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13 mai 2008 2 13 /05 /mai /2008 04:32

Voilà. Nous avons / vous avez poétiquement erré sur le "chemin des poètes". Cela valait bien cette photo qui rassemble les "héros" et ""héroïnes" de cette édition 2008 à Durcet. (Merci à Marinette et à Yves pour l'iconographie.)
Avis aux randonneurs et autres visiteurs de passage : ce chemin est ouvert toute l'année... (et il ne pleut quand même pas tous les jours !...)

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11 mai 2008 7 11 /05 /mai /2008 04:57


Seizième (et dernière) balise : venu des Alpes en catimini imperméable d'un bleu particulièrement soutenu, Yves Artufel termine la série de l'édition 2008 du "chemin". Son poème "Perce-neige" préfigure la météo que nous aurons le lendemain...




            PERCE-NEIGE

 

Partir très près avec sa quarantaine

pique-niquer au fil du temps

sur la rive d’un minuscule ruisseau

un poème dans les dents

se dire qu’il fait beau

en pluie de banalité de dire

le bleu profond des gentianes printanières

l’endroit où reposent des morts

l’enneigement de nos amours

qui de fils éphémères en sillons brumeux

dansent dans les branches

mordent le vent

 

Yves ARTUFEL

 

(inédit )

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9 mai 2008 5 09 /05 /mai /2008 04:49

Balise 15 : la nuit tombe vite en avril...
Henri Chevignard est bien là pour lire son haïku...




Rester encore

Après le feu d’artifice

Pour les étoiles

 

Henri CHEVIGNARD

(Anthologie Ailleurs

20ème Printemps de Durcet

Cotcodi)


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8 mai 2008 4 08 /05 /mai /2008 04:34
A nouveau, entre deux balises du "chemin", un petit "Est-ce que" des familles...

Est-ce que, quand elle change de fuseau, la Belle au Bois Dormant supporte bien le décalage horaire ?

(images Internet : en haut, jolidco; en bas, medi-furst)

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7 mai 2008 3 07 /05 /mai /2008 04:39
Quatorzième balise, dans l'avenue du château... Peut-être que les arbres nous protègent un peu ou peut-être qu'il ne pleut plus...
Bref, Vinod Rughoonundun étant sous d'autres cieux "pour cause de poésie", c'est Claude (Ribouillault) qui s'y colle
en lisant un extrait de "...j'ai suivi l'oiseau..."




…/…

j’ai suivi l’oiseau qui m’avait dit ton nom

il était venu m’appeler alors que je somnolais

contre la paroi du jour

j’ai traversé le miroir grimpé les montagnes

pour les redescendre

et je te suis venu t’apportant une étoile d’émeraude

mon encens et ma myrrhe

Vinod RUGHOONUNDUN

(extrait de La saison des motséditions La Maison des Mécènes)

 




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5 mai 2008 1 05 /05 /mai /2008 04:18
Balise n° 13 : en l'absence de Jean-Pierre Nicol, retenu chez les Ch'tis, c'est Eric Sénécal, autre pilier du Printemps, qui lit "Où le chardon devient mésange..."


Où le chardon devient mésange

quelque chose du miracle de vivre

s’est mis doucement en chemin

avec le vent la rose et le lupin

avec ce bleu retenu par les mains

un matin de luzerne et de bonne aventure

simple comme l’été tendre comme le pain

et c’est ce bout d’espoir qui flambe

à l’horizon des blés et des corbeaux

quand la folie a semé ses mots

dans les blanches marges du poème

Jean-Pierre NICOL

(Entre l’oiseau et le vent

éditions Ecbolade )

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4 mai 2008 7 04 /05 /mai /2008 04:18


Un haïku "pondu" récemment, après un passage à Châtillon-en-Dunois (28).


Le TGV passe

Sur les flancs de ce village

Rue des chevaux maigres


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3 mai 2008 6 03 /05 /mai /2008 04:37
Balise n° 12 : on garde les impers au cas où...
Venu de Compiègne, Alain Leblond lit un extrait de Ouï... 



JAMAIS DE LA VIE

Jamais de la vie je n’irai revoir

Là-bas si j’y suis

Sur les chemins où s’encaisse l’enfance

Au bord des talus s’enfonçant perdue

Au cœur des lourds dimanches révolus

Où seuls les gris de la vie s’ingénient

À m’embrouiller tel un ciel piétiné

Jamais de la vie je ne pourrai croire

À l’impossible matière des jours

Modelés à coups de pieds dans la boue

À coups d’ennui qui me furent infinis

Jamais de la vie je n’y remettrai

L’épié

Alain LEBLOND

(extrait de Ouï)

(photo : Marinette)

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1 mai 2008 4 01 /05 /mai /2008 04:54

Balise n° 11 : Danielle Georges, hilare, commence à lire " il a pris ses jambes à son cou..."
Le temps s'arrange...

 

Il a pris ses jambes à son cou

Et a roulé sa bosse

Il a dévalé

Arrivé au bas de la pente

Il s'est remonté les bretelles

Il s'est mis sur ses deux jambes

Il a avalé des couleuvres, mais

Il était sur le chemin du bonheur.

Danielle GEORGES

(inédit)

(photo : Marinette)

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30 avril 2008 3 30 /04 /avril /2008 04:22
Entre deux balises toujours, une image d'actualité printanière...

On pense immédiatement à Prévert ( "Le vrai jardinier se découvre devant la pensée sauvage"), ou encore à Jean Giono dans "Que ma joie demeure"...

C'est une photo "sans trucage", prise dans la région de La Ferté-Macé, et envoyée par le "guetteur d'hirondelles" de Saint-Maurice. Merci à lui.

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