Bon, je pensais vous mettre la "ballade en novembre" d'Anne Vanderlove pour terminer le mois et puis, non, finalement, ce sera une chanson de Julos Beaucarne qui date de 2012 : "Trois Pistoles"...
Notes pour les curieux/rieuses :
-"Trois-Pistoles" est une petite ville du Québec très touristique.
- "pistole" : monnaie d'or en usage en Espagne et en Italie au XVI° et XVII°.
- ne pas confondre "mandole" et "mandale", merci.
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Programmée en 2020 sur le "chemin des poètes" de Durcet, on espère pouvoir accueillir Amandine Marembert en avril 2021, sous réserves de conditions sanitaires "normales", bien sûr...
Deux ou trois mots de présentation : Amandine vit à Montluçon, dans l'Allier où elle dirige, avec Romain Fustier, la revue "Contre-allées". Elle a publié de nombreux recueils dont : Les gestes du jardin (éditions Esperluette), C'est des poèmes (Cadex), Renouées (éditions petit pois), etc.
Deux ou trois poèmes :
la petite fille que j'étais à huit ans
dans les rangs du jardin
ma petite fille de dix ans
et moi devenue mère
nous piochons à trois dans l'espace-temps
de nos gestes répétés
Amandine Marembert
(Les gestes du jardin)
*
au jardin je vais
des heures et des heures
le temps s’arrête
je rentre boire à la cuisine
il est déjà le temps d’un repas
les mains dans la terre
arrêtent les aiguilles
au cadran solaire
Amandine Marembert
(Les gestes du jardin)
*
l’orage provoquant
un grésillement des ondes
elle débranche les appareils électriques
vérifiant son pouls
au cas où il ne battrait plus
au rythme des grillons
Amandine Marembert
(Ell(e)s si tant est que )
*
La lucane grande biche
a des bois qui luisent
Près du tronc de cerisier mort
où elle vit
elle sort ses bois qui pincent le noir de l’air
elle sort des bois à la nuit tombée
Amandine Marembert
(balise n° 9, chemin des poètes, Durcet.)
Bon, alors, pas de marche "officielle" le long du "Chemin des Poètes" de Durcet en 2020 pour les raisons que vous savez... Il n'empêche que les nouveaux poèmes ont été installés et que le livret a été édité... On espère bien pouvoir faire "kékchose" en avril 2021. Affaire à suivre...
Le chemin, lui, est toujours là, attendant patiemment le retour des randonneurs et celui des ami(e)s de la poésie... De plus, on a un formidable surveillant des lieux : c'est "la noire du Baux" (son nom à l'état-civil), dite encore La Callas, qui vous fait un petit ronron en passant...
Un livre "spécial" aujourd'hui :
Laurent del FABBRO – Patrick JOQUEL : Photos - Haïkus (éditions de la Pointe Sarène)
Voici un travail original effectué à quatre mains, par Laurent del Fabbro pour les images et Patrick Joquel pour les textes. C’est d’abord un objet qu’on peut poser sur une tablette, bien en vue, en changeant de page chaque semaine : il vous servira alors de « calendrier hebdomadaire perpétuel ».
C’est aussi un livre, bien sûr, avec une reliure en spirale, pour faire des pauses confortables pendant sa lecture. En règle générale, notre œil est attiré en premier par la présence de la photo pleine page. Paysages pittoresques du Parc naturel des Préalpes d’Azur, sentiers d’hommes ou d’animaux dans la montagne, dégradés dans les ocres, les bistres, les beiges et les marrons, pluie de verdure : du vert tendre des mélèzes au vert wagon de la nuit. Le photographe est un peintre, doublé d’un sculpteur de lumière…
Ensuite, notre regard se porte sur l’île de mots manuscrits placés dans un coin en haut ou en bas, à gauche ou à droite, je veux dire le haïku, un petit poème de rien du tout, lequel, mine de rien, dit beaucoup. Patrick est bien entraîné : c’est un randonneur de haut niveau ; de plus, il écrit, au minimum, un haïku par jour ! Il en connaît les rouages, la secrète mécanique Il en connaît aussi la visée : capturer l’instant, rejoignant là le photographe… Bref, il nous propose ici sa « lecture » sensible et personnelle de l’image, déclenchant chez le lecteur un sourire, une émotion, une question sans réponse qui appelle une réflexion.
Pratique : livre-calendrier à commander aux éditions de la Pointe Sarène, 5 Traverse de l’Orée du Bois 06370 Mouans-Sartoux. (15 euros + frais de port)
Voici une petite vidéo "géniale" comme on dit un peu trop souvent... Ici, ce n'est pas usurpé.
Amandine Aguilar, une prof de danse de Marignane (Bouches-du-Rhône) nous gratifie d'un ballet improvisé dans un supermarché de la ville, manière élégante et drôle de nous donner son sentiment sur l'actuel reconfinement.
Les premières images (que j'avais repérées chez "Taloupes", merci !) venaient de FR 3 Provence Alpes Côte d'Azur. Elles sont reprises ici par Radio France Bleu / Waliwalou avec des commentaires pas forcément "géniaux", dommage !...
Dernière minute point com : j'ai trouvé la vidéo originale, sans ajouts superflus...
Voyez (et oyez) vous-mêmes la différence...
france bleu wali walou
youtube / amandine aguilar
Un petit tour dans le Vietnam d'aujourd'hui avec des photos "captées" sur facebook...
Ce sont surtout des agences de voyage qui font de la pub... Pas sûr que ça marche beaucoup en cette période de reconfinement...
(Source principale des images : facebook / Vietnam à travers les photos./)
Aujourd'hui, un livre qui éclabousse :
L’action de ce lumineux roman se déroule dans le nord du Cotentin, du côté du cap de la Hague, un territoire encore préservé où le poète Jacques Prévert avait choisi de se retirer (à Omonville-la-Petite) et où Paul Bedel a poursuivi jusqu’au bout sa vie de petit paysan à l’ancienne. Les gens qui vivent dans cette région, au climat rude et humide, sont peu nombreux et dotés, si l’on peut dire ainsi, d’un caractère bien trempé !
La narratrice est une quadragénaire, scientifique, chargée d’observer les oiseaux migrateurs qui vivent le long des falaises. Venue volontairement dans cet endroit propice à la solitude, elle va être amenée à croiser le chemin de plusieurs personnages du roman, des « taiseux » cachant de lourds secrets de famille. Citons la vieille Nan, un peu folle, Lili derrière son comptoir de bar, son père, ancien gardien de phare, Raphaël, artiste sculpteur et sa sœur, Morgane, un peu marginale…
Mais c’est surtout Lambert qui l’intrigue et l’attire en même temps. Que vient-il donc faire dans ce village après tant d’années d’absence ? À la manière d’un détective, la narratrice mènera une patiente et méticuleuse enquête pour percer ce mystère. Et bien d’autres encore...
Claudie Gallay possède l’art de « prendre » le lecteur, de le captiver et ne plus le lâcher. Son écriture simple, directe, sans un mot de trop, fait merveille pour planter le décor. Un environnement dur et grandiose, qui conditionne forcément les personnages : la mer, terrible, souvent cruelle, les vagues, les falaises, le vent, omniprésent, les tempêtes, magnifiques et sauvages à la fois…
Ici, on dit que le vent est parfois tellement fort qu’il arrache les ailes des papillons…
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Notons qu'il existe un téléfilm d'Eléonore Fauché portant le même titre avec Sylvie Testud et Bruno Todeschini dans les rôles principaux.
"Citrouille" : pour autant, comme disait l'autre, : "n'ayez pas peur !..."
Quelques bouts d'articles recueillis dans les journaux ou envoyés par des amis...
Pas vraiment de commentaires de ma part à ajouter, sauf qu'un jour peut-être, quand les conditions de vie "normales" seront revenues, on rêve d'organiser un grand récital de poésie à l'air libre et sans masque sur "le pont des vers" !...
Aujourd'hui, une très vieille chanson des rues datant du XIIIème siècle, Lamenti di mendicanti, remise à l'honneur par son interprète, Matteo Salvatore, originaire de la région des Pouilles, en Italie.
En voici une transcription :
Ne comptez pas trop sur moi pour la traduction en français...
J'ai juste trouvé ça sur "Chandos records limited":
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