(Image Internet : www.
danslagueuleduloup.com)
Ah! voilà un mot étonnant, plus oral qu'écrit (pas de trace dans les dictionnaires normand-français) et pourtant bien vivant encore aujourd'hui. (La preuve, pas plus tard que ce matin, Raymond au
téléphone : "Le chêne à l'entrée du terrain de foot de Ségrie, il est pas ripitu... mais enfin, il est pas mort.")
Avant de vous donner sa signification (cherchez un peu !), retenons que c'est aussi un mot serbo-croate ou kosovar dont, malgré des efforts méritoires, (cf. "Traduire cette page"), je
n'arrive pas à saisir le sens.
En français, enfin, en normand, ripitu s'emploie essentiellement avec la négation ne... pas. Il sert à qualifier des personnes ou des êtres en pleine forme, resplendissants,
épanouis. (Par déduction, vous trouverez que "ne pas être très ripitu" a le sens inverse : fatigué, malade, flapi...)
Vous attendez la citation ? Elle arrive : "Dis donc, Norbert, tu m'as pas l'air d'excès ripitu anui; pose donc ton sac de farine et va-t'en bère une moke." (Alphonse Daudet, in Voyage en Normandie, éditions du lundi).
