(lepoignardsubtil.hautetfort.com)
Un poème déniché dans l'anthologie subjective, sur le site de Guy Allix (voir lien).
Les racines font onduler
les plaques de béton,
soulèvent la chaussée,
traversent la route.
Lente migration des arbres.
Rafaël CONCEJO
Un deuxième, trouvé sur le net, sur le site temporel :
Les arbres ne perdent pas leurs feuilles ; ils les donnent. Pour que la terre ait une âme, pour que les hommes ne
renoncent pas à la vie.
Ils s’endorment dans l’attente d’une nouvelle jeunesse pendant que certains hommes offrent leur corps à l’éternité. Passage
de noirs nuages au-dessus du fleuve jaune. Nuits emportées par le souffle d’un enfant ramassant des branches mortes le long de la rive et qui brûleront dans le cœur glacé de l’hiver.
Rafaël CONCEJO.
