Bon, aujourd'hui, on se penche sur le Quercus ellipsoïdalis, ou chêne ellipsoïdal, ou encore chêne des marais du nord. (Certains parlent aussi de "chêne jaune")
Source : le jardin de Sophie :
Il nous vient d'Amérique du nord, plus précisément du nord-est des Etats-Unis où il croît naturellement. Pouvant atteindre 25 mètres dans son milieu d'origine, il se contentera d'une quinzaine de mètres en Europe. De forme pyramidale au début, il s'arrondit et s'étale peu à peu avec l'âge.
Marcescentes, ses feuilles sont très découpées et profondément lobées. D'un vert brillant au départ, elles prennent une superbe couleur rouge en automne.
Ses fruits mesurent 1.2 à 2 cm et sont elliptiques. Ils ne seront mûrs que la deuxième année.
Ce chêne apprécie une exposition ensoleillée, dans un sol non calcaire.
Vous le trouverez en vous rendant dans la commune des Tourailles, pas très loin de la basilique.
Autre collage des années 80, que j'ai baptisé, après coup, "Donner à Voir", comme un titre de Paul Eluard, et aussi comme le nom d'une petite mais vaillante maison d'édition de poésie dont voici les coordonnées :http://donner-a-voir.net/...
On s'y est mis à plusieurs pour ce livre : Sept dialogues d'ailleurs et d'ici.
- Deux poètes : Patrick Joquel et moi-même.
- Deux artistes : Yves Barré et Tiphaine Touzeil.
- Deux éditeurs : L'épi de seigle et Gros Textes.
C'était en 2003 pour la publication, mais l'idée était née deux ans plus tôt, dans le jardin, à l'ombre encore très virtuelle du ginkgo biloba que Patrick m'avait envoyé par la Poste !... Nous avions convenu d'échanger un certain nombre de poèmes qui pourraient se répondre ou se confronter, au fil de nos correspondances...
Idée brillamment reprise par nos deux artistes et orchestrée par des éditions amies...
Vous avez un aperçu un peu plus bas.
Aujourd'hui, une chanson étonnante, interprétée par Jean-Marie Vivier : la complainte du P3... Les paroles sont signées Jean Yanne qui a créé cette chanson en 1958.
Comme je n'arrive pas à la mettre en ligne, je vous propose de la retrouver dans sa version première par son créateur, sur les archives de l'I.N.A., par ici : http://www.ina.fr/video/I15106466/jean-yanne-la-complainte-du-p3-video.html
Bonne écoute...
you tube
L'autre jour, nous étions à Fervaques, dans le Calvados, plus précisément dans le Pays d'Auge... Plus précisément encore, au château du Kinnor. Oui, c'était la journée du patrimoine, mais nous venions voir les arbres remarquables plutôt que les vieilles pierres*...
Bon, première série de cinq photos consacrée au plus vieux platane de France. Plus de 500 ans nous assure-t-on. Ce "Platanus orientalis", c'est son petit nom latin, trône dans la cour d'honneur du château et semble en pleine forme... A priori, il est à l'abri des voitures qui pourraient venir s'écraser sur son tronc gigantesque, en "patte d'éléphant" à sa base...
Deuxième série de cinq photos réservée à un hêtre pourpre qui n'a "que" deux siècles, mais ne manque pas d'allure, lui non plus. On l'appelle "Fagus sylvatica purpureum" ou, plus simplement, "hêtre de Châteaubriand" (voir note un peu plus bas). Lui aussi semble nous raconter des histoires d'éléphants...
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* remarquables, elles aussi, au minimum parce que Châteaubriand y vint plusieurs fois pour rencontrer Delphine de Custine, une fervente admiratrice...
Bon, je ne vais pas vous faire l'article pour vous "lister" toutes les vertus de la haie. Juste vous rappeler qu'en plus de surligner les limites, elle est aussi un excellent brise-vent. Elle joue un rôle essentiel dans la régulation de l'eau de pluie. Elle abrite une faune et une flore spécifiques qui favorisent la biodiversité. Elle est source de revenus dans le cadre de la revalorisation du bois raméal : déchiquetage, combustible renouvelable. Sans parler du côté esthétique ou poétique... Etc.
La notion de bocage peut-être grosso modo saisie par la définition suivante : région rurale de champs délimités par des talus sur lesquels poussent des haies vives. Le paradoxe par chez nous, c'est qu'on continue à parler de "bocage normand" alors qu'il a presque disparu du paysage ! Cette "débocagisation" fait suite aux nombreux remembrements et à l'implantation d'une agriculture intensive qui voudrait faire fi de nos reliefs ou de la mémoire de l'eau... Saluons cependant les efforts d'"embocagement" ici et là, accompagnés du classement des haies qui deviennent ainsi intouchables. Théoriquement...
Bref, célébrons la haie pendant qu'il en reste encore une ou deux...