
(Images Internet : en haut, photobucket; à droite, www.sportuj.com)
Jean Echenoz vient de publier Courir aux éditions de minuit.
Je ne vais pas vous "faire l'artic'", mais seulement vous en dire quelques mots pour vous inciter à le lire.
Destin fabuleux que celui du "héros", Emil Zàtopek, coureur de fond de nationalité tchèque au palmarès très fourni. (cf. Mâme Wiki, ou autre site pour des résultats plus précis.) Extrêmement
courageux et "dur au mal" comme on dit chez nous, il est baptisé "la locomotive tchèque" par un journaliste. Ce n'est pas un styliste, loin de là, mais c'est un forçat de l'entraînement qui va
battre record sur record et collectionner les médailles. Apprécié pour sa gentillesse et son grand coeur, il sera l'ami des champions, celui de Mimoun en particulier. Echenoz l'appelle joliment
"le doux Emile"...
Souvent en opposition avec le régime qui n'hésitera pas à l'utiliser pour sa propagande, il sera "puni" après le printemps de Prague en étant déchu de ses grades militaires, exclu du parti et
réduit à accepter une place d'éboueur. Mais sa popularité était telle dans son pays que les gens le reconnaissaient quand il ramassait les poubelles et l'applaudissaient pendant la collecte
!...
Il me semble qu'on n'est pas loin, là, du fameux humour tchèque, celui de Jaroslav Hasek dans Le brave soldat Chveïk, par exemple...
