

(images Internet : en haut à gauche, menuiserie-lechenerouvre; en bas à
gauche, cprf-poitou-charentes; en bas, à droite, arehn-asso)
Cela peut paraître compliqué, mais en fait c'est (relativement) simple : le chêne qu'on rencontre le plus souvent par ici, c'est le quercus robur, chêne pédonculé.
(cf. article "Robert Robur, chêne commun). Son "cousin", c'est le chêne sessile, ou chêne rouvre. Alors que le premier porte des glands rattachés à la branche par une petite "queue" (le fameux
pédoncule), le second, qui nous occupe aujourd'hui, est directement inséré sur le rameau. Sessilis vient du verbe latin sedere qui signifie "être assis".
Les scientifiques, qui décidément aiment bien le latin, l'appellent Quercus sessiliflora ou encore Quercus petraea. En français, ce sera chêne
rouvre ou chêne sessile. Il est très apprécié des forestiers car il pousse bien droit et produit un bois d'excellente qualité. On peut en voir de très beaux spécimens, entre autres, dans les
forêts de Bercé (Sarthe), de Bellême (Orne) ou encore de Tronçais (Allier). Merci au passage à Colbert (!)
A noter que dans notre bocage ornais, l'appellation "rouvre" est très fréquente : une petite rivière s'appelle même "la Rouvre" et un village, "Rouvrou".
