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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 04:00

Retour à la rubrique : "Nom d'un poète !" avec une petite fable de notre bon Jean de La Fontaine : "Le curé et le mort."

Bon, le lien entre les photos de Claude (Vercey) et le texte est un peu ténu, je le reconnais, mais allez donc trouver le mot "bar" ou "ch'ti" dans l'oeuvre de ce poète !...

(C'est aussi l'occasion de relire - ou de découvrir - une fable qui me semble assez peu connue, mais pourtant mordante à souhait...)

Le curé et le mort.

Un mort s'en allait tristement
S'emparer de son dernier gîte ;
Un Curé s'en allait gaiement
Enterrer ce mort au plus vite.
Notre défunt était en carrosse porté,
Bien et dûment empaqueté,
Et vêtu d'une robe, hélas ! qu'on nomme bière,
Robe d'hiver, robe d'été,
Que les morts ne dépouillent guère.
Le Pasteur était à côté,
Et récitait à l'ordinaire
Maintes dévotes oraisons,
Et des psaumes et des leçons,
Et des versets et des répons :
Monsieur le Mort, lai
ssez-nous faire,
On vous en donnera de toutes les façons ;
Il ne s'agit que du salaire.
Messire Jean Chouart couvait des yeux son mort,
Comme si l'on eût dû lui ravir ce trésor,
Et des regards semblait lui dire :
Monsieur le Mort, j'aurai de vous
Tant en argent, et tant en cire,
Et tant en autres menus coûts.
Il fondait là-dessus l'achat d'une feuillette
Du meilleur vin des environs ;
Certaine nièce assez propette
Et sa chambrière Pâquette
Devaient voir des cotillons.
Sur cette agréable pensée
Un heurt survient, adieu le char.
Voilà Messire Jean Chouart
Qui du choc de son mort a la tête cassée :
Le Paroissien en plomb entraîne son Pasteur ;
Notre Curé s
uit son Seigneur ;
Tous deux s'en vont de compagnie.
Proprement toute notre vie
;
Est le curé Chouart, qui sur son mort comptait,
Et la fable du Pot au l
ait.

Jean de La Fontaine
(Livre VII, fable 10)

(La dernière illustration est de Marc Chagall, sur le site d'arbrealettres.)

Photos prises à Châlon-sur-Saone par Claude Vercey. / Timbre : rhonephilatelie.fr / Dessin : Grandville, shanaweb.net
Photos prises à Châlon-sur-Saone par Claude Vercey. / Timbre : rhonephilatelie.fr / Dessin : Grandville, shanaweb.net
Photos prises à Châlon-sur-Saone par Claude Vercey. / Timbre : rhonephilatelie.fr / Dessin : Grandville, shanaweb.net
Photos prises à Châlon-sur-Saone par Claude Vercey. / Timbre : rhonephilatelie.fr / Dessin : Grandville, shanaweb.net
Photos prises à Châlon-sur-Saone par Claude Vercey. / Timbre : rhonephilatelie.fr / Dessin : Grandville, shanaweb.net

Photos prises à Châlon-sur-Saone par Claude Vercey. / Timbre : rhonephilatelie.fr / Dessin : Grandville, shanaweb.net

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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 04:01

J'avais aperçu cette pancarte au bord de la route, du côté des Deux-Sèvres, il y a quelques années... Le temps de trouver un endroit pour faire demi-tour, et hop ! dans la boîte !

Bon, quand on lit Rimbaud, on ne pense pas immédiatement au thème de la vache. Encore moins à "l'herd book charolais" !...

Certes, certes. Il m'a donc fallu demander gentiment au moteur de recherche d'associer les deux mots du jour et voici ce qu'il a trouvé :

Extrait des Réparties de Nina (vous pouvez lire en son entier le poème ici.), ce passage où on est en plein dedans, si je puis m'exprimer ainsi :

Nous regagnerons le village
Au ciel mi-noir ;
Et ça sentira le lai
tage
Dans l'air du soir ;

Ça sentira l'étable, pleine
De fumiers chauds,
Pleine d'un lent rythme d'hale
ine,
Et de grands dos

Blanchissant sous quelque lumière ;
Et, tout là-bas,
Une vache fientera, fi
ère,
À chaque pas...

(Arthur Rimbaud)

photo flora + ernest-pignon-ernest (bloglyceedeliroisebrest) + raphaële bruyère (http://ifif.between.over-blog.fr/)
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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 05:08

"Poète ! apporte les confitures !" (Maïakovski)

 

Vous connaissiez peut-être ce poème de Jean Follain :

 

RUE VERTE

 

Rue verte beaucoup qui te longeaient
se payaient de mots et d’espoirs :
jeunes ménages entrant dans la vie
la dame en chapeau à plumes
et l’homme en chapeau de soie
et moustaches de campagne
rentraient dans tes boyaux, rue verte
aux pissenlits touffus
aux chats massifs ;
d’immenses tartines d’enfants
sur qui le beurre fraîchissait
sur qui la confiture glaçait
étaient parfois pendant le jeu
posées sur une borne grise
jusqu’à l’oubli.

 

                                                   Jean Follain

SAM_3385.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SAM_3389.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(photos flora)

P.S. : Merci à Marinette...

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 05:05

LEROUX-20Photo.jpg(home.nordnet.fr) On en a bu dans notre enfance, de cette fameuse chicorée leroux, bien pratique pour allonger le café, toujours trop cher pour les économiquement faibles de l'après-guerre...

Si ce n'est pas le cas, on se souvient peut-être des publicités comme celles-ci :

60346294_p.jpg(collectionvelo.canalblog.com)

ou comme celle-là (cyclopassion.blogspot.com) :

GRACZYK20Jean20-2013.jpg(pour les curieux, c'est Graczyk en photo.)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce petit détour pour vous parler de

Marilyse Leroux, poète de Bretagne qu'on voit de temps en temps à Durcet...

Elle n'est pas dans l'équipe "Helyett-Leroux" mais dans celle de "Donner à Voir" !...

On peut avoir des infos sur sa vie/son oeuvre ici :

http://www.art-chignaned.com/spip/article.php3?id_article=184&recalcul=oui

J'ai eu beau me replonger dans ses livres, je n'ai pas trouvé trace de chicorée...

Voici un de ses poèmes qui figurait sur la balise n°13 du "Chemin des Poètes" en 2007 :

 

Midi

 

Le soleil plombe les herbes folles

 

Et de la friche en feu 

s’élève

         silencieux


le cri

        d’un coquelicot

 

         Marilyse LEROUX

                   ( Herbes

          - éditions Donner à Voir - )

portrait_casquette_rouge_1_.jpg(art.chignaned.com)

Et un deuxième, inédit, pour Terre de femmes :


Tu ouvres une brèche
dans l’épaisseur du monde
pour voir glisser le ciel
comme une aile
sur l’horizon parfait

Et c’est une joie
toujours neuve et désirante
que cette parole en voyage sur la mer

L’infini n’est jamais si loin
qu’entre deux portes.




Marilyse Leroux
Texte inédit (in Le Temps d’ici, recueil inédit)
pour Terres de femmes (D.R.)


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22 juillet 2012 7 22 /07 /juillet /2012 04:05

En Bretagne, Guillevic est un patronyme relativement courant...

Ainsi, le monsieur de la photo s'appelle Gilles Guillevic, c'est un ostréiculteur réputé.

picture_vgn.jpg

 

 

 

 

 

 

(voyagegourmand.com)

 

On trouve également du cidre "Royal Guillevic", très réputé lui aussi...

Photo-20Guillevic.JPG

 

Logo-20guillevic-20label-20rouge-20--20copie.jpgGBPIX_photo_240742.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Qui dit cidre, dit pomme...

La fameuse "Guillevic" est d'ailleurs baptisée "la reine des pommes à cidre", elle gagne tous les concours.

 

 

 

 

 

Et Guillevic, Eugène de son prénom, c'est aussi, c'est surtout le poète que tout le monde connaît, par exemple (ça tombe bien) pour ce poème :

 

 

Rond

 

Qu’est-ce qu’il y a donc
De plus rond que la pomme ?

Si lorsque tu dis: rond,
Vraiment c’est rond que tu veux dire,
Mais la boule à jouer
Est plus ronde que la pomme.

Mais si, quand tu dis : rond,
C’est plein que tu veux dire,
Plein de rondeur,
Et rond de plénitude,

Alors il n’y a rien
De plus rond que la pomme.

 

                                                                    (Guillevic)

6a00d8345238fe69e200e550373c7b8834-800wi.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(kal1955.blogspot.fr)

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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 04:08

Deux ou trois mots pour faire connaissance avec Serge Brindeau :

poète (et prof de philo) du XXème siècle (1925-1997), inlassable pèlerin de la poésie, à travers des conférences tenues dans le monde entier, auteur d'une anthologie qui fait toujours référence aujourd'hui : La poésie contemporaine de langue française depuis 1945 (éditions Saint-Germain des Prés)...  

Parallèlement, il a collaboré à de nombreuses revues, dont la mythique "Poésie I" avec Jean Breton et mené de pair la publication d'une oeuvre personnelle, exigeante et fraternelle, comme Rivière de tout bois (St Germain des Prés) ou D'un bois de paulownia (Sépia), ou encore Un poème vient au monde (Librairie-Galerie Racine).

Nous avons eu la chance de le côtoyer quelque peu puisqu'il fut un temps président de notre association "Donner à Voir" et qu'il fut l'invité du Printemps de Durcet en 1989.

 

Tout cela dit, j'avais repéré depuis longtemps dans la ville voisine une camionnette sur laquelle s'étalait "Peinture Brindeau"... (photos : flora)

SAM_9149.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SAM_9146.JPG

SAM_9153.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Restait à contacter l'artisan peintre qui, bien qu'étonné par ma demande (et ma démarche), accepta volontiers que l'on prenne son véhicule en photo.

Restait aussi à dénicher un poème de Serge susceptible de "coller" avec l'appellation "Peinture Brindeau". Voici ce que j'ai trouvé :

 

Franchi le pont

- ses bras levés -

Les ruelles longées

 

Terrasses

 

Brosser un ciel turquoise

Pour un parcours de pleine lune

 

Sous la voûte

Foyers du monde

Situer les sphères

le triangle

Instant de la blancheur

 

Un certain souffle

une rumeur

 

Dire la ligne d'arbres vers la crête

 

Et jour et nuit

Le long repos du sable


  ***

 

Tu disposais des fleurs

Sur les murs du jardin

 

Au creux de toute chose

Un soleil s'est éteint

 

Un lézard m'a fait signe

Et j'ai tendu la main

 

Je parlais d'une rose

Nous étions en chemin

 

                ***

Tenez

Horizontale

Votre lame

 

Coupez

La pomme en deux

 

Vous recueillerez

Une étoile de mer

 

 

Serge BRINDEAU

(extraits de Rivière de tout bois,

(St Germain des Prés)


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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 05:00

5 Alimentation

 

 

 

 

 

 

 

 

 

3_HERSE.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  (Images : ponge.fr)

Si vous regardez ces photos de près, vous découvrirez peut-être le nom de ce constructeur de matériel agricole, installé à Guipy, petit village de la Nièvre : PONGE... ici

Il me restait à trouver un poème de Francis pour aller avec...

En voici un, certes un peu long, mais tellement malicieusement savant :

 

Le pré

Que parfois la Nature, à notre réveil, nous propose
Ce à quoi justement nous étions disposés,
La louange aussitôt s'enfle dans notre gorge.
Nous croyons être au paradis.
Voilà comme il en fut du pré que je veux dire,
Qui fera mon propos d'aujourd'hui.

 

Parce qu'il s'y agit plus d'une façon d'être
Que d'un plat à nos yeux servi,
La parole y convient plutôt que la peinture
Qui n'y suffirait nullement.

 

Prendre un tube de vert, l'étaler sur la page,
Ce n'est pas faire un pré.
Ils naissent autrement.
Ils sourdent de la page.
Et encore faut-il que ce soit page brune.

 

Préparons donc la page où puisse aujourd'hui naître
Une vérité qui soit verte.

 

Parfois donc - ou mettons aussi bien par endroits -
Parfois, notre nature -
J'entends dire, d'un mot, la Nature sur notre planète
Et ce que, chaque jour, à notre réveil, nous sommes -
Parfois, notre nature nous a préparé(s) (à) un pré.

 

Mais qu'est-ce, qui obstrue ainsi notre chemin ?
Dans ce petit sous-bois mi-ombre mi-soleil,
Qui nous met ces bâtons dans les roues ?
Pourquoi, dès notre issue en surplomb sur la page,
Dans ce seul paragraphe, tous ces scrupules ?

 

Pourquoi donc, vu d'ici, ce fragment limité d'espace,
Tiré à quatre rochers ou à quatre haies d'aubépines,

 

Guère plus grand qu'un mouchoir,
Moraine des forêts, ondée de signe adverse,
Ce pré, surface amène, auréole des sources
Et de l'orage initial suite douce
En appel ou réponse unanime anonyme à la pluie,
Nous semble-t-il plus précieux soudain
Que le plus mince des tapis persans ?

 

Fragile, mais non frangible,
La terre végétale y reprend parfois le dessus,
Où les petit sabots du poulain qui y galopa le marquèrent,
Ou le piétinement vers l'abreuvoir des bestiaux qui lentement
S'y précipitèrent...
Tandis qu'une longue théorie de promeneurs endimanchés, sans y
Salir du tout leurs souliers blancs, y procèdent
Au long du petit torrent, grossi, de noyade ou de perdition
Pourquoi donc, dès l'abord, nous tient-il interdits?
 
Serions nous donc déjà parvenus au naos,
Enfin au lieu sacré d'un petit déjeuné de raisons ?
Nous voici, en tout cas, au cœur des pléonasmes
Et au seul niveau logique qui nous convient.
Ici tourne déjà le moulin à prières,
Sans la moindre idée de prosternation, d'ailleurs,
Car elle serait contraire aux verticalités de l'endroit.
 
Crase de para tus, selon les étymologistes latins,
Près de la roche et du ru,
Prêt à faucher ou à paître,
Préparé pour nous par la nature,
Pré, paré, pré, près, prêt,
 
Le pré gisant ici comme le participe passé par excellence
S'y révère aussi bien comme notre préfixe des préfixes,
 
Et, quittant tout portique et toutes colonnades,
Transportés tout à coup par une sorte d'enthousiasme paisible
En faveur d'une vérité, aujourd'hui, qui soit verte,
Nous nous trouvions bientôt alités de tout notre long sur ce pré,
Dés longtemps préparé pour nous par la nature,
            - où n'avoir plus égard qu'au
            ciel bleu.
 
L'oiseau qui le survole en sens inverse de l'écriture
Nous rappelle au concret, et sa contradiction,
Accentuant du pré la note différentielle
Quant à tels près ou prêt, et au prai de prairie,
Sonne brève et aiguë comme une déchirure
Dans le ciel trop serein des significations.
C'est qu'aussi bien, le lieu de la longue palabre
Peut devenir celui de la décision.
Des deux pareils arrivés debout, l'un au moins,
Après un assaut croisé d'armes obliques,
Demeura couché
D'abord dessus, puis dessous.
 
Voici donc, sur ce pré, l'occasion, comme il faut,
Prématurément, d'en finir.
 
Messieurs les typographes,
Placez donc ici, je vous prie, le trait final.
Puis, dessous, sans la moindre interligne, couchez mon nom,
Pris dans le bas-de-casse, naturellement,
                Sauf les initiales, bien sûr,
                Puisque ce sont aussi celles
                Du Fenouil et de la Prêle
                Qui demain croîtront dessus.

                _______________________

                Francis Ponge

 

(Certains diront que j'aurais pu choisir l'ode inachevée à la boue, avec des images de Télos, ils n'auront pas tort...

D'autres ajouteront que pour lire Le pré, il n'est pas inutile de lire ensuite La fabrique du pré, avec des images de tantvaletemps, ils n'auront pas tort non plus...)

 

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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 05:02

pressingnorge

 

Bon, Norge a déjà eu les honneurs de cette rubrique ici et .


Le voici à nouveau, avec ce pressing... (photo prise à Flers - 61 - au XX° siècle.)

Côté poème, je crois en avoir trouvé un dans lequel le pressing est terrible :

 

                  La faune

 

Et toi, que manges-tu, grouillant ?
-- Je mange le velu qui digère le
pulpeux qui ronge le rampant.


Et toi, rampant, que manges-tu ?
-- Je dévore le trottinant, qui bâfre
l'ailé qui croque le flottant.

 

Et toi, flottant, que manges-tu ?
-- J'engloutis le vulveux qui suce
le ventru qui mâche le sautillant.

 

Et toi, sautillant, que manges-tu ?
-- Je happe le gazouillant qui gobe
le bigarré qui égorge le galopant.

 

Est-il bon, chers mangeurs, est-il
bon, le goût du sang ?
-- Doux, doux ! tu ne sauras jamais
comme il est doux, herbivore !
 

 

                        NORGE

                       (Famines)

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 05:10

Merci à Claude Vougeot qui m'a "soufflé" cette idée de billet...

 

Caen, c'est la ville de François de Malherbe, poète du XVI/XVIIème siècle, celle du stade du même nom, d'une équipe de foot qui monte et qui descend et enfin celle des transports Malherbe.

 

malherbe1.jpgmalherbe.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(d.hauchard.free.fr)                                                                                                                                                                   (sdr-sys.com)

 

Pas trouvé de poèmes sur les gros camions dans l'oeuvre de Malherbe, en revanche de nombreux écrits concernant les transports, amoureux bien sûr :

Beauté de qui la grâce ...

Beauté de qui la grâce étonne la nature,
Il faut donc que je cède à l'injure du sort,
Que je vous abandonne, et loin de votre port
M'en aille au gré du vent suivre mon aventure.

Il n'est ennui si grand que celui que j'endure :
Et la seule raison qui m'empêche la mort,
C'est le doute que j'ai que ce dernier effort
Ne fût mal employé pour une âme si dure.

Caliste, où pensez-vous ? qu'avez-vous entrepris ?
Vous résoudrez-vous point à borner ce mépris,
Qui de ma patience indignement se joue ?

Mais, ô de mon erreur l'étrange nouveauté,
Je vous souhaite douce, et toutefois j'avoue
Que je dois mon salut à votre cruauté.

 

          François de Malherbe.

 

Pour l'anecdote, signalons également la parole historique prononcée par le Sieur Boileau à l'arrivée de son déménagement (assuré par la maison caennaise) :

"Enfin, Malherbe vint, et le premier en France.."

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 04:00

 

 

 

 

  (Image Internet : type911.org)

 

  Comme chacun sait, Valérie Rouzeau est une poète d'aujourd'hui très populaire depuis le succès de Pas revoir, publié au Dé Bleu en 1999 et plusieurs fois réédité, récemment à La Table Ronde...

 

Il y a peu, feuilletant le Calendrier francophone, (Alhambra Publishing), je tombe sur le poème ci-après :

 

 

Mécanicienne en bleu parmi les digitales

Je ferai ça plus tard pas comédienne

Pas maîtresse pas danseuse même étoile

Pas voyageuse-représentante-placière ou femme fatale

Boulangère pâtissière couturière roturière

Serveuse bonne notairesse cuisinière frigidaire

Infirmière laverie lingère même si légère

Pas comme comme commerçante pas femme savante misère

Et ni con ni concierge ni blonde ni grande asperge

Ni mother ni maman ni nourrice agrégée

Ni soeur nonne ou sainte mère ni prostituée

Fille à marier mariée divorcée veuve défunte

Caissière crémière banquière chameau ni dromadaire

Pas chauffeuse de taxi je réparrai ferai

Que ça roule je ferai sous l'azur déjanté

Dans le rouge des coccinelles coquelicots vibrant

Evaporés au bord des routes mécanicienne.

 

                                               Valérie ROUZEAU.

 

 

Et, bien sûr, avec mon esprit mal tourné, je cherche s'il n'y aurait pas des Rouzeau mécaniciens quelque part...

Il y en a !... à Paris, dans le XXème, passage des Soupirs, à Montluçon (31), Romainville (93), mais je n'ai pas d'image...

Egalement, une carrosserie Rouzeau à Ribérac (24).

 



A
132097 : Carrosserie auto moto Ribérac 24
Rafraîchir la vignette Signaler un problème avec le site
Carrosserie auto moto Ribérac 24
Installée à Ribérac (24), l  a Carrosserie Rouzeau s’occupe des démarches auprès des assureurs que se soit pour votre voiture ou votre moto, ou remplacement de pare-brise. Elle assure aussi la peinture et le remplacement des pièces suite au choc.

 

 

  valerie-rouzeau.jpg

(ferocemarquise.net)

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