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10 mai 2009 7 10 /05 /mai /2009 04:43


Balise n° 6, in situ, Jean-Hugues dans un coude de la Gine :

6-


Nombril des mondes

J'écoute la chanson
de la rivière sur les cailloux
une main dans l'eau qui va
une main dans l'herbe
un œil dans les nuages
un pied sur terre
un pied contre l'écorce d'un jeune saule
une épaule dans le soleil
et
dans un coude de la rivière
une oreille aux pinsons
une oreille aux murmures de l'eau
une narine dans la menthe fraîche
les reins dans la mousse
je suis
le nombril des mondes.


          Jean-Hugues MALINEAU
             (De mémoire de petit garçon

                              - Lo Païs d'Enfance)

 

 

Note : pendant quelques jours, il y aura sans doute un peu de mou dans les réponses à vos commentaires car je serai cette semaine à Chalon-sur-Saône...

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commentaires

C
Faut être ête comme l'homme l'est si souventPour dire des choses aussi bêtesQue bête comme se pieds ou gai comme un pinsonLe pinson n'est pas gaiIl est seulement gai qaund il est gaiEt triste quand il est triste ou ni gai ni tristeEst-ce qu'on sait ce que c'est un pinsonD'ailleurs il ne s'appelle pas réellement comme çaC'est l'homme qui a appelé cet oiseau comme çaPinson pinson pinson pinson(Jacques Prévert,  "Dans ma maison", faut-il le rappeler ?)
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J

Merci, Cécile, rebondir avec Prévert, voilà qui est un gage de forme !...


Y
Un saule pleureur ! – Ah oui... bien sûr, a dit Jacqueline.** Ai-je besoin de préciser que cette citation est rigoureusement authentique ?
Répondre
J

On s'en doutait un peu, mais la précision ajoute un zeste de véracité...


A
....L'eau de la rivière a tant lavé son litQue même la lumière glisse Sur l'onde lisseEt vient frapper au fond les rochers noirs....(TZARA)
Répondre
J

Merci, André, pour ce rebond bienvenu...