(minelog.com)
(skyrock.com)
(minelog.com)
(skyrock.com)
Comme bien d'autres, le Quercus ilicifolia a plusieurs noms en français : chêne de Ban(n)ister, ou encore, plus poétique, chêne des ours.
C'est un petit modèle, un arbuste buissonnant (5 mètres au maximum) qui nous vient d'Amérique du Nord.
(jardindupicvert.com)
Certains spécialistes comme Hélardot nous annoncent des feuilles marcescentes; d'autres comme "jardin du pic vert" les disent caduques.
Ce qui ne fait pas de doute, c'est qu'elles sont coriaces, formées de cinq lobes triangulaires du plus bel effet :
(images : duke.edu)
Le chêne des ours produit des glands sessiles en grand nombre.(image : helardot)
C'est un arbre rustique à croissance lente, malheureusement un peu trop sensible à l'oïdium.
Vous pourrez en voir un spécimen à Ronfeugerai, dans le chemin du Val.
Vous avez le choix pour deviner le sens de ce mot :
- lucrapi :
a) premier terme d'une formule magique rituelle encore en usage chez les anciens Hopis. Exemple :
"Si t'as mal au dos
un peu de baume
du tigre en papier
et lucrapi lucrapo
te voilà sur pied."
(Codex Moctezuma)
(acoeuretacris.net)
b) petit oiseau des îles, remarquable par son plumage coloré et par son chant, assez proche de celui de l'engoulevent, un bon bémol en dessous quand même.
A noter que sur la photo (fond-ecran-image.com), l'oiseau est si petit qu'on ne le voit pas très bien, mais en tendant un peu
l'oreille, on l'entend distinctement.

c) terme de marine désignant un boulon de huit qui ne sert pas à grand chose sur un voilier en raphia et qu'on laisse généralement dormir dans la trousse de secours.
Exemple :
- A quoi ça sert d'embarquer un camembert pas trop fait ? C'est pas ça qui va nous aider à refaire le filetage du lucrapi. (Loïc Peyron,
Sur la mer calmée, éditions Marée Basse)
(image : google)
Bonus lastminutepointcom : Proposition supplémentaire de Cristophe :
d) contraction de lucratif et de pi. Se dit d'un mathématicien gagnant bien sa vie.
Exemple : Voyez celui-ci avec sa table de multiplication sur feuille d'or ! Comme il doit être
lucrapi ! (Kévin Molière, Les fourberies d'escarpin.)
Gros titres relevés l'an dernier (ou même avant) dans les journaux de par ici :

(bienpublic.com - dessin : christian maucler)
(cevennes-parcnational.fr)
L'engoulevent (Caprimulgus europaeus) est un oiseau qui a la particularité de passer inaperçu dans son milieu naturel tant sont développées ses capacités de mimétisme.
Il chante comme une grenouille et se nourrit d'insectes et de papillons qu'il capture en vol, essentiellement le soir et la nuit.
Le Jimmy Engoulevent (Saursojasun) est un coureur cycliste qui a à peu près les mêmes capacités de camouflage dans le peloton...
(djibnet)
On a pu cependant l'apercevoir à son avantage au Tour du Luxembourg et aux Quatre jours de Dunkerque... Actuellement dans les profondeurs du classement du Tour de France, il pourrait bien nous réserver des surprises un de ces quatre... Allez, Jimmy !...
(cyclismactu.fr)
De temps en temps, je vais faire une ou deux animations autour de la poésie dans les écoles...
On lit, on dit de la poésie et on essaie d'en écrire aussi à travers de petits ateliers...
(feathersheaven)
Par exemple, à Perdreauville, dans les Yvelines, les petits poètes de CE/CM ont imaginé
.../... Un orang-outang
dans un oranger
.../... Un arbre
qui range ses feuilles
dans son cartable
avant d'aller
à l'école
.../... Un arbre
qui rougit
quand je lui donne
des roses
A Saint-Denis-les-Ponts, près de Châteaudun, les CP de Stéphane ont observé une pomme de terre germée et ils ont vu (de leurs yeux vu...)
.../... un escargot,
une tortue sur le dos,
une tête de cerf avec ses bois.../...
Bien inspirés par un poème de Gérard Le Gouic, ils ont fait une cueillette singulière :
.../...un serpent à sonnette pour te prévenir quand j'arrive
.../... un faisan pour t'écrire
.../... une grenouille-soleil pour lire le soir
.../... un lion qui rugit pour te réveiller le matin
Puis, ils n'ont pas hésité à décrire l'invisible, à savoir un poème sur le vent :
On ne le voit pas
mais moi je sais que
c'est des arbres qui bougent
c'est du sable qui se soulève
le vent
Il déracine les arbres
il souffle sur les cabanes
il déplace les dunes
le vent
Il va à plus de cent à l'heure
il décoiffe
il décoiffe
mais quelquefois
il nous fait
quatre bises
le vent
(fr123rf.com)
A La Ferté-Macé, dans l'Orne, les "grands" de 1ère L ont "planché" sur la comparaison :
Les nuages
comme le siège des anges
comme d'étranges chamallows
(Juliette)
La cigarette
comme un long phare dans la nuit
comme une petite lueur d'espoir
comme un fer brûlant
à double tranchant
(Robix)
Ils ont écrit des poèmes libres :
Après avoir noté ce que la nuit dictait
le jour a repris la leçon
J'apprends du jour et de la nuit
de mes insomnies et de mes folies
J'apprends du jour et de la nuit
(Océane)
Ils se sont frottés aux "Echos" de Guillevic :
Il ne manquait plus que ça,
disait le gâteau,
voilà la cerise !
(Stéphanie)
Sortez vos mouchoirs,
disait le nuage,
je vais pleurer
(Claire)
Salut les stars,
disait la lune,
en s'adressant aux étoiles
(Barbara)
Attention !
disait le nuage,
parfois je fuis...
(Auteur inconnu)
... et même aux haïkus :
Hirondelle de pierre
Le chat lèche sa patte
L'air de presque rien.
(Martine)
(jpdubs.hautetfort.com)
(Image : insectes-net.fr)
Haïku n° 79 :
Dans la véranda
Un grillon inattendu
Le chant d'un poète ?
Un collage qui "emprunte" une photo de Doisneau :
Aujourd'hui, un coup d'oeil (et d'oreille) du côté de La Bolduc, sans doute une des premières chanteuses québécoises dans les années 30.
(Pour faire connaissance, une visite s'impose sur son site, icitte...)
Première chanson : J'ai un bouton sur la langue :
Bonus : une deuxième (pas de titre) :
Deux photos (flora) de Maurice :