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5 mars 2021 5 05 /03 /mars /2021 05:00

Aujourd'hui, un coup d'oeil sur un livre de Thierry Roquet : "Ces souvenirs qu'on emporte..." récemment paru aux éditions Voix Tissées.

Voici quelques lignes pour vous le présenter :

-Thierry ROQUET : Ces souvenirs qu’on emporte..., éditions Voix Tissées.

Poésie intime, intimiste même par instants. La douleur de dire et celle de ne pas dire la souffrance de l’aimée. Trop ou trop peu. Pas facile de trouver son chemin de poète entre les deux. Il faut pour cela beaucoup de courage et une foi inébranlable en la poésie, pour ne pas dire en la vie, même si c’est parfois sur la pointe des pieds.

La vie, justement, qui continue malgré tout, la rugosité des jours, comme l’écrit Chantal Couliou dans sa préface. Le boulot, quand il y en a, pas vraiment épanouissant : .../… je n’ai pas la tête / à soulever ces colis trop lourds / comme la dernière fois / - 91 kilos et des brouettes dans chaque carton – / je n’ai pas la tête à supporter / leurs regards / leurs sourires / leurs insinuations leurs rapports .../… La responsabilité familiale : le papa se retrouve seul en compagnie de sa jeune enfant pour être celui qui comprend / être celui qui console / car / vois-tu / j’aimerais bien / être un bon père.../...

En refermant le livre de Thierry Roquet, un des derniers souvenirs qu’on emporte de ces confidences bien proches de celles d’un « Journal » c’est sans doute celui-là : Tu te regardes dans la glace / Tu grimaces / Tu n’aimes pas ton reflet / Moi je l’aime bien / Tu penses que c’est le reflet / de quelqu’un d’autre / qui appartiendrait au passé / et dont tu souhaiterais effacer le souvenir / alors tu éteins la lumière de la salle de bain / Ton reflet et le mien se confondent / à présent / dans la glace / Tu m’embrasses / « je nous trouve beaucoup plus mystérieux comme ça. »

(Tableau de couverture de Jo Hubert.

Livre dédié à Morgan Riet, à Saïda et Yseult.)

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2 mars 2021 2 02 /03 /mars /2021 05:00

Certains soirs, la lumière fait des merveilles en jouant avec les arbres...

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27 février 2021 6 27 /02 /février /2021 05:00

Aujourd'hui, un poème d'Aldo Palazzeschi, écrivain italien du siècle dernier. Participe un temps au mouvement futuriste, puis s'en éloigne par pacifisme. Romancier, poète, journaliste...

Rio Bo est un petit poème "de rien du tout" que je vous copie-colle en italien, puis en français.
Régalez-vous...

 

 Rio Bo

Tre casettine
dai tetti aguzzi,
un verde praticello,
un esiguo ruscello: Rio Bo,
un vigile cipresso.
Microscopico paese, è vero,
paese da nulla, ma però…
c’è sempre disopra una stella,
una grande, magnifica stella,
che a un dipresso…
occhieggia con la punta del cipresso
di Rio Bo.

Una stella innamorata!
Chi sa
se nemmeno ce l’ha
una grande città.

 

Aldo Palazzeschi

 

***

Trois maisonnettes
aux toits pointus,
un petit pré vert,
un ruisseau minuscule : le Rio Bo,
un cyprès en sentinelle.
Un pays microscopique, pas vrai ?
un pays de rien du tout, et pourtant,
au-dessus de lui il y a toujours une étoile,
une grande et magnifique étoile.
Elle joue de l'œil avec la pointe du cyprès
du Rio Bo.


Une étoile amoureuse ! Cela, peut-être,
même une grande ville ne l’a pas.

 

Aldo Palazzeschi

 

***

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24 février 2021 3 24 /02 /février /2021 05:00

Aujourd'hui, une chanson dite réaliste des années trente :

Marie Dubas : "Le tango stupéfiant", paroles et musique de Henri Cor, Philippe Olive et Ralph Carcel.

Chanson qui a connu de très nombreuses reprises (Les Charlots, Anaïs, Agnès Bihl, Ginette Duglu, etc.) dont une version en chinois peut-être ou en japonais, par ici :

https://www.youtube.com/watch?v=QM1SsB0dYeo

 

youtube

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21 février 2021 7 21 /02 /février /2021 05:00

Bon, c'est pas banal : on a reçu des nouvelles de l'ami Joël Sadeler vingt ans après sa disparition !...

Sous la forme d'un livre de poésie édité chez Donner à Voir : Grains de ciel, ouvrage illustré par Huguette Cormier. C'est un réel plaisir de retrouver sa "patte" fraternelle si longtemps après son départ...

Notons que cette publication de poèmes inédits jusqu'alors doit beaucoup au travail de Michèle (Sadeler) et de Michel (Lautru) qui ont sélectionné et rassemblé ces poèmes.

Patrick Joquel a écrit quelques mots, je vous les recopie :

Titre : Grains de ciel

Auteur : Joël Sadeler

Illustrations : Huguette Cormier

Éditeur : Donner à Voir

Année de parution : 2 021

vingt ans après sa disparition, retrouver Joël Sadeler est une joie émouvante. Le relire, l’entendre donner ses poèmes… Souvenirs de nos rencontres à la Suze/Sarthe, à Durcet, à Mouans-Sartoux.

Des poèmes courts. Avec ce zeste d’humour caractéristique de son écriture. Ses formules économiques et si justes :

« Lac

Eau verte des sapins

Eau grise des rochers

Vagues à crêtes de neige

 

Eau du lac

Écho de la montagne »

 

Une voix que les élèves avaient plaisir à lire : des poèmes à portée de tout lecteur mais dans le respect. Jamais rien de facile, ni de compromission avec le bêtifiant et du coup des poèmes qu’on peut lire jusqu’au bout. À tout âge et avec le sourire.

« J’aime l’hiver

Quand la terre gelée coquille

Comme le pain du boulanger

J’aime l’hiver

quand l’herbe croustille

Sous mes pieds

J’aime l’hiver

Quand le ciel tamise

La neige sur les prés »

 

ou bien

Les coquelicots

En départementales d’imprimerie

Sur le talus

Des champs

 

Tabliers d’herbes et de fleurs

Qu’un promeneur du printemps

Recopiera

-Façon Renoir-

Dans les plis

De sa mémoire »

Les illustrations d’Huguette Cormier sont colorées, joyeuses et donnent une main sautillante aux poèmes. Un petit carré savoureux à partager comme une glace.

« Avant la nuit

Le soleil-abricot

Fond

Comme une glace

Entre les doigts

De l’horizon »

 

http://www.donner-a-voir.net/

Patrick Joquel

www.patrick-joquel.com

 

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18 février 2021 4 18 /02 /février /2021 05:00

Ce petit billet est dédié à François Th., merci pour le souvenir d'enfance...

 

Bon, de quoi s'agit-il ?

Je passe rapidement sur le saint-émilion haut de gamme "Château Berliquet" dont les tarifs dépassent un peu mes potentialités actuelles... Et j'arrive avec un livre pour la jeunesse des années 50 dont le héros est un pantin en bois baptisé Berliquet...

Voici les références au cas bien improbable où vous le trouveriez chez un bouquiniste ou un soldeur :

Attilio CARPI : Berliquet, illustrations de Maraja, éditions Fabbri. (1958)

+ Un avis d'internaute : "C'est pas pour critiquer, mais je trouve que l'histoire de Berliquet s'inspire beaucoup de celle de Pinocchio." (Guiseppe Collodi, arrière-petit-fils de Carlo)

 

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15 février 2021 1 15 /02 /février /2021 05:00

Bon, le palmier s'enrhume, le perce-neige mérite bien son nom, le petit sapin s'invite, le givre dentelle, un oiseau passe, un chat aussi, voulez-vous un calisson ?, des traces de pneus demeurent énigmatiques, c'est encore Noël chez les oiseaux, un chardonneret s'illumine, un merle varie son menu, une mésange lévite, un rouge-gorge s'étonne devant la photographe, pas de doute, ô dame de la météo ! nous vivons sûrement ce que vous appelez joliment "un épisode neigeux" !...

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12 février 2021 5 12 /02 /février /2021 05:00

Sur le biloba, vous avez déjà fait connaissance avec Paola Pigani, pour son roman : Des orties et des hommes. Comme beaucoup d'autres, elle avait "démarré" en littérature par la poésie.

Extraits de Indovina, éditions La passe du vent :

 

Pour seuls témoins

Trois grues flirtent avec un arbre

Pour seuls témoins

les nuages

et ce vieil homme

dans son manteau crasseux

qui s'adresse à son chien

On n'a jamais connu

d'hiver aussi doux

tous les deux, hein ?

(Paola Pigani)

==========================

 

Le roi

Quatre CRS l'embarquent

dans un fauteuil roulant

ivre

il est enroulé dans un drap bleu ciel

ses jambes apparaissent sous le bleu

couleur de lèpre

le cortège traverse la gare de Perrache

déserte

à cette heure du soir

on n'entend que le grincement des roues

et les bottes des hommes

Le mendiant sur son trône

rit d'être seul en son royaume

(Paola Pigani)

==========================

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9 février 2021 2 09 /02 /février /2021 05:00

Bon, on l'avait repérée dans un champ proche de Bellou-en-Houlme...

Cette fois, elle n'était pas bien loin de la route, la photographe en a profité pour "mitrailler" (pacifiquement) la grande aigrette blanche, un concentré d'élégance et de beauté...

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5 février 2021 5 05 /02 /février /2021 05:00

Patrick (Joquel) m'a envoyé la photo d'une camionnette estampillée "Mathy". Comme vous l'ignorez sans doute, c'est le nom d'un fabricant de raviolis réputé; installé à Mougins, sur la côte d'azur...

En revanche, vous savez peut-être que Mathy est aussi le nom d'un poète d'aujourd'hui...

Quelques précisions : poète belge francophone, né au Congo, en 1956. Se partage actuellement entre la Belgique et Pouilly-sur-Loire. A publié quelques dizaines de recueils et reçu de nombreux prix littéraires, le dernier en date : le Mallarmé, en 2017, pour Veilleur d'instants (éditions l'herbe qui tremble.)

Pas trouvé de "raviolis" dans ses vers, dommage ! Qu'à cela ne tienne, je vous propose deux ou trois de ses poèmes :

 

Bribes de mots
cueillis aux alentour 

On les porte 
au-dedans de soi 

On fait silence 
pour écouter ce qu’ils disent 

Parfois
ils nous offrent un poème 

Quand nous le lisons
nous découvrons les alentours.

Bribes de mots
cueillis aux alentour 

On les porte 
au-dedans de soi 

On fait silence 
pour écouter ce qu’ils disent 

Parfois
ils nous offrent un poème 

Quand nous le lisons
nous découvrons les alentours.

Bribes de mots
cueillis aux alentour 

On les porte 
au-dedans de soi 

On fait silence 
pour écouter ce qu’ils disent 

Parfois
ils nous offrent un poème 

Quand nous le lisons
nous découvrons les alentours.

Où vont nos jours ? 
Où vont nos nuits ?

Où se retrouver, 
quand les jours sont 
des barques trouées, et que l’on est incapable 
de marcher sur les eaux ?

Nous avançons, 
le cœur en miettes.

Peut-être
faut-il l’offrir aux oiseaux, pour qu’avec leurs chants, 
revienne la lumière.

Parfois un ange nous traverse,
comme une absence,
un rire dont nous n’aurions perçu
que la transparence.

Un affluent nous a rejoint
au seul souci
de se mêler à notre eau.

Nous avançons plus forts,
sans même savoir que,
au plus profond de nous,
un visage
nous a fait don de disparaître.

(extrait de Veilleur d'instants)

 

================

La mousse apprivoise le bois,
Monte jusqu’aux branches,
S’abreuve à la lumière des feuilles,
Risque sa douceur
Sous le bec des oiseaux.

Les nids les plus doux
Sont toujours tissés
D’un peu de tendresse arrachée.

(extrait de l'atelier des saisons)

 

===========================

Bribes de mots

cueillis aux alentours

 

On les porte

au-dedans de soi

 

On fait silence

pour écouter ce qu'ils disent

 

Parfois

ils nous offrent un poème

 

Quand nous le lisons

nous découvrons les alentours.

 

(extrait de Veilleur d'instants)

 

===============================

Suite à une malencontreuse fausse manoeuvre, j'ai effacé plusieurs de vos commentaires ! Je vous prie de m'en excuser (platement).
Si votre bonté va jusqu'à les réécrire, je ne serai pas vexé, merci...

 

 

 

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