Ce fut un évènement à La Ferté-Macé (61) : une rue de la ville allait porter le nom de son grand homme !...
Vous me direz, mais qui donc est ce Jean-Pierre Brisset ? Mâme Wiki peut éclairer votre lanterne. (cliquez sur son nom.)
Pour la rue, on s'est limité à un "passage", orthographié de manière plaisante "pas sage"... C'est une voie qui relie le collège au lycée et réciproquement...
Ne manquez pas de lire Brisset, vous serez étonné(e)(s) !
(Par exemple, Le Brisset sans peine, de Gilles Rosière, aux éditions Deleatur.)
Une citation, pour méditer :
"Quand on est mort, c'est pour longtemps." (J-P. Brisset)
Bon, ça va faire bientôt quatre ans...
Elle nous manque toujours...
dailymotion
Flora prend des photos. Elle écrit aussi parfois...
Pour Titou et Lili.
Les tourterelles.
J’avais 8 ou 9 ans et, pour la énième fois, mes parents avaient déménagé.
À force de sparagnar, c'est-à-dire en économisant sur tout, ils avaient – rêve de beaucoup d’émigrés – acheté une maison près du bourg de Saint-Georges et on ne les en délogerait… mai più.
Nous n’étions plus une famille de macaroni isolés dans la campagne, loin de tous et de tout : nous avions des voisins. De part et d’autre, les approches ont été lentes… chacun chez soi ! On se salue, d’abord furtivement, puis on lance quelques phrases sur le temps qu’il fait. Mine de rien, on se surveille et petit à petit, on s’apprivoise.
Maman, qui aime beaucoup parler, réussit au bout de plusieurs semaines à avoir de « vraies » conversations avec l’une de nos voisines, madame Bourgeois. Elles ont en commun l’âge, les enfants qui grandissent… mais pas les habits, encore moins les chaussures qui coûtent pourtant si cher. Sans oublier les filles qu’il faut inlassablement surveiller pour qu’elles ne fassent pas de « bêtises » avant le mariage. De plus, monsieur Bourgeois est, tout comme mon père, maçon, aussi tout cela crée-t-il quelques liens.
Peu à peu, par-dessus la haie mitoyenne, on s’échange des salades – qui vont monter, alors autant les donner -, une poignée de radis et, parfois, des coques de Franceville que nos voisins rapportent par seaux entiers de leur voyage dominical, même que ce serait un péché de jeter : « Prenez-les, c’est de bon cœur, de toutes façons, ça va être perdu ! »
Un jour, madame Bourgeois frappe à notre porte. Elle tient dans sa main une petite cage dans laquelle volètent deux oiseaux : « Tenez, madame Divina, ce sont des tourterelles. Il faudra les changer de cage car elle est un peu petite… C’est pour vous. » Ma mère se confond en remerciements et elle est tout émue : un cadeau, c’est si rare !
Et elle les soigne bien ses tourterelles, elle leur cause en français et en italien – ma si, si, si ! qué vous êtes belles, belline – et elle les gave de pain trempé de lait, de grain des poules, de feuilles de salade… Tout juste si elle ne met pas dans leur abreuvoir quelques gouttes de grappa del paese… Elle les caresse et donne des nouvelles de sté bestioles à notre voisine.
Deux ou trois semaines passent et lorsque madame Bourgeois pose la question, devenue rituelle : « Alors, ces tourterelles ? » maman, tout heureuse lui répond : « Ouh ! madame Borgia, ma qu’elles étaient bonnes, avé les tits pois dou zardin, qu’elles étaient bonnes ! oun régal ! Madonna ! Merci encore. »
Notre voisine, effarée, nous dévisage et réalise avec stupeur que ces jolis oiseaux blancs et caracoulants qui devaient égayer nos journées n’étaient pour nous… qu’un peu de viande sous les plumes et qu’ils ont fini à la casserole. Elle repart chez elle en marmonnant : « Mais, vous êtes des barbares ! » Nous sommes alors confus, désolés… mais… pourtant, qu’est-ce que c’était bon !
La faim justifie-t-elle les moyens ?
Nonna Flora.
Aujourd'hui, trois rebonds qui ont mis quinze ans à se manifester !
Ceux de Marilyse Leroux qui vient d'écrire quelques pages supplémentaires pour le "Bris de veau" (1999). A revoir pour mieux comprendre...
(Marilyse Leroux)
(extrait de "l'homme crayat ha ! ha !", les dossiers d'Aquitaine)
La semaine prochaine, je serai à Surgères, en Charente-Maritime, pour des rencontres à la Bibliothèque, d'une part avec différents groupes de scolaires et d'autre part, pour des lectures de poèmes...
Si, comme moi, vous ne connaissez pas cette ville, mâme Wiki vous fait la totale par ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Surg%C3%A8res
Retenez, au minimum, que c'est une ville du pays d'Aunis, - la capitale du bidon à lait -, et que c'est là que naquit Hélène de Fonsèque, une des muses de Ronsard...