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18 juillet 2008 5 18 /07 /juillet /2008 04:34
(Images Internet : à gauche, wikipedia.org; à droite, paulnoll.com)
Alors, qu'est-ce qu'un pipa ? 
a- un gros crapaud d'Amérique tropicale, le Pipa pipa, de la famille des Pipidés.
b- un instrument de musique chinois, assez proche du luth.

Les deux réponses sont bonnes comme le montrent ces photos.

A noter que le Pipa pipa est un crapaud quasiment plat, extrêmement discret tant il aime à se confondre avec son milieu... (Celui de la photo a une attitude "gaullienne", mais c'est parce qu'il a été perturbé par le flash du photographe...)

Une citation peut-être ?
"Papa fumait la pipe et Maman jouait du pipa quand mon frère attrapa par les pattes le pipa de l'aquarium." (Manuel de lecture - CP - édition courante) 

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24 juin 2008 2 24 /06 /juin /2008 04:30
(Image Internet : hombresdehonor-juanpa)
Quelques mots pour vous mettre au courant si, comme moi, vous n'êtes pas très féru(e)(s) de football : Antonin Panenka est un joueur de football tchèque des années 70. (Pour les mordus, équipe nationale, Bohémians de Prague et Rapid de Vienne.)
On connaît surtout son nom parce qu'il est devenu un nom commun désignant une manière subtile de tirer un pénalty. Mâme Wiki nous apprend que pour ce faire "on réalise une pichenette du coup-de-pied sans élan et dans le centre du but, afin de tromper le gardien (si celui-ci a choisi de plonger en prévision d'une frappe puissante)." C'est clair ?... (La photo à gauche peut aussi vous aider.) Alors, une petite citation (apocryphe) pour un bon réemploi : " Cette longue séance de tirs au but fut une rude épreuve pour les cardiaques : elle ne trouva son épilogue qu'avec une historique panenka." (Thierry Roland, in Mes meilleures sorties - éditions Plombs et Crampons).
Quel rapport avec le "biloba" ? me direz-vous.
Je vous répondrai qu'Antonin Panenka avait un surnom : on l'appelait le poète...

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16 juin 2008 1 16 /06 /juin /2008 04:43

Ah ! plus facile avec l'image (références : gourmetsauvage.ca) de deviner ce qu'est le pimbina !...

C'est le fruit d'une viorne obier, très abondante chez nos cousins québécois. L'appellation vient d'un mot algonquin, mipimina, qui signifie fruits amers. D'après Nichole Ouellette, on peut en faire de la gelée, des confitures et même du ketchup !...
On peut en trouver chez nous aussi : demandez ça à votre pépiniériste préféré : un plant de "viburnum trilobum compactum", audacieusement traduit par "viorne trilobée compacte"... Si vous n'en faites pas des confitures, les oiseaux pourront toujours les manger.
Alors, une petite phrase avec le mot : "Tabernacle ! Ce que c'est que la gourmandise quand même... L'autre jour, ah! maudit ! j'ai fait une sacrée grimace : je croyais manger des griottes, c'était du pimbina !..." (Emilienne Leclerc, la cousine du Félix).

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2 juin 2008 1 02 /06 /juin /2008 04:39
Non, aucun rapport avec Reagan...
Pipéronal est un nom masculin, synonyme d'héliotropine, nous voilà bien avancés...
Le pipéronal est comme le "grand Babu", il sent bon !
Plus précisément l'essence de sassafras, assez proche de la vanille...
(Un "je me souviens" perso en passant : dans les années 70, les enfants chantaient "ça sent la banane, la vanille et le cumin..." avec Jacqueline Farreyrol...)
Bref, selon notre formule rituelle de conclusion : encore un mot difficile à placer dans la conversation...
Si cela peut aider, voici une phrase qui peut servir de modèle : " Ah ! madame de Guermantes, souffrez que je vous dise que votre pipéronal me monte à la tête..." (compliment attribué à Jules Proust, le cousin germain de Marcel.)

(image Internet : piperonal.com; ce doit être une vue microscopique !...)

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21 mai 2008 3 21 /05 /mai /2008 04:51
(image Internet : jedessine)

Cherchez un peu avant d'ouvrir le Robert ou de consulter Mâme Wiki...

Babiroussa est le nom d'un groupe de reggae, mais surtout celui d'un animal de Malaisie et des îles Célèbes, sorte de sanglier sauvage aux défenses recourbées...

La difficulté est toujours la même : placer ce mot dans une conversation d'un air détaché et "naturel".

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23 mars 2008 7 23 /03 /mars /2008 05:43

guilloche.png (image Internet : answers)

Voici encore un mot qui a une couleur et des sonorités sympathiques ! Mais comment le placer judicieusement dans la conversation ?

Avant de sauter sur le dictionnaire ou de consulter mâme Wiki, essayez de deviner avec cette citation empruntée à notre vibrionnant chef de l'état : "T'as vu ma rollex ? Elle est ornée d'un fin guillochis qui m'a coûté bonbon ! "

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15 février 2008 5 15 /02 /février /2008 05:20

(images Internet : à gauche B.D. Dimitri, delartsurlaplanche; à droite, groupe de rock belge, myspace)

Voilà un mot pas facile à placer dans la conversation... mais voyez plutôt le bon usage qu'en fait François Rollin...


Mes chers compatriotes,
Le vocabulaire est comme l’humour. Contrairement en effet à ce qu’un vain peuple pense, pour reprendre les mots assassins de Voltaire, l’humour n’a pas un grand rôle à jouer dans les circonstances joyeuses, lorsque tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles, pour reprendre la formule ironique du même auteur.
En revanche, l’humour trouve toute sa place et sa nécessité dans les circonstances pénibles, lorsqu’un a besoin d’une béquille pour continuer de marcher, d’un rayon de lune auquel se réchauffer.
Il en va de même du vocabulaire. Quelle importance si les mots nous manquent pour dire toute la joie que nous procure une bonne nouvelle, un événement heureux, une situation paradisiaque? La joie à elle seule fait le travail, et les mots ne feraient que la paraphraser lourdement. Au contraire, quand tout va mal, il est indispensable de disposer d’un arsenal de mots et d’expressions capables de décrire avec justesse et férocité l’adversité qui nous accable. Nous serions bien démunis si nous ne pouvions nous écrier autre chose que « c’est la merde », ou « c’est la cata », ou même « c’est l’enfer, c’est la fin, c’est la déroute, c’est la débâcle, c’est le désastre ». Je vous propose, dans le cadre des mes deux missions simultanées de sauvetage des mots menacés de disparition, et d’assistance polymorphe à la détresse, un mot rare, un mot qui nous vient à pied de la lointaine Russie pour décrire à merveille les calamités sus évoquées : la raspoutitsa. Au sens propre, si l’on ose dire, la raspoutitsa est, dans les régions froides du Grand Nord, la période de dégel avec formation d’une couche de boue gluante. Selon l’autre dictionnaire : la période de dégel qui transforme la surface du sol en boue. Tout fout le camp, tout glisse, tout s’effondre, tout part à vau l’eau, de l’eau boueuse de surcroît : c’est la raspoutitsa.
Et pourtant, il reste quelques valeurs sûres et solides en Russie, comme en témoigne Michel Simon
Disque 2, piste 15, de 0’07 à ??
Et si on ne travaille pas, c’est la raspoutitsa, n’est ce pas Michel Simon ?...
Idem de 2’07 à 2’15
Merci Michel de ta franchise.

Nous ne sommes pas au bout de nos peines : il y a un gros problème autour de l’origine du mot raspoutisa, qui est en somme le nom vernaculaire d’un phénomène climatique plus large. Certains pensent que « raspoutitsa », avec sa racine pout, le chemin, désigne, avec la présence du préfixe rass, le mauvais état des chemins, exprime l’idée de routes coupées, de chemins impraticables. D’autres prétendent que le mot vient du verbe réfléchi raspoutitsa, qui signifie littéralement et trivialement: ça fout le camp, ça se barre dans tous les sens. J’en tiens plutôt pour la seconde hypothèse, mais sans certitude. Si vous avez des lumières, écrivez-nous, vite, avant la débâcle. L’affaire est grave.

- Qu’est ce qui t’arrive, Simone ?
- C’est ma sœur ! Elle vient de perdre son boulot, son mari la quitte, elle apprend qu’elle est diabétique et son appartement est inondé !
- C’est la Bérézina !
- Ah non, c’est pire, c’est la raspoutitsa !
- Tu sais, la Bérézina, c’est déjà pas très marrant.
- Je sais. La Bérézina, c’est cet affluent du Dniepr que l’armée de Napoléon franchit en novembre 1812 au prix de très lourdes pertes matérielles et humaines alors qu’elle battait en retraite devant le général Hiver !
- Et pour ta sœur ?
- Ma sœur n’est pas en retraite. C’est donc plutôt la raspoutitsa.
- Tu l’embrasseras pour moi ?
- Alors embrasse moi…

Mes chers petits enfants, un mot nous tend ses petits bras maigres, que nous ne pourrons secourir qu’ultérieurement : le mot préciput. Contrairement aux apparences, c’est un terme de droit.

L'oeil du larynx
par François Rollin
France Culture, le samedi de 11 h 55 à 12 h 
émission du dimanche 1er janvier 2006

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