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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 04:10

 

Balise numéro 9 :

après quelques centaines de mètres bitumés sur la petite route de la Sansonnière, un peu fatigués mine de rien, nous nous engageons dans le chemin du Faubourg pour nous arrêter en face d'une petite pièce d'eau.

Jean-Jacques Dabla, poète de la Mayenne, nous lit son poème :

 

                           - 9 -

 

Dedans ma mémoire

Brille

Comme diamant

Une enfance

Bleue

 

Et des cris-feux-de-joie

Et de petits petits chagrins d’ombres-

                                       dessus-l’azur

À la porte de mon oreille battent

Battent comme des tambours de fête

 

Dedans ma mémoire

Bleue

Dort une enfance

Rose

À goût de miel

Et de mangues de maraudage.


Jean-Jacques S.Dabla

 (Ciels de Vertiges,

          éditions Corlet)

 

09dabla

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(photo : Michel,

dessin : Clo')

chemin10-09

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commentaires

M


Je me souviens bien de la lecture savoureuse qu'il en fit.



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J


Merci, Morgan, de ton témoignage...


Je crois que ce moment où l'auteur lui-même lit le poème qu'il a écrit devant "sa" balise, est un moment absolument unique et irremplaçable...



M


En ce moment, j'ai l'impression d'être toujours en maraudage chez toi...



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J


C'est assez juste, encore qu'on essaie, quand même, de partager ces moments de poésie avec tout le monde...



Q


mangues de maraudage...


un titre qui vaut bien un haiku à lui tout seul !


 


 


Phil



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J


Avis de connaisseur... (En tout cas, l'image est belle et évocatrice.)



Y


Le maraudage est une pratique universelle : il n'y a que les pommes qui diffèrent.



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J


C'est ce qui fait que les hommes sont frères...



F


C'est sûr, la Mayenne est réputée pour ses manguiers...tout comme Durcet-Plage l'est pour ses palétuviers!


Mon coeur joue du balafon et s'émeut à la lecture de ce magnifique poème.Merci Jean-Jacques pour ce voyage.



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J


Tu joues sur les mots car tu sais bien que chaque poète - chaque homme - porte en lui ses racines et que celles de notre "Kofi de la Mayenne" (!) poussent jusqu'au Togo...


Allez, tu te rattrapes bien avec la deuxième partie de ton commentaire...