Il y avait un bon bout de temps que la revue : "Gros Textes" n'avait pas sorti de numéro, comme en témoigne le magistral édito du factotum de la maison, à savoir Yves Artufel...
L'occasion de retrouver des poètes "durcetois" comme Marlène Tissot, Christophe Jubien, Patrice Angibaud, Cathy Ko ou comme Morgan Riet, auteur d'une belle série de haïkus :
Lézard
Un lézard détale
sur les cailloux tout fumants -
Lourds mes pieds jaloux.
L'occasion aussi de découvrir de nouveaux noms, comme celui de Kevin Prost, (invité par Emmanuel Campo) :
J'étais nu, cheveux au vent
sur un cheval au galop
quand le gérant du manège
m'a crocheté par la gorge.
On relève également les noms de Gaëlle Boulle et Léon Bralda, déjà à l'honneur avec un "Polder" dans la revue "Décharge"...
Ah ! oui, j'oubliais, les dessins de couverture sont du Yves Barré pur sucre...
Pratique : à commander (10 euros)
chez Yves Artufel Font-Fourane 05380 Châteauroux-les-Alpes.
Aujourd'hui, un poème de Jacqueline Held, extrait de la revue : "Cairns" n° 24, consacré à la beauté, thème du prochain "printemps des poètes."
Une mouette
Délire de joie dans le ciel.
Tu te dis :
J'imaginerai un jardin
Peuplé de paradisiers
Au ras des îles,
Cent glycines inconnues,
Trente contes à dormir debout,
Mille aurores boréales,
Puis la fleur aux six noms secrets.
Et plus encore.
Le monde, ce soir,
Est une calligraphie d'enfant.
(Jacqueline Held.)
Le blog biloba ne se refuse rien : il a un envoyé spécial permanent dans le sud de la France en la personne de Patrick Joquel, poète et randonneur du côté du Mercantour...
Il nous gratifie de temps en temps de photos prises le long du chemin, nous donnant des nouvelles de certains arbres qu'il croise et salue de notre part... Ainsi en est-il de ce pin cembro des Adus, toujours vaillant malgré l'altitude et la frugalité de sa nourriture...
N.B. : pour les curieux, on peut revoir le même arbre en 2013 sur le biloba, par ici : http://biloba.over-blog.com/cembro
Aux alentours de Noël dernier, villes et villages étaient illuminés dans le bocage... Chaque commune rivalise pour attirer le chaland, lequel viendra "faire marcher le commerce" en consommant une (ou deux) galette(s) et un (ou deux) vin(s) chaud(s). Les Sylvagériens (= habitants de La Sauvagère - Orne -) avaient carrément transformé la mare aux canards en banquise à pingouins !... Fort heureusement, l'automobiliste de passage était prévenu...
L'épisode neigeux, comme ils disent à la météo, s'est poursuivi quelques jours. Il y a d'ailleurs encore un peu de neige dans la cour...
Curieusement, les oiseaux se sont rapprochés de la maison...
Vous reconnaîtrez (assez) facilement des verdiers, des mésanges, un rouge-gorge et un merle, tous bien contents d'avoir déniché un bon resto dans le coin...
Un petit nouveau dans la rubrique : "Nom d'un poète !" avec Gilles Cheval, poète de la région parisienne, doublé de "manager" (avec la plasticienne Floriane Fagot) des éditions Mazette.
Site des éditions Mazette : http://www.editions-mazette.fr/
Découvert une plaque à Saint-Hilaire-du-Harcouët (Manche) signalant un horticulteur portant son nom, mais pas trouvé de poème sur le thème du cheval...
Pas grave, en voici un qui n'a rien à voir :
Comment vous expliquer… J’aime les lieux vacants et les moments perdus. Les stations-service la nuit le long des autoroutes, comme des rochers lumineux perdus au milieu des coulées de bitume. L’attente sur les quais de gare, les longues minutes qui séparent de l’être aimé. Le bord des falaises. Le dernier pas avant la chute. Et l’immensité à perte de vue.
A perte de brume…
Le café inconscient aux premières heures de l’aube, la sonnerie du téléphone qui perce la nuque, les yeux fourbus hors de l’obscurité, avides de repères. Et, par-dessus tout, le mot NEANT inscrit sur ma carte d’identité en face de la mention « Signes particuliers ».
(Gilles Cheval, Vous êtes ici, Mazette)
(poème primé lors du Prix Emile Snyder 1996 – St-Quentin-en-Yvelines, paru dans la revue Sapriphage)
En bonus, quelques photos de Gilles Cheval à Durcet...