La vie des mots

Mardi 24 novembre 2009 2 24 /11 /2009 05:10

(Image Internet : civilizations.ca)

Aux trois quarts remplie d'eau ou de lait, c'est bien lourd une seille pour un petit bonhomme de 6 ou 7 ans !... Alors, il valait mieux prendre "l'oreille" à deux mains pour ne pas renverser.
Bien sûr, vous avez trouvé le sens de ce mot : il est venu directement du latin situla qui a donné "seau" en français et seille en normand.

Une citation, juste pour le plaisir : "Méfie-toi, Sidonie, Pâquerette m'a l'air ben nerveuse anui, faudrait pas qu'é nous donne un coup d'sabot dans la seille..." (Eugène Boudin, in Le ciel est par-dessus la vache, éditions  de l'horizon).


Note d'actualité qui n'a rien à voir :
Vous cherchez des livres pour Noël ? Allez donc voir ce qu'on vous propose ici : http://elbog.canalblog.com (article "autopromo").
Par Jean-Claude Touzeil - Publié dans : La vie des mots
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Mardi 27 octobre 2009 2 27 /10 /2009 05:06
Un mot de normand aujourd'hui : trémaine.
Sans photo, cela risque d'être difficile à trouver, alors en voici deux :



















(Images Internet : gauche, forum.femmeactuelle.fr
droite, fotocommunity.fr)




Voilà, la trémaine, c'est le trèfle* des champs, tout simplement. J'ai lu quelque part que les Wallons l'appellent "trinblaine".

En prime, je vous glisse une citation, pour une fois pas du tout apocryphe :
"La Blanche a mangé sa trémaine et je serai à vous dans une petite minute de temps." (Barbey d'Aurevilly, in L'ensorcelée.)


* à trois, quatre, voire sept feuilles
Par Jean-Claude Touzeil - Publié dans : La vie des mots
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Vendredi 25 septembre 2009 5 25 /09 /2009 05:46

(Image Internet : francaisedesjeux.com)

Du temps des Grecs, il n'était pas rare d'entendre une phrase comme :
"Calliope, où as-tu rangé mes phécases ?
" (Xénophane de Colophon)
ou encore : "Les nouvelles phécases de chez Nike n'arrivent pas à la cheville des vieilles phécases de chez Adidas." (Zénon d'Elée).


Voilà. Pour changer, j'ai commencé par les citations, ce qui vous permet d'aisément deviner que les phécases désignent les souliers blancs portés par les gymnasiarques et les prêtres. (Comme qui dirait les ancêtres des baskets ou des tennis.*)

* petite pancarte relevée récemment au marché de Briouze, à l'étal de la marchande de chaussettes : Nos tennis peuvent bouillir.
Par Jean-Claude Touzeil - Publié dans : La vie des mots
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Lundi 21 septembre 2009 1 21 /09 /2009 04:57
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Comme dit Machin, "on ferait des livres entiers avec tout ce que j'ignore...", par exemple le sens du mot d'aujourd'hui "malayâlam".
Ce tableau, (cf. Wikipédia) présente les principaux signes du malayâlam, une langue dravidienne proche du tamoul et parlée dans le Kerala, en Inde
, par (excusez du peu) environ 33 millions de personnes.
Voilà. Plutôt que de vous fabriquer une citation apocryphe comme d'habitude, je vous propose plutôt un extrait d'un poème de Koyamparambath Satchidanandan.
(Désolé de ne pas vous le transcrire avec les lettres de l'alphabet malayâlam, ce serait joli...)

Tu es une chute d'eau
Qui dévale les marches
Et moi un rocher gris dessous
Qui attend ta venue.
Danse au-dessus de moi,
Anime-moi,
Couvre-moi de verdure.
Répands-toi, laisse les poissons
Plus vifs que les regards
Nager sur ma tête.


           Koyamparambath Satchidanandan
                (Tant de vies - L'incomplet et autres poèmes
                               
traduction : Martine Chemana
                                            éditions Caractères 2002)

        

Par Jean-Claude Touzeil - Publié dans : La vie des mots
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Mercredi 26 août 2009 3 26 /08 /2009 05:15




























































(Images Internet : en haut, aliquid.free.fr, au milieu, ph-ludwigsburg.de, en bas, finallyover.com)

Alors voilà.
Dans mon enfance, j'ai souvent entendu le mot kroumirs que j'ai toujours trouvé très étrange, voire exotique... Renseignements pris, longtemps après, je peux vous révéler* les différents sens de ce mot.

Kroumirs (ou Khroumirs) désigne en premier les habitants de la Kroumirie, région montagneuse située au nord-ouest de la Tunisie.
Ensuite, époque coloniale oblige sans doute, le mot est devenu péjoratif pour qualifier en particulier les plus anciens (cf. l'expression "vieux kroumir(s)").
Enfin, kroumirs, ce sont aussi des chaussons de basane fins fins fins, très confortables et qu'on mettait avant d'enfiler les bottes...

Rien ne vaut une bonne citation :
"Si tu veux boire ton café chaud, va, mets tes kroumirs avec tes bottes, cours, vole et ramène-nous une bouteille de gaz, i vient juste de nous lâcher, l'salaud..."
(Pierrot Corvus, extrait de La vie quotidienne n'est pas rose tous les jours, éditions de l'escopette.)  


*un bon dictionnaire devrait vous confirmer ce que je raconte...
Par Jean-Claude Touzeil - Publié dans : La vie des mots
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