Aujourd'hui, un petit tour du côté de "la vie des mots" avec pantophile, mot nouveau envoyé par le fiston, merci à lui ...
Comme d'habitude, laissez-vous séduire par une définition avant d'aller vérifier pour confirmation.
Cinq propositions :
1- pantophile : nom commun ou adjectif, désigne un amateur de charentaises capable de les porter toute la journée sans la moindre gêne.
Exemple : Don Quichotte n'était pas du genre pantophile : il s'agitait sans cesse, même pendant son sommeil, parcourant le monde, combattant les moulins à vent et défendant la veuve et l'orphelin. (Cervantès)
2- pantophile : historien particulièrement "pointu" dans la connaissance de la légendaire bataille de Lépante (1571, détroit de Patras (Corinthe), victoire de la Sainte-Ligue au détriment des Ottomans).
Exemple ; Véronèse, d'origine vénitienne, a peint une "allégorie de la bataille de Lépante" que tous les pantophiles devraient connaître. ("Le journal des Zarts")
3- pantophile : fil à plomb spécialement conçu pour des individus qui ont un air penché.
Exemple : Il est bien connu que les rigolos qui ont construit la tour de Pise levaient le coude plus souvent qu'à leur tour. Ce qu'on sait moins, c'est qu'ils avaient aussi inventé le pantophile, un petit bijou de fil à plomb, particulièrement adapté à la maçonnerie sur plan incliné. (Jacques Carelman).
4- pantophile : ce mot qui vient du grec ancien, caractérise une personne qui aime tout et que tout sujet intéresse.
Exemple : Voltaire traitait Diderot de pantophile, ce qui était en réalité une affectueuse pique, sans doute teintée d'une pointe d'ironie. (Charles-Augustin Sainte-Beuve).
5- panthophil : (avec un "h" et sans "e") lotion pharmaceutique qui vous promet des cheveux plus longs, plus forts, plus épais et plus brillants.
Exemple : Dans sa jeunesse, Yul Brunner a tourné un spot pour "Panthophil". (Journal d'un chauve).
Notre journal local se désole de constater l'efficacité des disqueuses occupées nuitamment à couper les pattes des radars... (cf. document 1)
Cela n'empêche pas de poser un petit "est-ce que ?", peut-être déjà posté auparavant sur ce blog (?) :
Cette année, les digitales sont nombreuses et particulièrement élevées le long de nos talus et fossés... "Attention, c'est poison !" disaient nos anciens. "Haute toxicité" disent nos scientifiques d'aujourd'hui. Digitalis purpurea inspire donc une certaine méfiance malgré des appellations populaires bien sympathiques : doigtier, gant de bergère en France, gant de renard chez les Anglais, dé à coudre, chez les Allemands... La digitaline, substance produite à partir de cette plante, est un tonicardiaque utilisé pour soigner la tachycardie et l'épilepsie, mais à haute dose, elle peut être fatale...
Toujours possible de nous contenter d'admirer la tranquille beauté de cette fleur familière, inscrite dans notre paysage...
Aperçues sur Internet ces quelques lignes qui ne citent pas de source : "elles sont toutes comestibles..." Sauvages, cultivées, lilliputiennes, géantes, parfumées ou non, on y évoquait les pensées, oui, madame, les pensées... Voilà qui ne manque pas d'étonner le pékin qui passe par là en surfant...
Quelques photos glanées ici ou là, accompagnent le texte de base... Bonne lecture et bonne dégustation !
+ merci à Lévy-Strauss et à Prévert pour leur contribution...
Dans la rubrique "entendu", deux versions du fameux "lamento dei mendicati", la première par son créateur, Matteo Salvatore et la deuxième par Francesca Breschi à la voix et Mario Brunello à la musique...
Bonne écoute...
+ Note pratique : ce billet a déjà été publié sur le biloba en 2020, avec les paroles en italien et leur traduction en français. C'est à revoir par ici :
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Bon, si je ne le vous dis pas, comment allez-vous l'apprendre ? Alors, voilà, j'ai "commis" un bouquin de plus ! Cela s'appelle : "Cyclitude" et c'est paru chez Gros Textes début mai, avec des peintures de la voisine Clo'. Des détails avec la petite pub ci-dessous.
Quelques poèmes sur le thème du vélo se trouvaient déjà dans mes livres, celui-ci par exemple :
Messe
On a mis la semaine
entre deux parenthèses
et sorti le kodak
avec le transistor
pour aller voir le Tour
Assis sur un pliant
les anciens se souviennent
de leurs jambes d’antan
Les gosses se bousculent
après des prospectus
lancés par des voitures
La caravane aboie
et les coups de klaxon
font mal aux amygdales
On attend on attend
Soudain les hélicos
Apocalypse now
un frisson dans la côte :
Papa ! Papa ! Les v’là !
Le temps suspend son vol
quand passent les vélos
communion solennelle
qui dure trois secondes
le public applaudit
J’ai vu le maillot jaune !
Et le camion-balai
Allez ! La messe est dite
Il reste des papiers
et des rêves de gosse
sur le bord de la route
(Précisions : - L'illustration n° 2 correspond au poème : "Messe".
-la n° 3 : Pogacar, grimpant le monte Grappa, prend le temps de faire un "check" avec un môme !... )
Frans Krajcberg, (1921 - 2017) ingénieur, peintre et sculpteur, tour à tour polonais et brésilien, avait l'habitude de pousser un cri de joie à chaque fois qu'il passait dans la forêt devant un arbre qu'il aimait bien... (Il existe (il existait ?) un espace portant son nom à Paris...
Ci-dessous, quelques photos pour célébrer des arbres qui méritent notre respect...
1- mariage entre un chêne et une tit' maison.
2- les arbres qui chantent...
3- en Namibie.
4- glycine au Japon.
5- la Callas et son ginkgo.
6- cèdres bien élevés.
7- petit chaperon rose parmi les abricotiers.
8- hêtre bajocasse.
Maintenant que nous avons passé en revue tous les poètes présents au 38ème Printemps de Durcet, il est temps de s'apercevoir que le chemin des poètes est aussi le chemin des poèmes...
Nous vous proposons donc un vagabondage parmi quelques balises, accompagné de leurs dessins créés pour l'occasion par Amélie Delaunay.
Conseil pratique : vous pouvez retrouver les 16 poèmes et les dessins de 2024 dans notre livret, en vente pour la modique somme de 5 euros. (cf. mairie de Durcet ou à mon adresse.) Merci.
Dernières balises sur le Chemin des Poètes 2024 à Durcet avec la maison Gros Textes de Chateaurous-les- Alpes.
- balise n° 13 : Yves Artufel cherche un plombier...
- balise n° 14 : Thierry Roquet, le cow-boy de Malakoff, s'intéresse aux réverbères...
- balise n° 15 : Florentine Rey a des projets détonants !
- balise n° 16 : Absente aujourd'hui, Natyot avance une explication...
Après la balade, le rituel du "coup de poiré" à l'arrivée, servi sur la photo n° 9 par Thérèse et Jean-Claude, la salle polyvalente devient une ruche avec la tenue du petit salon du livre de poésie, les petits "zéditeurs" étant rejoints par la librairie "quartier libre" de Flers, les photos de groupes s'imposent...
Enfin, bouquet final pour cette journée de lectures de poèmes avec Florentine Rey, ventriloque (oui, oui...) et Yves Artufel. Un vibrant hommage est rendu à Claude Held, lequel a tout juste terminé ses "aventures terrestres" la veille de notre "Printemps"...
Prochain billet : le chemin des poètes est aussi celui des poèmes...