Ah ! ah ! un mot nouveau ! pas du tout inventé ! et qui sonne bien, non ? (profitons-en pour vous préciser qu'on doit le prononcer : "pétrikor")...
Bref, comme d'habitude, on regarde la solution éventuellement après, mais surtout pas avant de jouer avec ces quatre propositions :
1) pétrichor : nom masculin, donné dans le Berry au rebouteux jusqu'à la fin du XIX° siècle. Il est l'ancêtre du masseur-kinésithérapeute d'aujourd'hui.
Exemple : "-Dis, mon p'tit gars Pierre, va don quéri el pétrichor, Germain l'a chu, i peut pus s'rel'ver..." (George Sand, La mare au diable.)
2) pétrichor : dans l'Egypte ancienne, ce mot était synonyme d'embaumeur ou de momificateur.
Exemple : "Par Anubis lui-même, de toute ma vie de pétrichor, c'est la première fois que je vois ça ! Ce malheureux défunt est un véritable géant : il mesure sûrement plus de quatre coudées royales !..." (Gustave Flaubert, Salammbô)
3) pétrichor : vient du grec petra = pierre et de ichor = le sang des dieux, en mythologie. Ce mot, créé par deux savants australiens en 1964, sert à caractériser l'odeur suave de la terre après la pluie.
Exemple : "Hmm ! j'vous raconte pas, à chaque fois, après l'orage, ça sentait bon le blé mûr et le pétrichor !" (Colette, Le blé en herbe)
4) pétrichor : nom attribué au geindre, (étymologie : latin : juvenus, junior, français : jeune) l'apprenti boulanger.
Exemple : " - Combien de personnes travaillent dans votre établissement ?
- Quatre : mon épouse tient la caisse et moi le pétrin, par ailleurs, nous avons une jeune vendeuse et un pétrichor." (Enquête de la chambre de commerce de l'ouest parisien, en décembre 1993.)
Alors, vous avez trouvé, bien sûr !...




