Poème

Mercredi 7 octobre 2009






















((Images Internet :
gauche, www.chamonixchalet.info
droite, bioutiful-photos.net)














Aujourd'hui, un poème repéré dans "Comme en poésie"*, la revue de Jean-Pierre Lesieur, l'infatigable militant et le généreux dénicheur...

(* Voir le lien quelque part sur l'écran.)

La bûche est dans le feu
Le vin est dans mon verre
Ma femme est au piano
La tartiflette au four

C'est du vieux chêne
Et c'est du vin nouveau
C'est du Ravel
Et c'est du reblochon

Pas de télévision
Pas d'ordinateur
Un crayon

      Jean-François LATASTE.
Par Jean-Claude Touzeil
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Samedi 5 septembre 2009


(Image Internet : www.meteoworld.com)

Aujourd'hui, un poème de Pierre Soletti, extrait de J'aurais voulu t'écrire un poème, paru en 2008 aux éditions Les Carnets du Dessert de Lune.

J'aurais voulu t'écrire un poème

dans la neige

J'aurais voulu t'écrire un poème

en plein coeur

J'aurais voulu t'écrire un poème

avec une exactitude
qui ferait trembler Richter
sur son échelle

                       (Pierre Soletti)
Par Jean-Claude Touzeil
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Jeudi 6 août 2009















(Image Internet : www.voyage-au-japon.fr)

Pour faire un clin d'oeil à Eric et Véronique qui se marient ces jours-ci, et leur souhaiter un max de bonheur, voici un poème extrait de Chant de la pierre tombale (éditions d'Aldébaran) :

ballade blanche
pour un phoque en peluche

le phoque en peluche
blanc a chu
au milieu de l'allée
la jeune fille
s'est levée son fétiche
est tombé
au milieu de l'allée
du salon piarra
du ferry rapide
liant nice l'île rousse

j'aurais pu me lever
interpeller la fille l'informer
mais assoupi
dans le salon piarra
du ferry pour la corse
comment identifier
la perte d'un jouet
au bruit vide
la chute d'une vie
d'enfant

la main très-bronzée
d'une femme bagues dorées
a saisi le phoque
son regard a cherché
dans les fauteuils l'enfant
mais ne l'a pas trouvé
l'a coincé
entre l'accoudoir et le bras
d'un plus très-jeune
homme assoupi

le phoque à cours d'été
a découvert le large la méditerranée
sous le comptoir du point
informations du ferry l'île rousse
nice parmi d'autres objets trouvés

envoi

la langue est rêche
graviers peut-être
sous la paupière
ce qui traverse la fenêtre
où vous épiez
la pluie
fine
et le crépuscule
avec le durcissement d'un gésier
en vous
quelque chose
un oeuf


                Eric Sénécal
Par Jean-Claude Touzeil
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Jeudi 23 juillet 2009












(Images Internet : à gauche, recitus.qc.ca et à droite, lachainemeteo.com)














                       PERPLEXITÉ

 

 

En sortant de sa cabane

le bûcheron se demande

s’il ne va pas neiger

 

Pas un nuage

le bûcheron regarde le thermomètre

il fait trente-trois degrés

 

Pas une brise

le bûcheron regarde le calendrier

on est le quatorze juillet

 

 

Pas un souffle

le bûcheron suce son index

et le tend vers le ciel

 

 

Le soleil fleurit

inondant la clairière

de ses étincelles

 

On ne saurait trop se méfier

le bûcheron se demande

s’il ne va pas neiger

 

 

                            Raymond QUENEAU

 

                                                       (Battre la campagne)

Par Jean-Claude Touzeil
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Mercredi 15 juillet 2009
Image Internet : www.lecolebuissonniere.org)

Aujourd'hui un poème - écrit par Tristan Félix - Philippe Blondeau, le tandem de la revue La Passe, - extrait de Coup double, récemment publié aux éditions Corps-Puce.

(L'image n'est pas en relation directe avec le poème,
c'est une représentation de Tristan Félix quand elle fait le clown... - et c'est souvent ! -)

Dans un quartier de fin de ville,
de fin de monde où l'on décroche
de gros lots de ciel par paquets,
les mots font la guerre :
on voit leurs masques
agacer aux clôtures quelque narrateur
tandis que le régisseur du vieux monde
organise sans faille l'apocalypse des signes.
On trie au triage
convois de cris, convois de feu;
suint de sueur au poil de la terre
guide le passant au chien qui veille.
Adieu,
bon vent,
derniers oiseaux.
Par Jean-Claude Touzeil
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