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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 05:08

Aujourd'hui, un poème de Zéno Bianu,

déniché dans le Calendrier francophone 2011 (Alhambra Publishing) :

 

SEPT HAÏKUS

 

La nuit m'écoute -

on dirait

qu'elle me comprend

 

***

 

Attentif attentif -

au centre même

du vivant

 

***

 

Les cerisiers flamboient -

je laisse

mon vêtement de deuil

 

***

 

L'oreille contre l'écorce -

j'écoute frémir

la création

 

***

 

Dans l'oeil

de mon cyclone -

un instant d'infini

 

***

 

Brume de thé vert

tout ce qui vit

danse vers la mort

 

***

 

J'oublie l'hiver du coeur -

j'entre

dans la cinquième saison

 

Zéno Biénu

 

Zéno Biénu :  poète contemporain, très prolifique...

 

 

(Image Internet : babelio.com)

 

AVT2_Bianu_4013.jpg

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commentaires

L


Coucou Jean-Claude !


belle sélection de haïkus... une question : est-ce que ce sont des créations de Zéno Bianu ou ses traductions de haïkus japonais ? certains, je les trouve très proches de l'essence japonaise
(Issa, voire Santôka)...


Sinon, euh, comment te dire... le poète sur la photo, ce n'est pas Zéno Bianu, mais André Velter !


bises ;o)



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J


Bonjour Lydia,


Merci pour ton intervention, cela m'a permis de rectifier pour la photo !...


Pour répondre à ta question, la source (Calendrier francophone 2011) ne nous renseigne pas à ce sujet. Dommage !...



L


beaucoup de profondeurs ces haikus...



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J


Merci pour lui... A bientôt sur les écrans...



L


Pour Phil : j'avais compris ton jeu de mots mais j'ai cependant craint que tu veuilles par là dénigrer la forme du haïku. Je me suis trompée parce que tu en parles très bien. Dont acte.
Cordialement.



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J


Si je dérange, vous le dites...


(Léonie, va donc faire un tour chez Phil, ici.)



Q


Ce n'était pas ironique, Leonie...pour moi le zéro bien nu (jeu de mot, évidemment ! que Zéro Bianu me pardonne, je n'ai rien contre ce poète) est une façon de célébrer le silence et le vide


propre au haiku... quand on écrit, même bref, on risque toujours d'être mal lu par au moins 50 pour cent de gens...


amicalement


 


 


Phil



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J


Ah ! j'l'avais bien dit à Léonie que tu allais lui répondre...



L


Phil ne sait pas lire : ce n'est pas Zéro, mais Zéno ! En voilà un qui n'aime pas les haïkus, niveau zéro de la poésie, sans doute ?



Répondre
J


Je crois que Phil s'apprête à te répondre lui-même...