On célèbre cette année le cinquantième anniversaire de la mort de Jean Giono. Magnifique occasion supplémentaire de le faire avec la grande exposition qui eut lieu au Mucem, à Marseille d'octobre à février. Par ailleurs, signalons le livre qui tient lieu de catalogue de l'expo et que Gallimard range dans la catégorie "Beaux livres" en le présentant ainsi :
Édition publiée sous la direction d'Emmanuelle Lambert avec la collaboration de Jakuta Alikavazovic, Patrick Autréaux, David Bosc, Jean-François Chougnet, Philippe Claudel, Alice Ferney, René Frégni, Sylvie Germain, Jacques Mény, Emmanuelle Pagano et Sylvain Prudhomme. Préface de J. M. G. Le Clézio
Coédition Gallimard / MuCEM
Bon, ça fait un bon moment qu'on n'a pas joué finement (!) avec un mot... Aujourd'hui, penchons-nous sur "cnémides".
4 propositions :
1) cnémides : groupe d'étoiles de la constellation du Chien, assez difficiles à observer en raison de leur éloignement, sauf les nuits de lune rousse.
Exemple : - Viens voir dans la lunette, Giovanni, il me semble qu'on aperçoit les cnémides, ce soir. Elles sont magnifiques...
- Pas étonnant, Galileo, c'est la pleine période, juste après Pâques...
(Galileo Galilei, Journal retrouvé.)
2) cnémides : famille de fleurs des champs, très voisine de celle de l'immortelle ou des statices, acceptant volontiers le séchage, lequel prolonge d'autant la floraison.
Exemple : Ah ! ma bonne, vivement que se termine notre confinement ! Nous pourrons alors retourner derechef et de concert dans les Alpilles pour faire la cueillette des cnémides. Ce sont vraiment des fleurs qui défient le temps.
Je vous souhaite le même destin.
(Madame de Sévigné, Lettre à sa fille.)
3) cnémides : employé au singulier, ce mot désigne une éruption soudaine de boutons sur une moitié du visage, la cnémide du Père Igor.
Exemple : - Chéri, j'hallucine ! j'ai chopé la cnémide ! va me falloir du produit masquant, et pas qu'un peu !...
- Ouais, bin, t'as qu'à te laisser pousser la barbe, ça nous coûtera moins cher... (Dupont et Dupond, Menus propos)
4) cnémides : jambières de cuivre et de cuir que portaient les soldats dans l'Antiquité grecque.
Exemple : Il faut absolument que j'ajuste mes cnémides pour réussir au mieux mes ciseaux ou mes bicyclettes, se dit Cantona, précisément au moment même où il ajustait ses cnémides dans les vestiaires du stade.
(Joël Cantona, Mon frère, ce héros.)
Marie-Jo (Christien) m'annonce la mort du poète Guy Chaty il y a deux jours, victime du covid - 19. Il était venu au "Printemps de Durcet" en 2014.
Dans son poème placé sur le "chemin des poètes", sur la balise n° 12, on trouve le mot "confinés"...
"Pas de hasard..." dirait la voisine...
Un article pour le saluer dans "Recours au poème" :
https://www.recoursaupoeme.fr/actualites/guy-chaty-lhomme-qui-revait-des-etoiles/
Le confinement n'empêche pas la pêche aux perles dans les journaux de par chez nous...
Quelques petites notes :
1- orne combattante.
2- ouest-france, version numérique. (merci, daniel !)
3- grr !... la langue française ! (o.c.)
4- décidément, les temps sont difficiles... (merci janine !) (o.c.)
+ Bonus : une des nombreuses versions de "Les temps sont difficiles" de Léo Ferré dans les années soixante...
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Eh oui ! on le craignait, on s'en doutait, on ne voulait pas s'y résoudre :
le 35ème Printemps de Durcet
est reporté d'une année !...
Ce n'est pas une surprise, cela reste une déception.
(N'oublions pas de relativiser, bien sûr, les malheurs du monde actuel sont d'une autre gravité que notre petit "printemps" de rien du tout...)
On va avoir du boulot supplémentaire, évidemment, mais bon...
Je vous souhaite un confinement supportable et une vraie lumière au bout du tunnel...
Le confinement est propice à la lecture...
Aujourd'hui, un recueil de Cathy Ko :
-Cathy KO : Je ne suis pas mon mental, éditions à l'index, collection Les Plaquettes.
La lauréate du prix Sadeler 2019 ne chôme pas en ce moment : elle publie deux bouquins coup sur coup, Manuel d'écrivaction poétique pour rebelle en herbe, chez Gros Textes et Je ne suis pas mon mental, éditions à l'index, collection Les Plaquettes. Quelques mots à propos du second : c'est à une déambulation singulière que nous invite l'auteure, le long de tristes couloirs et devant des portes pas toujours très engageantes... On croirait visiter une prison, mais non, c'est une école !...
Marqué du sceau du slam que Cathy Ko affectionne, le long poème que constitue ce livre déroule ses phrases brèves et fortes comme des slogans politiques : Les élèves doivent / toujours apprendre à lever le doigt / toujours apprendre à comprendre qu'il est bien de lever le doigt / toujours apprendre le rang / toujours apprendre à nager avec des ailes et des manuels scolaires plein le dos / parce que / les acheter en double coûte trop cher à la société / communiste et à la société capitaliste. //
« Maîtresse poët-poët » continue de défendre les mômes tout en réglant quelques comptes avec les adultes et la société. Elle poursuit sa marche mentale en réaffirmant ses vraies valeurs : J'écoute le silence entre chaque pensée / entre chaque pensée / un centième de seconde / je suis corneille / je suis élève / je ne suis plus adulte / parfois payé par l'éducation nationale ou par la maison / communale / je suis enfant / enfant observant la corneille / admirant son plumage ténébreux // Saluons au passage les corneilles imaginées par Emmanuelle Brisset pour accompagner graphiquement cet ouvrage : réduites à des silhouettes plus ou moins géométriques, elles ouvrent des yeux ronds comme des rondelles au spectacle du monde...
- Pratique : à commander (12 euros) chez votre libraire ou chez l'éditeur, à cette adresse : Association "Le livre à Dire" 11, rue du stade 76133 Epouville
Petit tour dans le sud avec des images prises par notre envoyé spécial permanent, l'ami Patrick (Joquel).
Elles ne datent pas d'hier, mais plutôt d'avant-hier, quand le photographe inventait les haïkailloux ou bien, guidé par son petit-fils, les auto-haïkus... Cela peut donner des idées pendant le confinement...
+ Note du 27 : vérification faite, les trois premières photos ont été prises par Flora !...
Note du 28 : Patrick, qui a des ascendances anglaises, me précise qu'on ne dit pas auto-haïku mais haïcar ou haïkar...
Un grand salut à Manu Dibango, chanteur et musicien camerounais, qui vient de mourir des suites du coronavirus, à l'âge de 86 ans...
Pour ceux/celles qui ne connaîtraient pas, voir par ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/Manu_Dibango
Roi de la "soul makossa", il avait fondé un festival de musique "Soirs au village" à Saint-Calais, dans la Sarthe.
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