Aujourd'hui, un livre qui éclabousse :
Claudie Gallay : Les déferlantes (éditions J’ai lu)
L’action de ce lumineux roman se déroule dans le nord du Cotentin, du côté du cap de la Hague, un territoire encore préservé où le poète Jacques Prévert avait choisi de se retirer (à Omonville-la-Petite) et où Paul Bedel a poursuivi jusqu’au bout sa vie de petit paysan à l’ancienne. Les gens qui vivent dans cette région, au climat rude et humide, sont peu nombreux et dotés, si l’on peut dire ainsi, d’un caractère bien trempé !
La narratrice est une quadragénaire, scientifique, chargée d’observer les oiseaux migrateurs qui vivent le long des falaises. Venue volontairement dans cet endroit propice à la solitude, elle va être amenée à croiser le chemin de plusieurs personnages du roman, des « taiseux » cachant de lourds secrets de famille. Citons la vieille Nan, un peu folle, Lili derrière son comptoir de bar, son père, ancien gardien de phare, Raphaël, artiste sculpteur et sa sœur, Morgane, un peu marginale…
Mais c’est surtout Lambert qui l’intrigue et l’attire en même temps. Que vient-il donc faire dans ce village après tant d’années d’absence ? À la manière d’un détective, la narratrice mènera une patiente et méticuleuse enquête pour percer ce mystère. Et bien d’autres encore...
Claudie Gallay possède l’art de « prendre » le lecteur, de le captiver et ne plus le lâcher. Son écriture simple, directe, sans un mot de trop, fait merveille pour planter le décor. Un environnement dur et grandiose, qui conditionne forcément les personnages : la mer, terrible, souvent cruelle, les vagues, les falaises, le vent, omniprésent, les tempêtes, magnifiques et sauvages à la fois…
Ici, on dit que le vent est parfois tellement fort qu’il arrache les ailes des papillons…
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Notons qu'il existe un téléfilm d'Eléonore Fauché portant le même titre avec Sylvie Testud et Bruno Todeschini dans les rôles principaux.