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26 décembre 2011 1 26 /12 /décembre /2011 05:09

Ce n'est pas souvent : je vous propose aujourd'hui une redif d'un conte de Noël, déjà publié dans le journal local, chez jenofa et sur le biloba en décembre 2007...

 

Ce n'est pas obligatoire, mais on peut écouter une chanson en même temps :

 

 

 

 

 

                                          bob-25-1024x768-428x321.jpg

 

 

                                             LE PÈRE NOËL PASSE L’ÉPONGE…


Ce matin-là, le père Noël était bien tracassé…
Il faut dire que la terre ne tournait plus très rond : il pensait qu’il s’agissait sans doute d’une roue voilée ou qu’il y avait un peu trop de jeu dans les soupapes de sécurité, ou encore que les fuites suspectes dans les réserves stratégiques n’avaient pas dû s’arranger.
En plus de ça, impossible d’ignorer les deux ou trois guerres toujours en train de mijoter, les maladies en voie de développement dans les pays du même nom, les promesses de tsunamis et autres catastrophes potentielles, dites naturelles.
Sans parler de la médiocre qualité de l’air ambiant ni de celle de l’eau du robinet, ni des gaz nocifs qui continuaient à creuser le trou de la Sécu et celui de la couche d’ozone, sans évoquer davantage l’inéluctable réchauffement de la planète, déjà visible à travers la fonte des glaciers ou l’aspect squelettique des ours polaires.
Bref, c’était la routine des calamités ordinaires, pas de quoi fouetter un renne !
Alors, pourquoi donc le père Noël se faisait-il du mouron ?…


Bien sûr, les sondages étaient pessimistes quant aux chances de son poulain dans la troisième au quinté plus, les pronostics largement défavorables à son chouchou pour les présidentielles, les prévisions météorologiques carrément apocalyptiques pour l’été prochain dans sa station balnéaire préférée.


Bien sûr encore, les hirondelles étaient désormais moins nombreuses quand revenait le printemps, les abeilles devenaient folles après avoir butiné les colzas, perdaient le sens de l’orientation et donnaient du miel plus proche de la mélasse que de l’ambroisie, les renards s’approchaient des habitations et venaient même parfois faire les poubelles.


Bien sûr enfin, des milliers de gens continuaient à mourir de faim dans de nombreux pays déshérités dans l’indifférence générale alors que, sur les trottoirs des villes les plus riches, on voyait de plus en plus de monde faire la queue pour avoir une soupe chaude et ne plus dormir dans des cartons.
Mais bon, le père Noël avait de la bouteille et le mental blindé. Autrement dit, il en avait vu d’autres…
Alors, alors, qu’est-ce qui n’allait pas ?


Eh bien, c’était plus profond, plus psychologique, voire plus existentiel : c’est que, comme chaque année, il devait distribuer ses jouets à tous les enfants sages de par le monde. Et c’était devenu une denrée rare, les enfants sages !
Il n’allait quand même pas offrir une mitraillette en plastique à ceux qu’on obligeait à devenir soldats dans leur pays et qui maniaient déjà la kalashnikov avec dextérité, ni une grue téléguidée à ceux qui, du matin au soir, extrayaient du métal précieux dans les mines. Pas question non plus de poupée Barbie pour les fillettes qu’on envoyait se prostituer dans les bars ni de machine à coudre miniature pour celles qui s’usaient les yeux toute la journée sur d’énormes métiers à tisser.
Mais, heureusement, le père Noël n’était pas père Noël pour rien.

Il décida d’employer les grands moyens et sortit de sa poche sa fameuse éponge à effacer les malheurs du monde ! Il se mit à frotter énergiquement toute la surface du globe en tournant dans le sens inverse des aiguilles d’une montre.


Aussitôt, un changement complet s’opéra sur la terre...
D’un bout à l’autre de la planète, par-dessus des frontières devenues inutiles, les gens s’interpellaient, se saluaient, fraternisaient, s’embrassaient… On parlait instantanément une langue universelle qui permettait de se comprendre entre les hommes et même de communiquer sans aucun problème avec les animaux… Les maisons, les bureaux, les transports, les usines, tout fonctionnait maintenant grâce à des énergies plus douces les unes que les autres. Un ingénieux système de miroirs gigantesques captait l’inépuisable source du soleil, équitablement redistribuée à toutes les latitudes. Par ailleurs, on avait systématisé et développé l’usage des éoliennes qui faisaient maintenant partie du paysage.
Chacun travaillait pour le bonheur de l’autre. L’argent avait disparu et, avec lui, toutes les turpitudes. Dans les stades, plus de tricherie ni de doping, les notions de compétition et de supporter étant tombées en désuétude… Plus de pauvres ni de riches, plus de conflits entre les générations, plus de querelles de voisinage, plus de luttes fratricides, plus de racisme, plus de guerres de religion, plus de réfugiés errant sur les routes, plus de complots, plus de
corruption, plus de prison, plus de police, plus d’armée ! Plus de zoos, plus de gardiens, plus de poulets élevés en batterie…
Dans les champs poussaient des légumes oubliés depuis longtemps dont les vertus énergétiques étaient pourtant considérables. De place en place, on laissait des espaces libres où la nature s’en donnait à coeur joie pour nous régaler d’espèces jadis jugées comme des mauvaises herbes. Les arbres avaient repris de l’ampleur, ils étalaient majestueusement leurs branches au-dessus des prairies et donnaient des fruits nouveaux dont la saveur était
étrange et inconnue. Sous leur ombrage, des artistes présentaient des oeuvres éphémères et libérées de toute contingence commerciale, dans lesquelles chacun se retrouvait. Ainsi pouvait-on entendre des musiques célestes qui traversaient tout le corps et apaisaient votre âme. De la même façon, on regardait des peintures qui littéralement vous hypnotisaient, on approchait des sculptures si belles qu’on ne pouvait s’empêcher de les caresser. On lisait des poèmes qui vous remuaient pour la vie entière…
Des fleurs, du respect, de l’amour et du soleil pour tout le monde !

 

Dans l’euphorie générale, une rangée de gigantesques sapins de Noël illuminés grâce à des piles photovoltaïques fut érigée pour matérialiser les lignes de l’équateur, des tropiques et des méridiens. Pour mieux apprécier le spectacle avec le recul nécessaire, on organisa une grande tournée dans l’espace au milieu des étoiles avec les fusées d’une compagnie locale qui avait opportunément opté pour un carburant révolutionnaire, fournissant une énergie silencieuse et respectueuse de l’environnement. Et dans tous les satellites de notre bonne vieille terre ragaillardie, les auberges intergalactiques servirent du vin chaud toute la nuit…

 

En serrant machinalement son éponge au fond de sa poche, le père Noël
se demanda s’il n’y avait pas été un peu fort…

 


TerreNuit_1280.jpg                                             (cieletespace.fr)                                              

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24 décembre 2011 6 24 /12 /décembre /2011 05:00

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(humour-fun.net)

 

Allez, il y en aura bien au moins un qui trouvera le chemin pour aller jusque chez vous...

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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 05:02

J'aurais aimé ne pas écrire ce billet, mais l'ankou vient encore de passer :

le poète José Millas-Martin a terminé "ses aventures terrestres" le 2 décembre...


  D'autres que moi vous raconteront sa vie et son oeuvre (voir, par exemple l'I.D. n° 316 de Claude Vercey - du 26 février 2011 - sur le site de la revue Décharge.)

 

Gardons le souvenir d'un poète généreux, à l'humour caustique, un rien provocateur, et d'un homme d'une gentillesse toujours égale...

Aux éditions Donner à Voir, nous lui avions consacré récemment un Tango pour José.

 

millas

 

José, sur le chemin des poètes, à Durcet, en 2007...

 

Un portrait, chez Jacques Basse, ici.

 

Son dernier opus (cf. la toile de l'un) :

Poètes mes complices
avec qui j'ai parcouru un
bout du Temps
De certains demeurent vivantes
leurs écritures
L'âge me prend aaaa Mes pièces d'usure
se déglinguent
Je les médicamente
pour demeurer
Je suis lecteur de vos
idéogrammes depuis Tant de temps

Parfois un livre farci d'une lettre a témoin
silencieux de votre message de votre écriture…

Et toute ma vie me saute à la gueule

 

José Millas-Martin

 

 

À mots rompus
José Millas-Martin
anthologie personnelle
éditions Fondencre, 2011
15 ,00 €

José Millas-Martin vogue allègrement vers ses 90 printemps. Il a publié une œuvre dense, traçant son sillon sans souci des modes, avec une grande connaissance de la poésie de son siècle, et beaucoup de recul sur les évènements du monde. Il écrit avec simplicité et érudition tout à la fois, sauvé sans doute - et nous avec - par son sens de l'humour, parfois grinçant, jamais méchant. Philippe Biget a constitué là une anthologie qui permettra à chacun de parcourir une œuvre de 50 ans. À ne manquer sous aucun prétexte.

(Alain Boudet)

 

 

+ Perso :  

José, je ne suis sûr de rien, bien sûr, (pas sûr même que tu lises ces lignes, quoique...) mais cela ne m'étonnerait pas plus que ça que ton âme de poète aille bientôt galoper dans les grands espaces de ta Patagonie natale... Bon voyage, vieux frère...

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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 05:07

 

Demain, samedi 5 novembre, on procède au changement des bornes sur le sentier des poètes de La Meilleraie-Tillay, en Vendée.

L'occasion de rencontrer les poètes présents (Franck Cottet, Luce Guilbaud, Gaston Herbreteau, Véronique Joyaux, Michel Lautru, Sèverine Mahé) pour un mini-salon du livre et de terminer la journée en chanson : "Que d'l'amour !" poèmes de Michel Lautru, "musiqués" par Christian Berjon, Karine et François Landaburu.

 

 

ypuenswok0lw29pg4k8lk5qw6tmv3z-org.png

 

(www.meilleraietillay)      Le long du Lay...

 

Sur le sentier des poètes
La Meilleraie-Tillay (Vendée)
Samedi 5 novembre 2011
15h - Promenade pour découvrir
les nouvelles bornes du sentier
Départ : bibliothèque municipale
16h 30 - Lectures, dédicaces,
rencontres avec les auteurs, mini
salon du livre
Bibliothèque municipale
21h - Que d’l’amour !
Salle de Moorea
Entrée gratuite à l’ensemble des animations.
Renseignements : 02 51 65 81 00
Dans le cadre du 20e anniversaire
de la Bibliothèque Municipale.

 

Dans le chemin


Dans le chemin de la Meilleraie,
J’ai vu un poirier qui donne des poires magiques,
Elles changent de couleur à chaque saison.

 

Dans le chemin de la Meilleraie,
J’ai entendu le chant magnifique d’un rouge-gorge
Qui remplissait mes oreilles.

 

Dans le chemin de la Meilleraie,
J’ai goûté les saveurs de l’automne :
Noisettes, poires, groseilles, noix et pommes.

 

Dans le chemin de la Meilleraie,
J’ai touché une bogue de châtaignier
Et je me suis piqué le doigt.

 

Dans le chemin de la Meilleraie,
J’ai senti une bonne odeur de pain grillé
Et je suis rentré chez moi pour le déguster.


Classe de CE1-CE2 - École Jeanne d’Arc
Atelier d’écriture animé par Jean-Claude Touzeil
borne7.

 

Le chemin des saisons


Un chemin où les pétales s’évadent au bout du monde
Un chemin où les oiseaux chantent
Un chemin où les cailloux bavardent
Un chemin où la reine des reinettes se promène

 

Un chemin de boutons d’or illuminé par le soleil
Un chemin éclairé de mille et une merveilles
Un chemin qui s’ouvre sur la mer
Un chemin où les amoureux s’embrassent main
dans la main

 

Un chemin où les champignons dansent
Un chemin où le vent balaye les feuilles
Un chemin gris comme le temps
Un chemin qui pleure sous la pluie

 

Un chemin tout noir en pleine journée
Un chemin de parfums oubliés
Un chemin où les flocons de neige s’égarent
Un chemin de rivières glacées
Un chemin qui s’arrête aux pays des merveilles…


Classe de CM1-CM2- École La Pierre Bleue
Atelier d’écriture animé par Jean-Claude Touzeil
borne8.

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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 05:04

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(paperblog.fr)

 

Pour fêter ça, deux trois photos signées Flora :

 

 

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 04:05

 

Remise du prix Joël Sadeler - ville de Ballon le samedi 22 octobre à 16 heures (mairie).

 

Le lauréat cette année est Philippe Quinta, pour son recueil Les jours sont fous, le temps itou, publié aux éditions de la Renarde Rouge.

 

  Deux extraits :

 

Prendre le temps

en flagrant délit
en cadence
au saut du lit


Prendre le temps

de le tuer
ou d'accepter
qu'il soit pressé


en somme
bien plus que nous le sommes

 

Philippe Quinta

 

Les deux temps

 

Il y a le temps qu'il fait

et le temps qui passe

 

Le temps qu'il fait passe aussi

Le temps qui passe ne s'en fait pas

mais nous défait

 

Philippe Quinta


Les amis de Donner à Voir seront là aussi pour fêter le lauréat... 

 

+ Un lien vers le blog de Phil :  ici.

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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 04:03

Au programme des "activités" poétiques ces prochains jours du côté des Yvelines :

- une croisière sur la Seine, du côté d'Andrésy (image : michelderuyck)

  2100133851.jpg

 

- une lecture dans une librairie de Mantes-la-Ville

(image : ruedeslivres)

 

- des animations avec les scolaires de Perdreauville pour aboutir à...

l'inauguration "officielle" de la Ronde des Poètes à Fontenay-Mauvoisin le samedi 8 octobre.

Tout cela s'inscrit, avec une multitude d'autres manifestations autour de la poésie dans le cadre de Poésyvelines 2011. (Voir le programme complet ici.)

PoésYvelines 2011

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 04:05

Dans les jours prochains, cap au sud :

- atelier d'écriture en Vendée, pour renouveler les poèmes du "sentier des poètes"

 

(retour-de-courses.skyrock.com)

 

et participation au salon du livre de Gaillac (Tarn), à l'intérieur de la magnifique abbaye Saint-Michel, en compagnie des amis poètes sarthois Alain (Boudet) et Yves (Barré).

(Des détails ici.)

 

Gaillac - Abbaye Saint-Michel

 

(www.lislesurtarn.info)

 


 


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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 04:05

Patrick Joquel, autre envoyé spécial* du blog biloba, nous a envoyé cette photo prise à Sète :

 

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* oui, nous avons plusieurs envoyés spéciaux...

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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 04:08

 

Vitrine à Bayeux (14), fin août... (photo : Flora)

 

 

 

SAM_4190.JPG

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