Dans la série poèmes qui auraient dû paraître sur le blog ouest-france, voici celui de Michel Besnier...
(Images Intenet : à gauche, oiselleriefs.ca; à droite : sitartmag.com)
Michel BESNIER
" Né en 1945 à Cherbourg, beau port de mer. Enfance dans un milieu maritime et rural, entre crabes et crapauds, colins et truites, crevettes et tritons. Hameau de gens modestes, ouvriers agricoles, sarcleuses…
Entré à l’École Normale d’Instituteurs de Saint-Lô, c’est là que je découvre, grâce à un professeur de français, René-Guy Cadou, Saint-Pol Roux et Rimbaud. Je commence à écrire des poèmes à l’âge de quinze ans. Venu plus tardivement au roman. J’ai été professeur de lettres dans un lycée parisien.
Un livre de poésie dite " jeunesse " paraîtra en octobre chez Motus, illustré par Henri Galeron, " Mon Kdi n’est pas un Kdo ". J’écris en ce moment un roman qui paraîtra en 2009. "
(Michel BESNIER)
Une abondante bibliographie, qui se partage entre ouvrages de poésie : Le rap des rats, Le verlan des oiseaux, Mes poules parlent (éditions Motus) et romans : Le bateau de mariage (Seuil), La roseraie (Poche), La messe des chiens, La vie de ma femme, Une maison n’est rien (Stock).
Un oiseau
qui mange
trop
de granulés
devient
gras
nul
et laid
(Le verlan des oiseaux - Motus - )

José MILLAS-MARTIN
(Cet article devait paraître sur le blog ouest-france...)
Né en Argentine en 1921, réside actuellement à Paris. D’abord compositeur typo dans ses jeunes années, puis imprimeur, il devient éditeur pendant vingt ans (éditions Millas-Martin). A travers la
revue " Io " et le prix François Villon, il a publié de très nombreux poètes comme Serge Brindeau, Jean Follain, Jean l’Anselme, Georges Jean, Jean Rousselot, Eugène Guillevic, Claude
Held, Robert Sabatier, etc. Ce n’est qu’après cette belle aventure éditoriale qu’il se décide à faire paraître son œuvre poétique.
Sa bibliographie est impressionnante, citons : " Nom, Prénom, Profession, Adresse " (éditions Saint-Germain des Prés – 1979), " Campagne " (éditions Sépia – 1991), " Trayecto - Trajet " (édition bilingue espagnol/français Sépia – 1995), " La part du quotidien, Argentina, Une trentaine d’années de poésie " (éditions Le Sémaphore – 1997), " De fond en comble " (éditions Le Sémaphore – 2005), etc.
JE SUIS LE
Je suis le Porte 104 Connais pas 2ème étage gauche Non à droite Je suis le Voyez bureau 112 ici Je suis le Voyez Dupont au fond du couloir Tout est vide Une porte s'ouvre Huissier porte 92 Pas ici Je suis le Voyez Durand C'est vide Porte s'ouvre Se referme On voit rien Corridor Subdivision A 8 Porte 69 Planton Allez Monsieur au 5ème Je suis le Connais N'insistez pas Au fond du vestibule Derrière quoi ? Nous mon ami on s'en fout Porte s'entrouvre sur rien Allez voir l'autre Descendez et montez Là-bas Je suis le Ah bon voyez porte 21 3ème étage Bâtiment D Section 3 Connais pas Je suis le
José MILLAS-MARTIN
(extrait de " Nom, Prénom, Profession, Adresse " - Saint-Germain des Prés -)
(Photo : Yves Barré)
Jeune octogénaire lisant...
ernet : lavoixdesmots.fr)ISABELLE GUIGOU
" Née à Sète, je vis dans le Jura, enseigne les lettres dans un collège ; j’ai publié des textes dans différentes revues et une dizaine de livrets ou livres depuis 2001. Les derniers parus sont Train aux éditions Donner à Voir (2005), Blocs-chaos-granit dans l’anthologie Triages 2005 (éditions Tarabuste), Instants des bas-champs aux éditions Soc et Foc (2007), Le parfum des pierres aveugles aux éditions Clarisse (2007), Cadastre, collectif poésie aux éditions Clarisse (2008).
À paraître prochainement en poésie : Brighton West Pier, aux éditions le chat qui tousse ; en livre-jeunesse : Plumes de vie (roman), aux éditions Le Verger des Hespérides, Si tu interroges les pierres (album), aux éditions de la Compagnie Créative. "
(Isabelle Guigou)
En léger décalage, ces plantes poussées sur la façade de la cathédrale ;
tu devines, à la forme découpée des feuilles, un jeune figuier enraciné dans les pierres. Tout est lieu habitable, quitte à éventrer les murs, quitte à rester petit, quitte à fleurir loin et seul, quitte à garder dans ses paumes ses fruits séchés.
Isabelle GUIGOU
(extrait de Le parfum des pierres aveugleséditions Clarisse)
Voilà ce qui devait être publié sur le blog ouest-france, dans la rubrique "le coin des poètes"... Faute de mieux, ce sera sur le "biloba"...
Comme je lui demandais quelques renseignements sur l'animal, en guise de réponse, il m'a envoyé le poème que voici :

Cuniculinaire
Incisif à perpétuité,
Le fauve en cage
Ronge , ronge,
Se ronge les sangs
en pensant, fatalement
à sa Bourgogne natale…
Déjà , je salive à la simple pensée
– sauvage ?-
D’une gibelotte ou d’un civet
Arrosé d’aligoté , de passe-tout-grain…
Est-ce ainsi que les hommes vivent …le lapin ?
(Images Internet : en haut, baike.baida.com, fruits du céphalotaxe; en bas, andyrutledge.com, le zelkova)
Aujourd'hui, un poème étonnant de Gérard Bialestowski qui joue uniquement avec le nom des arbres... C'est une manière de saluer ce poète, disparu voici presqu'un an.
On peut retrouver ce poème dans une anthologie arboricole, concoctée par Jean-Hugues Malineau et parue chez Actes/Sud.
AVEZ-VOUS VU…
- Avez-vous vu l’aliboufier
l’amélanchier
l’arbre aux concombres
l’aube et l’arolle
le bois puant
le bois de fer
le bouleau monarque
le cèdre du roi Guillaume
le céphalotaxe de Fortune
le chicot du Canada
le chikapin doré
le copalme de Chine
l’épicéa queue de tigre
l’eucalyptus des neiges
l’arbre à gutta-percha
le kalopanax
le plaqueminier de Virginie
le quassier des Indes
le tulépo noir
et le zelkova ?
- De A à Z
pas besoin d’aide
je rêve ceux que je ne connais pas.
Gérard BIALESTOWSKI
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Entre deux balises du "chemin des poètes", voici un poème écrit par une stagiaire dernièrement à Mantes-la-Ville... (Il est librement inspiré par les Echos d'Eugène Guillevic.)
Je n'ai pas d'idées,
disait le linge,
je sèche...
DANS L'ARBRE
T'es fou
Tire pas
C'est pas des corbeaux
C'est mes souliers
Je dors parfois dans les arbres
Paul Vincensini
(extrait de Je dors parfois dans les arbres
éditions Motus)
Note : ce livre vient juste de sortir, avec de magnifiques illustrations d'Henri Galeron.
