(Image Internet : macro.blogs.sudouest.com)
Haïku n° 53 :
Chaleur écrasante
Sous les pieds nus de la nuit
Scarabée doré
(Image Internet : macro.blogs.sudouest.com)
Haïku n° 53 :
Chaleur écrasante
Sous les pieds nus de la nuit
Scarabée doré
(Image Internet : armabohemia.cz)
La vouge est une arme d'hast médiévale apparue en Allemagne et en Suisse à la fin du XIIIe siècle. Utilisée par les fantassins, elle est comme beaucoup d'armes d’hast issue d’un outil agricole.
La vouge est constituée d'un soc de charrue, monté sur une hampe d'environ 2 mètres, il lui est parfois ajouté un croc du côté opposé à la lame, ce qui permet de l’utiliser de taille comme une lourde hache, d’estoc grâce à sa pointe et de crocheter l’adversaire avec le croc d'acier.
Cette arme était conçue pour atteindre les cavaliers et tailler les jarrets des chevaux, voire également trancher les lanières de cuir aux jointures des armures. La vouge était utilisée par les vougiers, hommes d’armes qui se mettaient en lignes, à deux mètres l’un de l’autre, sur 2 ou 3 rangées, et dont le but était de briser les charges de cavalerie. Bien que ce ne soit pas leur but premier, les vougiers pouvaient, si l’occasion se présentait, être utilisés contre l’infanterie, si jamais celle-ci effectuait une charge.
L’évolution de la vouge suisse est à l’origine de la hallebarde. (cf. wikipédia)
Vous vous doutez bien que la vouge dont j'ai entendu parler était d'un usage beaucoup plus pacifique. Ce mot désigne encore aujourd'hui en Normandie un vieil outil bien pratique qui permet de couper les ronces ou les broussailles plus commodément qu'avec la faucille, la serpe ou la faux.
Le mieux, c'est que je vous déniche une citation :
"Gérard, j'arrive pas à éroncer comme i' faut au pied du chêne, passe-moi donc la vouge si c'est pas trop te demander." (extrait de Vouge ici, de Henry Morton Stanley.)
Dernière minute : la maison ahoui m'envoie quelques documents complémentaires, extraits de : Auguste Demmin : Guide des amateurs d'armes et armures anciennes, Paris, 1869. (Source : gallica.bnf)



Nous voilà désormais bien armés (!) pour briller au jeu des mille euros, cela mérite une citation de plus :
"Je vous le dis en vérité, le commissaire Juve peut toujours essayer d'attraper Fantomas, sans vouge saxonne adéquate, il n'y parviendra pas. Ah ! ah! ah!..."
(extrait de Vagadu, de Pierre-Jean Jouve.)
(Images Internet :
haut, vintage-poster-market.com;
bas, celeano.fr)
Extrait des Apocryphes, éditions Traces :
"On doit une fière chandelle à l'inventeur de l'électricité."
ANONYME (éclairé)
(Images Internet : haut, ag.auburn.edu; milieu, missouriplants.com; bas, biol.vt.edu)
Retour aux chênes dits "remarquables" avec le quercus lyrata Walter.
En français, on l'appelle chêne à feuilles lyrées, ce qui nous rapproche de la poésie...
En américain, on parle de l'overcup oak ou encore du swamp post oak.
Quelques mots de présentation : encore un chêne solide, se plaisant en milieu humide, croissant lentement pour atteindre 15 à 25 mètres de l'autre côté de l'Atlantique. On retiendra la forme de ses feuilles à qui il doit son nom et ses fruits presque entièrement enfermés dans une "cupule écailleuse subsessile" (cf. doc. helardot).
Par ici, il vous suffira d'aller au cimetière de Taillebois pour en apercevoir un spécimen qui, -touchons du bois -, a l'air de bien se plaire sous nos
latitudes.
Fontaines de ClérinChapelle Notre Dame de Clérin et St Cadoc, 1543-1545.
Dédiée à St Cadoc, venu en Bretagne avec St Gildas pour fuir le pays de Galles.
Vendue comme bien national après la Révolution, elle est offerte en 1818 à la fabrique de St-Clet.
Chapelle privée aujourd’hui. 5 fontaines du XVI° sont construites derrière. Chaque fontaine est dédiée à un Saint : St Antoine, St Cadoc, St Eloi, St Blaise et Notre Dame.
(pontrieux.communaute.com)
(Image Internet : geneanet.org)
La question qui se pose :
Est-ce que ça surprend de recevoir un petit mot de Saint-Clet ?
Sur le "front" de l'animation en poésie, on m'attend
le 12 juin à Saint-Rémy-sur-Orne (14) :
Egalement, le 20 juin sur le site de la Roche d'Oëtre (61)
où je serai, avec d'autres, une sorte de "produit du terroir"...
(Le site Internet est "en construction")
Et puis le 26 juin à Saint-Quentin-en Yvelines (78), ici...
Julien Clerc a été pour beaucoup dans le succès de cette chanson...
mais je préfère la version proche du traditionnel cajun. Impossible d'en trouver une chez Deezer par Zacchary Richard cependant.
(Note pour Martine du Schmilblick : voilà une chanson que j'aimais bien chanter à tue-tête, au petit matin, après la troisième mi-temps du "Printemps" de chez
nous...)
Haïku n° 53 :
Iris en goguette
Comme des éclaboussures
Dans l'oeil d'Osiris
(Photos : flora)
(Image Internet : stephaniewilletvous.com: Cocteau factotum)
Trouvé dans le journal récemment :
+ Rien à voir : un peu de réclame pour le livre de Jean-Jacques Reboux : Je suis partout (Les derniers jours de Nicolas Sarkozy), éditions Après la lune.
Allez voir chez le camarade Ahoui : là.
Ysabel Lorans : Souvenez-vous de l'ivresse (éditions Voix tissées)
(images Internet :
haut, marief-art.com
bas, marief-art.com)
C'est un livre qui chante... Les couleurs, les parfums, l’arbre, l’animal en liberté, l’humain, la mer, omniprésente, le bonheur d'être au monde... Le miracle de l’aube, toujours recommencée. Certaines pages peuvent nous faire penser au Cantique des cantiques. Le vent et la lumière inondent littéralement ces tableaux que l’on devine africains, ces paysages idylliques vus comme de l'intérieur, à travers les souvenirs émerveillés de l'enfance. Un livre qui enchante aussi avec de véritables poèmes en prose qui « balancent » bien, des phrases riches, majestueuses, dans lesquelles abondent apostrophes, rejets et inversions, conférant à l’ensemble une impression de grande pureté en même temps que de sensuelle douceur et de lyrisme exalté. Les illustrations de Marief, entre ombre et lumière, prolongent notre plaisir de lecture…
"Rouges sont les pieds des pileuses qui sont à moudre le mil, et roses leurs mains et blancs leurs fronts que le soleil a ceints. Le maître des toits qui revient scander avec la mer le rythme des pilons de bois fait chanter les ancestrales terres ocre, embrase les palmiers, les buissons de palme et les manguiers.
Le grand visage de l'aurore s'étire en ruisseaux blancs sur le fleuve qui borde la mangrove tranquille dans le murmure des eaux. Auprès des cases les aïeules
assises, fumant la pipe dans un songe, mâcheuses de cendres nous saluent face à la pirogue abandonnée, offrant leurs dos courbés à la louange des notes longues qu'envoie l'aurore. Comme les
femmes qui attendent elles s'en grisent et nous allons ainsi mêlant toute couleur dans le labeur quotidien, notre parcours. Jusques au soir où s'achève notre offrande du jour."
(Info pratique : on peut commander ce livre (11 euros + port) auprès de l'éditeur : Voix Tissées 105 avenue Aristide Briand 92120 Montrouge.)