(photo et poème : daniel clérembaux)
LE BLUES DU CRAPAUD
Les douceurs premières
Des soirées de printemps
Eveillent sous les pierres
Le chant
Du crapaud accoucheur.
Chaque bulle de savon
Ainsi libérée
Par ce triste bluesman
Avive au ciel
La clarté d’une étoile.
Allez donc savoir si,
Par hasard,
Du fond de son trou noir,
L’œil ocellé d’or
Ne perçoit pas l’éclat lointain
Des galaxies,
Si la douce mélopée
Ne berce pas d’illusions
Ce petit joueur de flûteau,
S’il ne voit s’allumer là-haut
Les lueurs qui nous consolent
De la noirceur du ciel ?
Daniel CLÉREMBAUX
(N.B. : si vous lisez ce billet, c'est que le calendrier maya a du retard à
l'allumage...)
