(Images Internet : à gauche, commons.wikimedia; à droite,
arboretumdesbarres.com)Vous pensiez, comme tout un chacun, que l'appellation "du Liban" était réservée au cèdre de son drapeau... Eh ! bien, non, il y a aussi le chêne du Liban (en latin Quercus libani).
Quelques caractéristiques : relativement petit (10 à 12 mètres dans son milieu naturel), port arrondi, se distingue par ses feuilles proches de celles du châtaignier, avec lesquelles on peut faire un "mulch", c'est-à-dire un paillis, qui a le mérite d'éloigner les vers et les limaces.
On le trouve dans de nombreux arboretums (arboreti ?), en particulier celui des Barres, dans le Loiret.
Par ici, nous en avons un exemplaire situé sur la commune des Tourailles (environ soixante habitants)...

(images Internet : à gauche, esveld;
à droite, balliol.ox.ac.uk)
Remarquable toute l'année, le chêne écarlate est splendide en automne... Son petit nom latin est quercus coccinea (à rapprocher de la coccinelle ?). Il nous vient
d'Amérique du Nord, mais fut introduit en Europe dès le XVI° siècle. De croissance relativement rapide, il peut atteindre 20 mètres.
C'est évidemment un arbre d'ornement qu'on peut voir à l'arboretum de Chèvreloup (région parisienne), mais aussi chez nous, à Durcet...
(Images Internet : à gauche, grownative.org; à droite, nzplantpics.com)
C'est un américain qu'on a introduit en Europe au XVII° siècle, essentiellement comme arbre d'ornement. ( forte coloration rouge des feuilles en automne).
Son nom laisse penser qu'il aime les terrains plutôt humides, mais ce n'est pas exclusif. Les Américains l'appellent Pine Oak, c'est à dire chêne à épingles, en référence à ses feuilles marcescentes qui, une fois mortes, restent sur l'arbre et le font ressembler à un écouvillon... (cf. Guide des arbres - Sélection du Reader's digest).
Dans notre arboretum "éclaté", vous en trouverez un à la maison de l'eau et de la rivière, à Ségrie-Fontaine et une variété naine à La Carneille.



Pour prolonger l'article précédent et pour illustrer le propos, voici
deux ou trois photos prises par Martine ou Marina en mars dernier...
(image Internet : pagesperso-orange)
C'est un arbre "remarquable" et remarqué... Une pancarte indique "Ifs millénaires de La Lande-Patry" (à quelques kilomètres de Flers, dans l'Orne.)
La caractéristique de ces deux géants qui, dit la légende, auraient vu les soldats de Charlemagne y tailler leurs arcs, est que leurs troncs sont creux. On peut donc y entrer et s'y cacher à
loisir.
Bien avant que le livre des records ne soit inventé, un jour, quarante-trois personnes y ont pris place !... Le curé y disait quelquefois la messe !... (Oui, l'église est juste à côté.)
Des Chouans y auraient trouvé refuge également...
Ce qui est sûr et attesté dans les chroniques, c'est qu'un barbier y tenait échoppe le dimanche matin après l'office et qu'il "rasait ses pratiques."
Si vous voulez briller en société, je peux même vous révéler qu'il s'appelait le père Houvet... (J'ai bien connu sa fille que j'avais baptisée Azette et dont je tiens le "scoop"...)
Combien de tours de vélo avons-nous fait autour de ces ancêtres au moment de la "retraite" de communion ?...
Dans la région, si vous voulez en voir un beau specimen, allez faire un tour à Taillebois (Orne).
(images
Internet : en haut, valnerinaonline; en bas : unex.es)
Nous revoilà avec une autre variété de chêne, le pyrénéen, dit encore chêne tauzin, ou chêne doux. Comme son nom le laisse entendre, c'est un arbre d'altitude, abondant en Espagne et dans le sud-ouest de la France, particulièrement dans le pays basque où on l'élève en "tétard".
Très sensible à l'oïdium,
il a tendance à coloniser l'espace grâce à ses racines drageonnantes...
Les jeunes pousses, d'un "blanc argent lavé de pourpre" sont très photogéniques.
Par chez nous, on peut en trouver un beau specimen au "Chant des cailloux"...
