Aujourd'hui, penchons-nous sur une citation de Thomas Vinau relevée par Cristophe de Tulle dans la revue : "Le matricule des Anges" n° 238 de novembre/décembre 2022...
Voilà une définition de la poésie qui tient la route...
Aujourd'hui, penchons-nous sur une citation de Thomas Vinau relevée par Cristophe de Tulle dans la revue : "Le matricule des Anges" n° 238 de novembre/décembre 2022...
Voilà une définition de la poésie qui tient la route...
Allez, on rajeunit un peu : je vous propose d'écouter Xavier Lacouture chanter : Week-end à Fontainebleau, chanson créée en 1994.
Côté bilan carbone, Lacouture était largement en avance sur son temps !
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Aujourd'hui, j'ai un livre de Chantal Couliou à vous présenter...
Chantal COULIOU : Une traversée de soi, Les éditions sauvages.
Ce livre nous invite à une plongée introspective pendant la période si particulière du covid et du confinement qui l’a accompagné. Sensations de malaise, angoisses, confusions dans les repères temporels, repli sur soi, sans parler des signes les plus fréquents de la pandémie comme la fièvre, la grosse fatigue, la perte du goût et de l’odorat, etc.
Si l’auteure déplore cette situation, elle ouvre pour nous des fenêtres sur le monde tout autour, elle garde, chevillé au corps, un espoir inoxydable… Géographiquement privilégiée, la Brestoise observe le voisinage et médite : Assis sur un banc miteux / face à l’océan, / tu embarques / à la journée / pour des voyages / qu’aucun guide / ne pourra raconter // Côté moral, elle passe par des hauts et des bas, vit des heures légères – d’autres de plomb, partageant le temps entre un fidèle ami, le rouge-gorge, qui toque à la vitre dès le lever du jour et des étourneaux virevoltant dans les arbres. Parallèlement, les nuits blanches passées «à ressasser ce qui n’existe pas »…
La traversée se poursuit dans une ville devenue fantôme : Plus personne / dans les rues / .../… Laisser les portes ouvertes / laisser les fenêtres ouvertes / pas pour accueillir l’ami. / Non. / Seulement / pour chasser la menace de mort. // Malgré tout, Chantal continue d’être poète, c’est à dire un(e) professeur d’espérance comme l’écrit Giono : .../...La beauté et la force / ne sont qu’éphémères / Pour cela, la vie mérite / toute notre attention // Bien d'autres poèmes seraient à citer ici pour ce livre qui parle vraiment à chacun(e) : fort et solidement charpenté, il a d’ailleurs reçu le prix Paul Quéré 2021/22, un prix amplement mérité.
Autre balade autour de la maison et le long du chemin des poètes...
- 1 à 4 : abondance de feuilles dans le chemin et le jardin.
- 5 à 8 : le mélèze dans sa gloire automnale.
- 9 : les bois du cerf.
- 10 : une main.
- 11 : un rouge-gorge vérifie la cheminée avant Noël.
- 12 : un écureuil mange une des dernières figues.
Aujourd'hui, un livre étonnant :
Bernard-Pierre VILBOUX : Corpuscules (éditions Recueil ?)
Voici un livre très paradoxal et plutôt singulier : le titre semble annoncer un catalogue de mondes minuscules mais son épaisseur vous laisse pantois : 820 pages ! plus de 3.000 « pensées » ! De quoi remuer les méninges du lecteur !
Vous y trouverez des réflexions philosophiques alternant avec des citations littéraires, des photos en noir et blanc, des constats, des critiques, des piques et des émerveillements… Au fil des jours, l’auteur a noté les grands « évènements » du monde (pandémie, confinement, guerre, etc. ) mais aussi ce qui le touche plus particulièrement, ses lectures, ses voyages, ses rencontres, ses découvertes, ses rêves, ses coups de coeur pour un film, pour un morceau de jazz ou l’ombre d’une femme… Ce qui ne l’empêche pas de pointer les injustices, les lâchetés, l’hypocrisie, tout ce qui peut révolter l’honnête homme du XXI° siècle…
Un peu à la manière de Georges Perros avec ses Papiers collés, on peut dire que Bernard-Pierre pratique une écriture vagabonde de ses réflexions spontanées, tous azimuts, personnelles et universelles à la fois, avec le recul nécessaire pour ne pas se prendre trop au sérieux, glissant même de temps à autre une flèche d’humour noir... En voici un bouquet, « picoré » ici et là à travers une lecture volontiers vagabonde, elle aussi…
- 502 – L’écriture est une fenêtre sur le monde. Prenez-le une bonne fois pour dit et laissez-vous saisir par la douceur du courant d’air.
- 2290 - Certains ont passé leur temps à m’oublier sans même s’en apercevoir.
- 1727 - Julos Beaucarne a perdu la mémoire mais garde toujours sur lui son large pullover aux couleurs arc-en-ciel et un œil espiègle sur les choses de la vie. Qui a assisté à l’un de ses tours de chant ne pourra l’oublier.
- 525 – Nous demeurons le seul animal à nous rendre au bureau.
- 1772 – Par respect, je ne donne jamais de sucre aux chiens d’aveugles.
- 2704 - Une roseraie est une œuvre d’art aux sensations plurielles… formes, couleurs, parfums, méditations et puis cette idée de donner un nom à chaque rose nouvelle, quel enchantement !
- 833 – Le soir, elle aimait qu’on vienne lui lire quelques vers, de la poésie du monde entier, le soir à la veillée, au seuil de ses quatre fois vingt printemps, elle appréciait encore un ou deux passages de Verlaine ou de Perros et n’aurait pas refusé une tartine de Brautigan.
- 2604 – C’est impressionnant le nombre de chasseurs qui, chaque année, ressemblent à ce point à un sanglier et qui se font buter par un camarade de pastis.
- 1705 – Les principaux conseillers du gouvernement sont payés pour aider le gouvernement à conserver le pouvoir.
- 1417 – Il continuait à gratter du papier pour tenir debout et rester vivant. À ce jour aucun signe en retour de l’autre côté de la paroi.
Ah ! pour célébrer l'automne, nous avons repris le chemin du plan d'eau de La Ferté-Macé...
Pas du tout déçus nous fûmes puisque nous prîmes d'automnales couleurs...
Quelques précisions :
- photos 1 à 4 : capucines (variété tardive), culs blancs (variété hâtive), liquidambars.
- 5 à 7 : liquidambars, encore appelés copalmes d'Amérique.
- 8 à 11 : famille bernache, bien dans ses baskets et en voie de sédentarisation + pêcheurs à deux pattes se déplaçant en demi-barque.
Un ami m'apprend à l'instant la mort du chanteur suisse Michel Bühler...
.../...
Il était venu à Durcet pour le dixième Printemps, en 1995 : deux soirées mémorables sous le chapiteau du cirque Reverdy...
+ vidéo : le fameux "rap suisse" !
++ un bon article, par ici : https://avant-age.ch/wp-content/uploads/2020/03/Michel-B%C3%BChler-Questionnaire.pdf
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