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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 05:30
(Photo : Claude Vercey)



Tous ceux qui s'intéressent un tant soit peu à la poésie connaissent la revue : "Décharge", une sorte de référence en la matière. Elle est dirigée depuis bientôt trente ans par le poète Jacques Morin, alias "Jacmo".
J'avoue ne pas connaître toute son oeuvre (derniers recueils en date : Une fleur noire à la boutonnière, L'idée bleue, Jusqu'à l'âme, Gros Textes) mais j'ai quand même déniché ces quelques vers, en relation, - vague, très vague -, avec la photo ci-dessus :

Ulysse
ligoté au mât de torture

les sirènes marines
femme en buste
queue de poisson
ont laissé place
aux rapaces volatiles
tête de femme
corps d'oiseaux

Ulysse les oreilles crevées
arbre chair

(extrait de Les encres de la nuit, in "Rétroviseur" numéro 144)

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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 05:19





















(Images Internet :
gauche, affichesalimentaires
droite, garyclocks.com)

Dans la rubrique "nom d'un poète !", nous ne pouvions pas manquer d'évoquer Jean-Pierre Lesieur* dont le nom est aussi celui d'une marque d'huile** très (trop ?) connue. C'est aussi celui d'une marque de bière blonde si j'en crois la pendule...

Je n'ai pas trouvé de poèmes qui parlent d'huile ou de mayonnaise dans l'oeuvre de Jean-Pierre, mais en voici tout de même deux qui ne me semblent pas hors-sujet :

RUE AUX OURS je n'ai jamais vu d'ours
mais une putain à jambe de bois
à pilon vole par-dessus les oursons
qui travaillait plus que les autres
malgré ses cinquante-deux printemps
sur une jambe...


Rue du RENARD, le terrier en sous-sol
jouait une mélodie bruyère et sel
où il fallait inventer une échelle
pour descendre à l'enfer
d'une chope de bière.

                     Jean-Pierre Lesieur
(Extraits de Ballade bitume, Le dé bleu, 1985)

* voir le lien "comme en poésie".

** Il y a aussi un garage Lesieur à Lisieux (14) et un autre à Gétigné (44). Proposent-ils le service "garage à poèmes" ?


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8 septembre 2009 2 08 /09 /septembre /2009 23:29
C'est au Mont-Saint-Michel que j'ai trouvé ces reproductions de publicités anciennes pour le chocolat BESNIER.
(cf. Internet : www.modeinweb.com et affiches-de-france.com)

En dehors des atmosphères délicieusement ringardes de ces cartes postales, j'ai apprécié d'y voir écrit le nom du poète Michel BESNIER.
Il ne me restait plus qu'à trouver un poème plus ou moins en relation avec le thème.
Le voici :

Deux pies
logent au                                

château d'eau

Elles jouent
aux dames
aux échecs
aux dominos

Elles aiment
les zèbres
les pandas
les vieux films
les faire-part
la neige sur le charbon
la taupe dans les narcisses
le chocolat noir
et le chocolat blanc

Elles s'aiment

         Michel BESNIER
(extrait de Le verlan des oiseaux,
             éditions Motus).

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9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 23:31
(Photo prise à Blangy-le-Château -14-)

Peut-être que cette photo ne vous "interpelle" pas, comme on dit, alors je vous explique : François David est bien sûr le nom d'un producteur de cidre fermier particulièrement réputé, jusque dans les bons restaurants de la capitale... Mais, François David, c'est aussi le nom d'un poète du Cotentin qui dirige avec bonheur les éditions Motus...


L'idée de la rubrique "Nom d'un poète !", c'est, je vous le rappelle, de trouver un poème en relation avec l'homonyme.
En cherchant un peu, je suis tombé sur une anthologie La pomme, aux éditions Ophrys, dans la collection "Science et poésie", d'où j'ai extrait ceci :

         Nourritures

Quelques mots claquent
sous la langue
délicieux comme
les pommes qu'on croque goulûment
la chair des voyelles claires
la peau des prénoms épelés

Aimes-tu goûter les sons
qui crissent ?


                  François DAVID.






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27 juin 2009 6 27 /06 /juin /2009 03:52
'(Image Internet : www.jeancoutu.com)  
Mais il faut pardonner, mais il faut revenir.
Voyons, faisons la paix, je vous prie à mains jointes.
Tenez, crayons, papiers, mon vieux compas sans pointes,
Mes laques et mes grès, qu'une vitre défend,
Tous ces hochets de l'homme enviés par l'enfant,
Mes gros chinois ventrus faits comme des concombres,
Mon vieux tableau trouvé sous d'antiques décombres,
Je vous livrerai tout, vous toucherez à tout !
Vous pourrez sur ma table être assis ou debout,
Et chanter, et traîner, sans que je me récrie,
Mon grand fauteuil de chêne et de tapisserie,
Et sur mon banc sculpté jeter tous à la fois
Vos jouets anguleux qui déchirent le bois !
Je vous laisserai même, et gaîment, et sans crainte,
Ô prodige ! en vos mains tenir ma bible peinte,
Que vous n'avez touchée encor qu'avec terreur,
Où l'on voit Dieu le père en habit d'empereur !

                                         Victor HUGO (A des oiseaux envolés)

Troublant également, cet avis pour un livre :
Mc Grath P., L'étrange histoire de Sir Hugo et de son valet Fledge (Points).
Le narrateur, prisonnier d'un fauteuil roulant, raconte ce qu'il croit être la réalité mais ce n'est qu'une reconstruction à partir de bribes qu'il en perçoit.

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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 04:40


(Images Internet : à gauche, www.chapellerie-traclet.com ; à droite, www.commune-de-verlaine.be )Il vous sera peut-être agréable d'apprendre que Verlaine est aussi le nom d'un modèle de béret, qu'il existe une commune qui porte ce nom en Belgique et que Gustave Verlaine est boucher à Moha, toujours chez nos voisins.
Alors, un poème pour "aller avec" ? Pas facile, facile...
Je vous propose "Un dahlia", extrait des Poèmes saturniens :

Courtisane au sein dur, à l'oeil opaque et brun
S'ouvrant avec lenteur comme celui d'un boeuf,
Ton grand torse reluit ainsi qu'un marbre neuf.

Fleur grasse et riche, autour de toi ne flotte aucun
Arôme, et la beauté sereine de ton corps
Déroule, mate, ses impeccables accords.

Tu ne sens même pas la chair, ce goût qu'au moins
Exhalent celles-là qui vont fanant les foins,
Et tu trônes, Idole insensible à l'encens.

Ainsi le dahlia, roi vêtu de splendeur,
Elève sans orgueil sa tête sans odeur,
Irritant au milieu des jasmins agaçants !

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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 05:14

(Images Internet : cseuville.chez-alice.fr; cliketclak.skynetblogs.be et paris-art.com)














Il existe un "Clos Rimbaud" en Belgique (Renseignement pris, c'est plutôt dans le nord ou dans l'est...) et un cheval baptisé "Rimbaud" à l'écurie La Forestière... Un autre, également nommé, est le sujet d'une photo de Jean-Arthus Bertrand (à ne pas confondre avec Jean l'Astuce qui intervient parfois sur le blog ahoui). Etonnant, non ?

Pour  illustrer ce rapprochement par un poème, j'ai trouvé "Ornières" extrait des Illuminations.

A droite l'aube d'été éveille les feuilles et les vapeurs et les bruits de ce coin du parc, et les talus de gauche tiennent dans leur ombre violette les mille rapides ornières de la route humide. Défilé de féeries. En effet : des chars chargés d'animaux de bois doré, de mâts et de toiles bariolées, au grand galop de vingt chevaux de cirque tachetés, et les enfants et les hommes sur leurs bêtes les plus étonnantes; - vingt véhicules, bossés, pavoisés et fleuris comme des carrosses anciens ou de contes, pleins d'enfants attifés pour une pastorale suburbaine. Même des cercueils sous leur dais de nuit dressant les panaches d'ébène, filant au trot des grandes juments bleues et noires.




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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 05:42
(Image : site scierie-desnos)

Par ici, le patronyme  Desnos est assez répandu (on ne prononce pas le "s") et il existe une entreprise de scierie dans le nord de la Mayenne qui porte ce nom.
Pour illustrer le propos et faire le rapprochement avec Robert, il me semble qu'un court extrait des "Quatre sans cou" pourrait faire notre affaire :

LES QUATRE SANS COU

Ils étaient quatre qui n'avaient plus de tête,
Quatre à qui l'on avait coupé le cou,
On les appelait les quatre sans cou.

Quand ils buvaient un verre,
Au café de la place ou du boulevard,
Les garçons n'oubliaient pas d'apporter des entonnoirs.

.../...
             Robert Desnos, in Fortunes, (Gallimard).

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12 octobre 2008 7 12 /10 /octobre /2008 04:46

(Images Internet : à gauche, ciao; à droite, ronsard)

Quand on prend l'autoroute, on croise beaucoup de camions... Celui de Norbert, obsessionnel. (cf. les Triolets de Claude Vercey). Les espagnols, les allemands, les polonais, parfois un estonien. Et puis, petite cerise sur le gâteau, vous vous apprêtez à doubler le gros bahut de chez Ronsard, marchand de poulets en Belgique...

Plus tard, vous vous renseignez sur Ronsard de la main gauche (Tiens, ils "font" aussi dans la dinde et dans la pintade...) et de la droite sur Pierre de (Cassandre, Marie, Hélène, rien que pour les "officielles"...). Vous vous refusez mentalement un quelconque rapprochement.

Vous vous hasardez à proposer une explication "qui vaut c'qu'elle vaut" : par un trait de génie propre aux poètes du surgelé (!), les chicken's boys ont dû associer Ronsard et Henri IV, célèbre, entre autres, pour sa fameuse "poule au pot le dimanche..."

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29 août 2008 5 29 /08 /août /2008 04:15
(Image Internet : www.letyrosemiophile.com)

Bien sûr, la laiterie-fromagerie de Pont-Hébert (Manche) n'existe plus aujourd'hui, mais bon... J'ai d'ailleurs trouvé cette photo sur un site consacré aux publicités anciennes.

Comme j'ai l'esprit mal tourné, je suppose que ce camembert était servi lors des représentations de Partage de midi...

Pour les plus jeunes, deux précisions :
a) Paul Claudel (le frère de Camille) est un poète et dramaturge français du siècle dernier.
b) Le titre de l'article est un emprunt à une chanson de Tonton Georges... (= Brassens)

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