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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 04:46

(Image Internet : francaisedesjeux.com)

Du temps des Grecs, il n'était pas rare d'entendre une phrase comme :
"Calliope, où as-tu rangé mes phécases ?
" (Xénophane de Colophon)
ou encore : "Les nouvelles phécases de chez Nike n'arrivent pas à la cheville des vieilles phécases de chez Adidas." (Zénon d'Elée).


Voilà. Pour changer, j'ai commencé par les citations, ce qui vous permet d'aisément deviner que les phécases désignent les souliers blancs portés par les gymnasiarques et les prêtres. (Comme qui dirait les ancêtres des baskets ou des tennis.*)

* petite pancarte relevée récemment au marché de Briouze, à l'étal de la marchande de chaussettes : Nos tennis peuvent bouillir.

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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 03:57
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Comme dit Machin, "on ferait des livres entiers avec tout ce que j'ignore...", par exemple le sens du mot d'aujourd'hui "malayâlam".
Ce tableau, (cf. Wikipédia) présente les principaux signes du malayâlam, une langue dravidienne proche du tamoul et parlée dans le Kerala, en Inde
, par (excusez du peu) environ 33 millions de personnes.
Voilà. Plutôt que de vous fabriquer une citation apocryphe comme d'habitude, je vous propose plutôt un extrait d'un poème de Koyamparambath Satchidanandan.
(Désolé de ne pas vous le transcrire avec les lettres de l'alphabet malayâlam, ce serait joli...)

Tu es une chute d'eau
Qui dévale les marches
Et moi un rocher gris dessous
Qui attend ta venue.
Danse au-dessus de moi,
Anime-moi,
Couvre-moi de verdure.
Répands-toi, laisse les poissons
Plus vifs que les regards
Nager sur ma tête.


           Koyamparambath Satchidanandan
                (Tant de vies - L'incomplet et autres poèmes
                               
traduction : Martine Chemana
                                            éditions Caractères 2002)

        

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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 04:15




























































(Images Internet : en haut, aliquid.free.fr, au milieu, ph-ludwigsburg.de, en bas, finallyover.com)

Alors voilà.
Dans mon enfance, j'ai souvent entendu le mot kroumirs que j'ai toujours trouvé très étrange, voire exotique... Renseignements pris, longtemps après, je peux vous révéler* les différents sens de ce mot.

Kroumirs (ou Khroumirs) désigne en premier les habitants de la Kroumirie, région montagneuse située au nord-ouest de la Tunisie.
Ensuite, époque coloniale oblige sans doute, le mot est devenu péjoratif pour qualifier en particulier les plus anciens (cf. l'expression "vieux kroumir(s)").
Enfin, kroumirs, ce sont aussi des chaussons de basane fins fins fins, très confortables et qu'on mettait avant d'enfiler les bottes...

Rien ne vaut une bonne citation :
"Si tu veux boire ton café chaud, va, mets tes kroumirs avec tes bottes, cours, vole et ramène-nous une bouteille de gaz, i vient juste de nous lâcher, l'salaud..."
(Pierrot Corvus, extrait de La vie quotidienne n'est pas rose tous les jours, éditions de l'escopette.)  


*un bon dictionnaire devrait vous confirmer ce que je raconte...

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20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 04:52

(Image Internet : julosland.skynetblogs.be)

Le mot est si bizarre que je ne sais pas trop comment l'écrire... A l'oreille, on entend clairement 3 phonèmes : b, z et a. (en écriture phonétique, entre crochets et tout et tout...)
Ce problème d'orthographe ne facilite pas les recherches, surtout en ce qui concerne l'étymologie...

En tout cas, à mon avis, c'est du normand pur jus et les plus anciens des jardiniers connaissent bien ce mot qu'ils emploient encore couramment.
Les b'zahs désignent donc les fanes des pommes de terre, comme vous le voyez sur la photo, dénichée par hasard sur le site de Julos Beaucarne.

Le mieux, c'est de finir par une citation.

"D'aucuns disent qu'i vaut mieux couper les b'zahs, ça peut éviter le mildiou à tes patates, et pis d'autres disent qu'i faut les laisser pour qu'é continuent à pousser..."
(extrait de Propos sur le bonheur, Alain*, éditions du Perche.)

* de son vrai nom Emile Chartier, le philosophe Alain est né en terre normande, très précisément à Mortagne, dans l'est de notre département.

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8 août 2009 6 08 /08 /août /2009 04:06


(Images Internet : à droite, www.jardinalis.com
plus bas, www.dirtymusic.com)






















   Bon, alors truble, ça vous dit quelque chose ?
Oublions le groupe musical (peut-être très bien, je n'ai pas écouté.) et voyons du côté du jardin.

Le truble* (mot hérité du normand) a pour équivalent en français le mot bêche ou encore son synonyme, louchet. A signaler qu'on prononce le "u" pointu comme dans "Ursule" et que le "l" est à mettre aux oubliettes, ce qui donne quelque chose comme trub.

Ne nous privons pas du plaisir de la citation :
"Quand il est sans effets, le lombric ne craint rien, hormis les taupes et les trubles."
                                                                             (Proverbe suédois)

* à signaler, pour les puristes, les curieux et les chipoteurs, que truble peut aussi avoir le sens de pelle à marc.

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27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 04:34




(Images Internet : en haut, flickr.com; en bas, picasaweb.google.com)

Racholeter, voilà un mot de normand souvent entendu, mais jamais vu écrit...

Une idée sur le sens de ce verbe ? Les photos sont des indices.

Je vous explique :
quand vous béchez votre jardin et que vous êtes sur le point de terminer, il y a toujours une dizaine de poireaux de l'année précédente
qui vous empêchent de le faire. Comme "vous ne voulez pas perdre", vous les repiquez un peu plus loin, comme vous feriez pour un arbuste que vous mettriez en jauge.
Sans connaître le mot, vous venez de racholeter.

Une citation pour être bien sûr :
"- Bravo, Pierre, tu as jeté le reste de la porette sul'fumier !
- Ah ! désolé, mon brave, vous eussiez préféré que je les racholetasse ?
"
                                      
                (extrait de Dans un mouchoir, Fustel de Coulanges, éditions du jardin.)

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17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 04:49




  (Images Internet : en haut, www.suraemv.fr
                                                                                                                                       en bas, bdm.typepad.com)

Pas dur à trouver aujourd'hui...
Une foutelaie désigne simplement un lieu planté de fouteaux (prononcer foutiaux)...


Vous ne voyez pas ? En latin, Fagus sylvatica, en normand, foutiau, en français, hêtre...
La foutelaie est donc l'équivalent de hêtraie.

D'après les livres, les plus belles hêtraies se trouvent en Lorraine, dans les Vosges ou en Normandie (par exemple, les forêts de Brotonne ou d'Eawy, en Seine-Maritime, ou encore celles des Andaines, d'Ecouves ou de Bellême pour l'Orne.)

Une citation ?
"- Où s'en est-elle allée, la laie ?
- La laie s'en est allée dans l'allée de la foutelaie
."
(extrait de Je, marcassin... de Jean-Marc Assin, éditions de la forêt).


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21 juin 2009 7 21 /06 /juin /2009 03:52


(Image Internet : petitbonheur.centerblog.net)

Les dictionnaires Larousse et Robert semblent bien ignorer le mot gradilles qui, en normand, désigne pourtant les groseilles rouges (ou blanches). J'ai même souvent entendu le diminutif grades.

Vous voulez une citation ?
" - Tu viens jouer à la soule*, Barnabé ?
   - J'peux point, Yvonne m'a dit d'ramasser les gradilles dans l'jardin. O sont ben assez mûres pour faire les confitures. "

                                                                                     (extrait de Les recettes de tante Yvonne, éditions du bocage.)

*soule : jeu collectif, ancêtre du football et du rugby.

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14 avril 2009 2 14 /04 /avril /2009 04:03

(Images Internet : www.heatworld.com et todayinsci.com )
Tragus est un mot qui a, au moins, deux sens : 1) "mamelon supporté par du cartilage placé devant le conduit auditif externe de l'oreille". C'est la première image. Très mode dans le milieu du piercing...

2) c'est le surnom de Hiéronymus Bock, un botaniste allemand du 16ème siècle. (image en dessous.)

 

Et la citation ? Elle arrive...

"Dis donc, Hiéronymus, au lieu de boire bock sur bock, tu ferais mieux de me présenter tes tragus, faut que j'm'entraîne. Je reprends le service à la station des Lilas demain matin..." (Serge Gainsbourg, première version du Poinçonneur)

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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 05:19
(Image Internet : http://umeamarie.canalblog.com)             
Ce n'est pas trop difficile de trouver la signification de ce mot en usage principalement dans le département de la Manche.
Sauticot  est un mot pour désigner la crevette grise, (en latin Crangon crangon) la toute petite, celle qu'on pêche avec un haveneau (tiens, encore un joli mot !), qui saute partout et qu'on mange en une seule bouchée avec un peu de pain et de beurre salé...
A noter que certains dictionnaires jersiais affirment que "sauticot" est aussi une sauterelle des champs.
Bon, le mieux c'est encore de terminer par une citation :
"ö combien de dormeurs, combien de sauticots,
qui reposaient repus dans les coquelicots..."
              (Victor Hugo, Brouillons d'exil, éditions du Montorgueil)

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