Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 05:10

Merci à Claude Vougeot qui m'a "soufflé" cette idée de billet...

 

Caen, c'est la ville de François de Malherbe, poète du XVI/XVIIème siècle, celle du stade du même nom, d'une équipe de foot qui monte et qui descend et enfin celle des transports Malherbe.

 

malherbe1.jpgmalherbe.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(d.hauchard.free.fr)                                                                                                                                                                   (sdr-sys.com)

 

Pas trouvé de poèmes sur les gros camions dans l'oeuvre de Malherbe, en revanche de nombreux écrits concernant les transports, amoureux bien sûr :

Beauté de qui la grâce ...

Beauté de qui la grâce étonne la nature,
Il faut donc que je cède à l'injure du sort,
Que je vous abandonne, et loin de votre port
M'en aille au gré du vent suivre mon aventure.

Il n'est ennui si grand que celui que j'endure :
Et la seule raison qui m'empêche la mort,
C'est le doute que j'ai que ce dernier effort
Ne fût mal employé pour une âme si dure.

Caliste, où pensez-vous ? qu'avez-vous entrepris ?
Vous résoudrez-vous point à borner ce mépris,
Qui de ma patience indignement se joue ?

Mais, ô de mon erreur l'étrange nouveauté,
Je vous souhaite douce, et toutefois j'avoue
Que je dois mon salut à votre cruauté.

 

          François de Malherbe.

 

Pour l'anecdote, signalons également la parole historique prononcée par le Sieur Boileau à l'arrivée de son déménagement (assuré par la maison caennaise) :

"Enfin, Malherbe vint, et le premier en France.."

Partager cet article

Repost0

commentaires

A
Je n'ai pas changé d'avis à propos de Malherbe mais j'ai honte de ma confusion entre Rouen et Caen.
Ce que dit Pakti à propos de mon commentaire ne me paraît guère flatteur mais j'ai un peu de mal à comprendre son propos... Passez de bonnes vacances, là-bas à Durcet. Bel été.
Répondre
T
Tu étais juste un peu en avance sur la réunification des deux Normandie(s)...

Bonnes "vacances" à toi aussi !... (On attend les petiots d'ici peu...)
P
j'aime Malherbe je ne le trouve pas "froid" ni "sec" comme on le dit parfois
c'est très sonore et sensoriel au contraire, il disait qu'un poète qui a réussi un bon sonnet mérite 10 ans de repos il plaçait la barre très haut!
https://www.youtube.com/watch?v=L-yi0r_7cOw
Répondre
T
Merci pour ce commentaire, Pakti, et pour le lien...

Je crois que Léonie, alias Anne, a répondu un peu plus loin...

(Je trouve cet échange de commentaires deux ans après, très réjouissant...)
P
ce que dit Léonie est vraiment la leçon scolaire vivement le XXIe siècle! :)
L


Les Rouennais ne devraient pas se vanter d'avoir pour concitoyen ce pisse-vinagre de Malherbe, ce flic de la langue savoureuse de tous les poètes qui l'ont précédé !!


Il n'y a pas de quoi être fier !



Répondre
J


Tiens, Léonie est revenue de voyage...


"Pisse-vinaigre", c'est pas mal vu... En revanche, Malherbe est natif de Caen, pas de Rouen...



J


Sans vouloir être trop pédant, il est bon de rappeler que la fameuse sentence de Boileau fut depuis rectifiée, par Théodore de Banville il me semble ; et devint :


Malherbe vint, et que la Poésie,
En le voyant arriver, s’en alla.


Cette construction audacieuse au milieu de la première ligne de la citation anticipe évidemment sur les audaces linguistiques à venir de Djonny Holiday  ...



Répondre
J


Précision capitale, monsieur Bonnange, merci.


Si je comprends bien, Théodore est à ranger dans la case "plagiaire par anticipation"...



C


vu les deux photos présentées, la question reste en suspens (à ce stade, évidemment) :


Malherbe avait-il un gros cul ?



Répondre
J


Excellente question (!) à laquelle on peut répondre par l'affirmative. En Normandie, il y a souvent de la flotte...