Le père Noël m'a apporté une anthologie de Roger Munier qui fait la part belle aux poèmes de trois vers. Cela s'appelle tout simplement : "Haïkus" et c'est édité par Points / Poésie. En bonus, une préface d'Yves Bonnefoy.
Le choix est difficile tant les haïkus sont nombreux et variés, mais c'est juste un petit billet pour vous inviter à lire (ou relire) ces "instantanés"... En voici quelques-uns :
Qu'on me jette une pierre
j'ai cueilli
une branche de cerisier
(Kikaku)
***
Le soleil couchant
s'attarde sur la queue
du faisan doré
(Buson)
***
L'enfant qui l'imite
est plus merveilleux
que le vrai cormoran
(Issa)
***
Rien ne dit
dans le chant de la cigale
qu'elle est près de sa fin
(Bashô)
***
Solitude -
après le feu d'artifice
une étoile filante
(Shiki)
***
Même devant Sa Majesté
l'épouvantail n'enlève pas
son chapeau tressé
(Dansui)
***
L'arracheur de navets
montre le chemin
avec un navet
(Issa)
***
On les balaie
puis on les laisse
les feuilles mortes
(Taigi)
***

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