12 juin 2008
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Un petit "Est-ce que" extrait du livre éponyme (woaouh ! j'ai placé éponyme ! ...) publié chez Donner à Voir avec des illustrations géniales de l'ami Yves... :
Est-ce qu'on peut réellement
interdire le stationnement aux nomades ?
(Image Internet : lonelymusic)
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Est-ce que ?
10 juin 2008
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Gérard Pierron, vous connaissez ?... Si la réponse est oui, vous avez de
la chance... Si la réponse est non, vous en avez aussi, car vous aurez celle de le découvrir...
C'est un chanteur résolument marginal, qui vit en dehors du "système", un défricheur de poètes oubliés, un inlassable défenseur de l'oeuvre de Gaston Couté, un "gars" profondément humain, avec un
coeur gros comme ça...
Il a enregistré (relativement) récemment un double CD intitulé "Plein Chant" qui est une véritable pépite pour les oreilles.
Gérard Pierron y est entouré magistralement par deux groupes de musiciens de la région de Grenoble, Kordevan et Djal. C'est vraiment un "accompagnement" royal, riche et sensible à la fois.
(Les deux images ont été "captées" sur le site de Pierron. La première reproduit la pochette, avec un dessin d'Ernest Pignon-Ernest, excusez du peu; la deuxième donne une idée de "l'ambiance" du
spectacle à Voiron...)
Published by Jean-Claude Touzeil
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Entendu
8 juin 2008
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Suite de notre visite à nos amis les chênes : aujourd'hui, le quercus palustris, ou chêne des marais.
(Images Internet : à gauche, grownative.org; à droite, nzplantpics.com)
C'est un américain qu'on a introduit en Europe au XVII° siècle, essentiellement comme arbre d'ornement. ( forte coloration rouge des feuilles en automne).
Son nom laisse penser qu'il aime les terrains plutôt humides, mais ce n'est pas exclusif. Les Américains l'appellent
Pine Oak, c'est à dire chêne à épingles, en référence à ses feuilles
marcescentes qui, une fois mortes, restent sur l'arbre et le font ressembler à un écouvillon... (cf.
Guide des arbres - Sélection du Reader's digest).
Dans notre arboretum "éclaté", vous en trouverez un à la maison de l'eau et de la rivière, à Ségrie-Fontaine et une variété naine à La Carneille.

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Arbres et arbustes
6 juin 2008
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Bloody beach
Par Bruno Sourdin, chef d'édition de la rédaction de Ouest-France à Saint-Lô, lundi 30 avril 2007
Né en 1950 à Pontorson, journaliste, chef d’édition à Ouest-France, à Saint-Lô (Manche) et critique littéraire en charge de la rubrique poésie, Bruno Sourdin a publié : Migrations (Gros
Textes) en 1999, Claude Pélieu et Mary Beach, mille milliards de collages (Les Deux-Siciles, 2002), Hazel (Les Deux-Siciles, 2005).
Le poème ci-dessous, Bloody beach, a été écrit en 2004, année du 60e anniversaire de la Libération. La ville de Roanoke, Virginie (U.S.A.), est jumelée aujourd’hui avec Saint-Lô.
1.
Non je ne veux pas mourir sur cette plage quand toutes les fleuristes de Roanoke dorment parmi les roses et les tulipes en rêvant à la tendresse des vagues sur les galets de Normandie et que dans
les rues de Virginie toutes les portes s’ouvrent autour de minuit, non je n’ai pas passé le temps de brailler et de bavarder sans me soucier de rien, mais je me sens seul alors que tous les
souffleurs de jazz collent leur bec sur leur saxophone et que je revois nos vieilles maisons en bois pleines de mystères, oui j’entends glisser à travers moi les hurlements de la guerre, oui je
sais ce que c’est que d’attendre depuis tant de jours le grand frisson quand au loin un goéland nous fait des signes engloutis par la nuit
2.
Non je ne veux pas mourir sur cette plage quand toutes les couturières de Roanoke marchent en équilibre dans un jardin de poupées en rêvant au grondement des vagues sur les falaises de Normandie
et que dans les rues d’Amérique tous les amoureux frôlent les étoiles autour de minuit, non je n’ai pas passé le temps de m’enivrer et de passer mes journées à rêvasser, mais je me sens fébrile
alors que tous les batteurs de jazz de Virginie frappent la peau de leur tambour et que je revois nos vieilles collines pleines de voix qui nous parlent, et oui j’entends se répandre à travers
moi les cris de la guerre, oui je sais ce que c’est que de semer des larmes depuis tant de jours quand au loin un cormoran traverse le grand vide qu’est le monde
3.
Non je ne veux pas mourir sur cette plage quand toutes les serveuses de bar de Roanoke cheminent d’un pas léger parmi les verres de bière en rêvant à la patience des vagues sur les rochers de
Normandie et que dans les rues d’Amérique tous les taxis tourbillonnent autour de minuit, non je n’ai pas passé le temps de picoler et de m’agiter dans tous les sens, mais je me sens misérable
alors que tous les chanteurs de jazz de Virginie entonnent des chorus déchaînés et que je revois nos vieux trains poussiéreux pleins de larmes d’adieu, et oui j’entends monter à travers moi les
vociférations de la guerre, oui je sais ce que c’est que d’espérer depuis tant de jours un vrai matin d’allégresse quand au loin un tourne-pierre nous fait des signes insensés
4.
Non je ne veux pas mourir sur cette plage quand toutes les dactylos de Roanoke font crépiter leur machine à écrire en rêvant à la caresse des vagues sur le sable de Normandie et que dans les rues
d’Amérique toutes les fenêtres s’agitent autour de minuit, non je n’ai pas passé le temps de vadrouiller et de faire encore une grande virée, mais je me sens terrifié alors que tous les pianistes
de jazz de Virginie swinguent avec nonchalance et que je revois nos vieilles Chevrolet pleines de fureur, et oui j’entends s’élever à travers moi les rugissements de la guerre, oui je sais ce que
c’est que de guetter depuis tant de jours la pâle éternité quand au loin un huîtrier-pie nous fait des signes en volant avec les anges
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Actualités
4 juin 2008
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Alors, voilà... Dans l'actualité des naissances, celle de Bob, chez Paul et Kiki, en Mayenne...
Pourquoi Bob ? penserez-vous... Parce que Bob, dit l'âne, répond Paul qui a pris ces photos... (dont la progression chronologique a été malencontreusement inversée par le manipulateur au clavier
!...)

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Actualités
2 juin 2008
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Non, aucun rapport avec Reagan...
Pipéronal est un nom masculin, synonyme d'héliotropine, nous voilà bien avancés...
Le pipéronal est comme le "grand Babu", il sent bon !
Plus précisément l'essence de sassafras, assez proche de la vanille...
(Un "je me souviens" perso en passant : dans les années 70, les enfants chantaient "ça sent la banane, la vanille et le cumin..." avec Jacqueline Farreyrol...)
Bref, selon notre formule rituelle de conclusion : encore un mot difficile à placer dans la conversation...
Si cela peut aider, voici une phrase qui peut servir de modèle : "
Ah ! madame de Guermantes, souffrez que je vous dise que votre pipéronal me monte à la tête..." (compliment attribué à
Jules Proust, le cousin germain de Marcel.)
(image Internet : piperonal.com; ce doit être une vue microscopique !...)
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La vie des mots
31 mai 2008
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(image Internet : genieminiature.com)
Un haïku qui accompagnait des photos d'Yvon Kervinio in Piste de cirque (l'aventure Carto) :
Le clown à la foule :
- ça va les petits enfants ?
- ouuui !... hurlait mon père.
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Haïku
29 mai 2008
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Arbres et arbustes
29 mai 2008
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(image Internet : pagesperso-orange)
C'est un arbre "remarquable" et remarqué... Une pancarte indique "Ifs millénaires de La Lande-Patry" (à quelques kilomètres de Flers, dans l'Orne.)
La caractéristique de ces deux géants qui, dit la légende, auraient vu les soldats de Charlemagne y tailler leurs arcs, est que leurs troncs sont creux. On peut donc y entrer et s'y cacher à
loisir.
Bien avant que le livre des records ne soit inventé, un jour, quarante-trois personnes y ont pris place !... Le curé y disait quelquefois la messe !... (Oui, l'église est juste à côté.)
Des Chouans y auraient trouvé refuge également...
Ce qui est sûr et attesté dans les chroniques, c'est qu'un barbier y tenait échoppe le dimanche matin après l'office et qu'il "rasait ses pratiques."
Si vous voulez briller en société, je peux même vous révéler qu'il s'appelait le père Houvet... (J'ai bien connu sa fille que j'avais baptisée Azette et dont je tiens le "scoop"...)
Combien de tours de vélo avons-nous fait autour de ces ancêtres au moment de la "retraite" de communion ?...
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Arbres et arbustes
27 mai 2008
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Voilà un dicton un peu "exotique", extrait des Apocryphes (éditions Traces) :
Un escargot
dans les sorghos
du beurre
dans
les épinards
(images Internet :à gauche, récolte de sorgho prometteuse, sosenfants.info ;
à droite, balai de sorgho, homedepot.ca)
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Apocryphes