verticalités de l'endroit.
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Crase de para tus, selon les étymologistes latins,
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Près de la roche et du ru,
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Prêt à faucher ou à paître,
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Préparé pour nous par la nature,
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Pré, paré, pré, près, prêt,
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Le pré gisant ici comme le participe passé par excellence
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S'y révère aussi bien comme notre préfixe des préfixes,
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Et, quittant tout portique et toutes colonnades,
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Transportés tout à coup par une sorte d'enthousiasme paisible
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En faveur d'une vérité, aujourd'hui, qui soit verte,
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Nous nous trouvions bientôt alités de tout notre long sur ce pré,
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Dés longtemps préparé pour nous par la nature,
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- où n'avoir plus égard qu'au
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ciel bleu.
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L'oiseau qui le survole en sens inverse de l'écriture
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Nous rappelle au concret, et sa contradiction,
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Accentuant du pré la note différentielle
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Quant à tels près ou prêt, et au prai de prairie,
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Sonne brève et aiguë comme une déchirure
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Dans le ciel trop serein des significations.
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C'est qu'aussi bien, le lieu de la longue palabre
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Peut devenir celui de la décision.
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Des deux pareils arrivés debout, l'un au moins,
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Après un assaut croisé d'armes obliques,
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Demeura couché
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D'abord dessus, puis dessous.
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Voici donc, sur ce pré, l'occasion, comme il faut,
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Prématurément, d'en finir.
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Messieurs les typographes,
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Placez donc ici, je vous prie, le trait final.
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Puis, dessous, sans la moindre interligne, couchez mon nom,
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Pris dans le bas-de-casse, naturellement,
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Sauf les initiales, bien sûr,
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Puisque ce sont aussi celles
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Du Fenouil et de la Prêle
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Qui demain croîtront dessus.
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Francis Ponge
(Certains diront que j'aurais pu choisir l'ode inachevée à la boue, avec des images de Télos, ils n'auront pas tort...
D'autres ajouteront que pour lire Le pré, il n'est pas inutile de lire ensuite La fabrique du pré, avec des images de tantvaletemps, ils n'auront pas tort non plus...)
Published by Jean-Claude Touzeil
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Nom d'un poète !
7 mars 2012
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Bon, je vous réexplique rapidement : chaque année, avec des amis choisis, on se réunit autour d'une petite bouffe pour célébrer un poète ou un chanteur. L'an
dernier, c'était Bobby Lapointe et cette fois-ci, c'est Georges Brassens.
Le prétexte officiel ? Commémorer les 31 ans de sa disparition.
(image : google.fr)
L'officieux ? Chanter comme des sourds un de ses refrains, comme celui-ci :
Published by Jean-Claude Touzeil
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Actualités